La pénétration du platelage de toit (ou du mur) par le conduit d'échappement d'un groupe électrogène constitue une source de chaleur et d'inflammation pour tous les matériaux combustibles à proximité.
Un feu a pris naissance dans l'édifice fédéral situer au 715, rue Peel, à Montréal, aux environs de 13h30, le vendredi 21 décembre 2001. Le feu s'est déclaré dans le platelage du toit en bois qui avait été installé au-dessus du platelage de toit en béton du septième et dernier étage de cet édifice. Selon les premières estimations, les pertes s'élèveraient à près de 1,3 million de dollars. L'incendie a été causé par le conduit d'échappement du groupe électrogène de secours, qui avait été installé avec un dégagement inférieur à 75 mm (3 po) par rapport au platelage de toit combustible.
Au cours des dernières années, d'autres feux similaires sont survenus, certains causant des dommages considérables. Leur cause commune était la présence d'un conduit d'échappement de groupe électrogène installé trop près de matériaux combustibles.
Le problème peut passer inaperçu pendant un certain temps puisque l'essai mensuel obligatoire est souvent trop court (1 heure) pour que le système d'échappement atteigne sa température maximale de service : 538 °C, (1000 °F). Lorsque le moteur tourne pendant plus longtemps, le conduit s'échauffe jusqu'à sa température maximale de service et peut allumer les matières combustibles à proximité. (La plupart des incendies signalés sont survenus au cours de longues pannes de courant ou d'essais de charge prolongés.)
Un autre problème avec ce genre d'installation tient au fait que le bois est pyrolysé par son exposition répétée à la chaleur des essais mensuels, ce qui abaisse sa température d'inflammation et augmente les risques d'incendie.
Le présent Bulletin vise à aider les gestionnaires et gardiens de biens immobiliers à vérifier l'installation du conduit d'échappement de leurs groupes électrogènes d'urgence et de secours.
Les gestionnaires et gardiens de biens immobiliers devraient inspecter chacun de leurs groupes électrogènes et de leurs motopompes d'incendie pour s'assurer que le conduit d'échappement est à au moins 230 mm (9 po) de toute matière combustible. Les matières combustibles peuvent inclure (sans toutefois s'y limiter) les suivantes : ossature de bois, enceintes de bois, feutres de couverture, goudron, isolant, rapiéçages de couverture et d'autres matériaux de construction.
Les dégagements susmentionnés peuvent être réduits pour les ensembles calorifugés certifiés pour des dégagements inférieurs.
L'installation privilégiée serait de faire passer le conduit à travers un mur incombustible jusqu'à l'extérieur et de le fixer à la paroi du bâtiment au moyen de supports métalliques.
De plus, un programme de contrôle de gestion devrait être institué pour s'assurer qu'aucun travail effectué sur le toit ou sur le groupe électrogène ne modifie la situation.
Une formation adéquate et des consignes claires au personnel d'exploitation et d'entretien devraient permettre une surveillance continue et prévoir la tenue de registres corporatifs appropriés pour s'assurer qu'aucun changement ou ajout éventuel ne réduira cette séparation de résistance au feu.
FSi vous désirez obtenir de l'aide ou plus de renseignements afin de déterminer si une installation répond aux critères établis, veuillez communiquer avec notre bureau régional le plus proche.