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Les résultats de votre analyse de l’effectif donnent une répartition détaillée du niveau de représentation des quatre groupes désignés dans votre milieu de travail. Si une sous-représentation a été constatée, l’étape suivante du processus d’équité en matière d’emploi consiste à réaliser une étude des systèmes d’emploi ayant pour but de déceler les obstacles qui contribuent aux écarts.
Les résultats de votre étude des systèmes d’emploi permettront à votre entreprise de constituer une base raisonnable pour élaborer un plan d’action d’équité en matière d’emploi qui, s’il est mis en œuvre avec tous les efforts raisonnables, se traduira par des progrès raisonnables en vue d’une pleine représentation.
L’étude des systèmes d’emploi vise cinq objectifs :
Les données tirées de votre analyse de l’effectif (p. ex., les écarts de représentation) servent à orienter votre étude sur tous les systèmes des ressources humaines et l’ensemble des politiques et pratiques qui peuvent causer une sous-représentation. Si votre analyse de l’effectif révèle des secteurs où il y a une surreprésentation d’un groupe désigné en particulier, utilisez ces données pour améliorer la représentation dans les secteurs où des écarts ont été révélés.
Dans cette section, vous utiliserez des données recueillies au cours de votre analyse des données sur la mobilité et de votre analyse de la concentration, le cas échéant, de sorte que votre étude puisse porter sur les secteurs problématiques et les systèmes d’emploi particuliers. Par exemple, si votre analyse des données sur la mobilité révèle que le recrutement est faible pour un groupe désigné en particulier, et que le nombre de cessations de fonctions ne pose pas de problème, alors le recrutement et la sélection pourraient être les systèmes qui nécessitent l’étude la plus détaillée.
Objectif de l’étude des systèmes d’emploi
Le principal objectif de l’étude des systèmes d’emploi consiste à fournir une explication raisonnable pour tout écart important de représentation révélé par l’analyse de l’effectif. Très peu d’études des systèmes d’emploi permettent de déceler tous les obstacles et, bien souvent, il n’existe pas d’obstacles clairs et précis qui puissent expliquer un écart rapidement et entièrement. Ce sera parfois un certain nombre de politiques et de pratiques fonctionnant ensemble qui contribueront à créer ou à maintenir les écarts.
Les recommandations qui sont formulées à la suite de l’étude des systèmes d’emploi mèneront, si elles sont mises en œuvre avec des efforts raisonnables, à des progrès raisonnables en vue de combler les écarts de représentation durant la période visée par le plan d’équité en matière d’emploi.
En suivant les instructions fournies dans la présente étape, intitulée « Étude des systèmes d’emploi », votre entreprise réalisera une étude qui répond aux exigences du Programme de contrats fédéraux. Les outils et modèles fournis aux annexes 2D à 2H à la fin du présent guide vous aideront à accomplir cette tâche.
La section qui suit énonce le contexte et fournit des renseignements récapitulatifs sur l’étude des systèmes d’emploi. Vous y trouverez :
En tant qu’entreprise réalisant l’équité en matière d’emploi dans son milieu de travail, vous devez effectuer une étude des systèmes d’emploi en vertu de la Loi sur l’équité en matière d’emploi, du Règlement sur l’équité en matière d’emploi et des exigences du Programme de contrats fédéraux.
Selon l’alinéa 9(1)b) de la Loi sur l’équité en matière d’emploi, les employeurs doivent réaliser une étude de leurs systèmes, de leurs politiques et de leurs pratiques d’emploi afin d’établir si ceux ci présentent des obstacles à l’emploi pour les membres des groupes désignés.
Selon l’article 8 du Règlement, les employeurs doivent effectuer une étude de leurs systèmes, de leurs politiques et de leurs pratiques d’emploi afin de déterminer si ceux-ci constituent un obstacle à l’emploi des personnes faisant partie des membres des groupes désignés.
Aux termes du paragraphe 9(1), les employeurs doivent examiner l’incidence de leurs systèmes d’emploi sur les aspects suivants :
Aux termes du paragraphe 9(2), les employeurs doivent examiner périodiquement tout système ainsi que toute politique ou pratique d’emploi mis en œuvre après l’étude des systèmes d’emploi initiale.
L’exigence 5 du Programme précise les obligations qui s’appliquent à une étude des systèmes d’emploi. À titre d’employeur, vous devez respecter ces obligations en faisant ce qui suit :
Maintenant que vous comprenez vos obligations en vertu des dispositions législatives pertinentes, veuillez prendre note des trois points clés dont vous devez tenir compte lorsque vous réalisez votre étude des systèmes d’emploi.
Tout comme dans le cadre des étapes précédentes du processus de mise en œuvre, il est essentiel de mettre l’accent sur la communication, la consultation et la tenue de dossiers pour qu’une étude des systèmes d’emploi soit fructueuse. Ces éléments renforcent les engagements de votre entreprise et contribuent à améliorer la transparence et l’obligation de rendre compte.
Le fait de communiquer régulièrement avec les employés, gestionnaires, agents négociateurs et représentants des employés favorise un contexte de travail axé sur la compréhension, l’engagement et le soutien qui contribue au succès de l’étude des systèmes d’emploi de votre entreprise.
Il faut diffuser, à tout le moins, une première communication pour annoncer le début de l’étude et une autre pour faire part des résultats obtenus.
Il est très important de consulter les employés, leurs représentants, les gestionnaires et les agents négociateurs au cours de votre étude des systèmes d’emploi. Les renseignements recueillis dans le cadre de ces consultations vous aideront à répertorier les politiques, les pratiques et les attitudes au sein de votre entreprise. Vous aurez ainsi une image claire et précise des obstacles présents dans votre milieu de travail et de leur incidence sur les candidats et sur les employés qui sont membres d’un groupe désigné.
Nous vous encourageons à réaliser des entrevues et des sondages ou à mettre sur pied des groupes de discussion afin de mieux comprendre l’incidence des politiques et des pratiques internes sur votre effectif.
Il est également important d’assurer une tenue appropriée des dossiers sur la démarche, étape par étape, que votre entreprise a suivie pour réaliser l’étude des systèmes d’emploi. La tenue de dossiers sous forme électronique ou de document papier du processus vous permettra de revoir l’étude des systèmes d’emploi et de révéler les erreurs possibles. Ces dossiers pourront également servir à justifier une marche à suivre correcte lorsque vous ferez l’objet d’une vérification de conformité. Il existe de nombreux modèles et tableaux qui vous aideront à tenir ces dossiers.
Le présent guide vous propose un certain nombre d’outils et de modèles pour vous aider à effectuer l’étude des systèmes d’emploi.
Outils
Modèles
Lorsque vous réalisez une étude des systèmes d’emploi, vous devez examiner toutes les politiques et pratiques officielles et non officielles qui se rapportent aux systèmes d’emploi suivants :
Vous trouverez à l’annexe 2G un outil de diagnostic qui vous aidera à examiner ces politiques et pratiques officielles et non officielles et à déterminer si elles ont des effets défavorables ou si elles sont légales, uniformes, valides et de nature accommodante.
Vous devez également examiner de quelle façon les attitudes et la culture organisationnelle sont susceptibles de créer des obstacles à l’emploi ou un milieu de travail discriminatoire. Pour ce faire, vous devez consulter diverses personnes touchées par les politiques et pratiques, par exemple, des employés (qu’ils soient membres ou non de groupes désignés), des cadres supérieurs, des superviseurs, des agents négociateurs, des représentants des employés et des employés des ressources humaines.
À mesure que progresse l’étude des systèmes d’emploi, vous devez inscrire vos constatations dans le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi, que vous trouverez à l’annexe 2E.
Voici les renseignements nécessaires pour remplir ce tableau :
Vous devez inclure le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi au rapport sommaire de l’étude des systèmes d’emploi de votre entreprise à la fin de cette étape.
Vous trouverez des instructions détaillées sur la réalisation de ce rapport aux tâches C à G.
Après avoir terminé l’étude des systèmes d’emploi de l’étape 2, vous aurez fait ce qui suit :
Tâche A - Établir une méthodologie pour l’étude des systèmes d’emploi
Décider qui jouera un rôle dans le cadre de l’étude des systèmes d’emploi de l’entreprise. Un certain nombre de choix s’offrent à vous; néanmoins, il faut insister sur le fait que, généralement, une personne ne peut pas accomplir cette tâche toute seule.
Créer une stratégie de communication afin d’informer les employés, la direction, les agents négociateurs et les représentants des employés de l’étude des systèmes d’emploi et de faire appel à leur coopération et à leurs suggestions.
Tâche B - Revoir les résultats de l’analyse de l’effectif, de l’analyse des données sur la mobilité et de l’analyse de la concentration
Revoir les résultats de l’analyse de l’effectif, en particulier des écarts de représentation importants des groupes désignés, pour orienter l’étude des systèmes d’emploi. Vous examinerez également à cette étape-ci les résultats de votre analyse des données sur la mobilité et de votre analyse de la concentration, le cas échéant.
Tâche C - Cerner tous les systèmes et toutes les politiques et pratiques pertinents
Répertorier toutes les politiques et pratiques officielles et non officielles relatives aux ressources humaines en général, ainsi qu’à chacune des catégories professionnelles où une sous représentation a été constatée. Cela signifie qu’il faut d’abord déterminer et documenter comment ces fonctions sont effectuées en réalité. Il faut aussi examiner les attitudes et la culture organisationnelle, qui peuvent avoir une incidence sur les groupes désignés.
Les politiques, les pratiques, les attitudes et tous les éléments de la culture organisationnelle, qu’ils soient officiels ou non, doivent tous figurer dans le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi et dans le rapport sommaire.
Tâche D - Revoir les politiques, les pratiques, les attitudes et la culture organisationnelle pour repérer les effets défavorables
Établir, pour chaque système, politique et pratique (officielles et non officielles) s’ils ont des effets défavorables sur les groupes désignés. Si c’est le cas, il faut établir :
À la fin de cette tâche, il faut inscrire les obstacles décelés dans le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi, et décrire pourquoi ces politiques et pratiques ont été jugées comme étant des obstacles à l’emploi.
Tâche E - Formuler des recommandations pour supprimer les obstacles
On incite votre organisation à formuler et à consigner des recommandations concernant l’élimination de chacun des obstacles. Ces recommandations doivent prévoir des échéanciers pour l’élimination des obstacles et désigner le gestionnaire responsable. Il faut aussi inscrire ces renseignements dans le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi.
Tâche F - Concevoir un processus pour examiner les nouvelles politiques et pratiques
Concevoir un processus afin de veiller à ce que les nouvelles politiques et pratiques soient examinées pour s’assurer qu’elles n’ont pas d’effets défavorables sur les groupes désignés.
Tâche G - Rédiger un rapport sommaire sur l’étude des systèmes d’emploi et communiquer les résultats
Préparer un rapport sommaire sur l’étude des systèmes d’emploi (similaire au rapport sommaire sur l’analyse de l’effectif) qui comprend une introduction et une description de la méthodologie, ainsi que les résultats obtenus, les recommandations formulées et les conclusions. Il faut diffuser les résultats de l’étude des systèmes d’emploi aux employés, aux gestionnaires, aux agents négociateurs et aux représentants des employés.
Selon la taille et l’étendue de votre entreprise, il existe un certain nombre d’options pour structurer votre étude des systèmes d’emploi. Notez qu’une telle étude ne peut pas être réalisée par une seule personne; il est important que plusieurs personnes y prennent part afin que les points de vue, les avis et les suggestions de ceux qui sont directement touchés par les politiques et pratiques officielles et non officielles, les attitudes et la culture organisationnelle soient reflétés dans l’étude, et ce, pendant tout le processus. Néanmoins, une personne doit être tenue de veiller à ce que l’étude des systèmes d’emploi se fasse conformément aux exigences et aux échéanciers.
Après avoir terminé la tâche A, vous aurez fait ce qui suit :
L’étude des systèmes d’emploi doit être dirigée par un spécialiste des ressources humaines de votre entreprise ayant une connaissance approfondie de vos systèmes d’emploi. Ce spécialiste peut être appuyé dans sa démarche par :
Peu importe de quelle façon vous choisissez de réaliser l’étude de ses systèmes d’emploi, il est extrêmement important de toujours veiller à ce que les employés, gestionnaires, agents négociateurs et représentants des employés aient amplement l’occasion de prendre part au processus. Ceux qui travaillent dans différents secteurs au sein de votre effectif peuvent être en mesure de vous sensibiliser aux différentes façons dont les politiques et pratiques officielles et non officielles ainsi que les attitudes ont des effets défavorables sur les quatre groupes désignés.
Si vous choisissez d’embaucher un consultant externe, assurez-vous qu’il connaît les exigences qui seront évaluées au cours d’une vérification de conformité.
Communiquer avec les employés, les cadres, les agents négociateurs et les représentants des employés les aidera à comprendre le processus d’étude des systèmes d’emploi et favorisera leur participation. Le fait de tenir les gens informés des progrès de l’étude et des résultats peut contribuer à amoindrir les inquiétudes et les idées fausses qui entourent l’équité en matière d’emploi. De bonnes communications aideront également votre entreprise à améliorer le fonctionnement global de ses ressources humaines à long terme.
Ici encore, le mode de communication de votre entreprise dépend de sa taille et de sa nature. Vous souhaiterez peut être utiliser le courrier interne, envoyer des lettres ou des courriels, préparer des affiches ou poster l’information sur votre site intranet.
Quel que soit le mode de communication que vous choisissez, votre communication doit comprendre les points suivants :
Votre première communication relative à l’étude des systèmes d’emploi constituera le travail préparatoire pour le reste du processus d’étude des systèmes d’emploi. Cette communication doit être distribuée à tous les employés, gestionnaires, agents négociateurs et représentants des employés. Assurez-vous d’inclure les renseignements que vous avez énumérés ci dessus dans un format qui convient à votre entreprise et de faire en sorte que chaque personne en reçoive une copie.
Vous trouverez à l’annexe 2D un exemple d’une communication efficace.
Afin d’orienter votre étude des systèmes d’emploi, vous devez commencer par revoir les résultats de votre analyse de l’effectif, de votre analyse des données sur la mobilité et de votre analyse de la concentration.
Après avoir terminé la tâche B, vous aurez fait ce qui suit :
Pour passer en revue les écarts de représentation relevés dans votre milieu de travail, réexaminez le tableau des résultats qui se trouve dans le rapport sommaire de l’analyse de l’effectif.
Votre étude des systèmes d’emploi doit mettre l’accent sur les écarts importants qui ont été relevés à l’aide du test à trois filtres (voir ce test à la tâche A du guide sur l’analyse de l’effectif.)
Vous devez également consulter les résultats de l’analyse des données sur la mobilité et de l’analyse de la concentration de votre organisation, le cas échéant. Les données extraites de ces analyses seront utilisées dans le processus d’étude des systèmes d’emploi.
L’analyse des données sur la mobilité examine les parts de recrutement, de promotions et de cessations de fonctions qui reviennent aux membres des groupes désignés au sein de votre effectif.
Les données sur la mobilité aideront votre entreprise à concentrer ses efforts d’équité en matière d’emploi sur les secteurs qui semblent comporter des obstacles. Par exemple, si le recrutement ou la sélection ne pose pas de problèmes, mais que le taux de cessation de fonctions est élevé, concentrez vous sur les raisons pour lesquelles les employés membres des groupes désignés quittent leur emploi à un taux beaucoup plus élevé que les autres employés.
Lorsque vous analysez vos données sur la mobilité, il faut porter attention aux cas de faibles parts de recrutement ou de promotion ou aux taux élevés de cessation de fonctions parmi les groupes désignés. Si vos données révèlent des problèmes de ce genre, vous devez examiner comment les politiques et pratiques internes (officielles ou non), les attitudes et la culture organisationnelle peuvent causer des obstacles à l’emploi.
Si vous constatez que les groupes désignés ont de faibles parts de recrutement, examinez les politiques et pratiques internes (officielles ou non) en ce qui concerne :
Si vous constatez que les groupes désignés ont de faibles parts de promotion, examinez les politiques et pratiques internes (officielles ou non) en ce qui concerne :
En dernier lieu, si vous constatez que les groupes désignés ont des taux élevés de cessation de fonctions, examinez les politiques et pratiques internes (officielles ou non) en ce qui concerne :
Si l’on retrouve 20 membres d’un groupe désigné ou plus dans une catégorie professionnelle de l’équité en matière d’emploi donnée, votre organisation doit effectuer une analyse de la concentration. Utilisez ensuite les résultats de cette analyse pour mieux orienter votre étude des systèmes d’emploi.
Comme mentionné dans la partie sur l’analyse de l’effectif, l’analyse de la concentration fournit des renseignements détaillés sur les niveaux de salaire de vos employés. Les écarts dans les niveaux de salaire (p. ex. quand un groupe désigné en particulier se retrouve dans les plus bas échelons) peuvent révéler des problèmes liés aux promotions et à l’équité salariale. Les résultats de cette analyse peuvent également révéler des problèmes d’attitudes à l’égard de certains groupes qui font partie de catégories professionnelles précises, ou expliquer pourquoi les membres des groupes désignés touchés quittent en grand nombre votre entreprise.
Remarque: Le fait qu’il y ait concentration d’un groupe désigné n’indique pas nécessairement la présence d’obstacles. Si votre entreprise a récemment entrepris des démarches afin de recruter ou de promouvoir un groupe important de membres de groupes désignés, cela peut être perçu comme un problème d’équité en matière d’emploi
Par exemple, une entreprise de camionnage vient de recruter dix répartitrices, et l’analyse de la concentration indique que les femmes sont sous-payées comparativement aux répartiteurs masculins. L’analyse de la concentration ne présente pas ici la situation dans une plus vaste perspective, c’est à dire que l’entreprise a recruté des femmes pour la première fois en dix ans d’activité. Dans ce cas, l’entreprise prendrait note de cette explication et ferait un suivi de ce groupe afin de veiller à ce que les femmes reçoivent l’avancement et la paie appropriés.
Dans le cadre de cette tâche, vous devez établir quels systèmes, et quelles politiques et pratiques officielles et non officielles pourraient jouer un rôle dans les écarts de représentation relevés à la suite de votre analyse de l’effectif. En faisant la liste de ces systèmes, politiques et pratiques, vous jetterez la base d’une étude plus détaillée dans le cadre des tâches suivantes. Assurez-vous d’inscrire chaque politique et pratiques, ainsi que le numéro de la catégorie professionnelle correspondante, dans le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi.
Après avoir terminé la tâche C, vous aurez fait ce qui suit :
Politiques et pratiques officielles – Pratiques relatives aux ressources humaines qui sont en général consignées par écrit et qui sont approuvées par les cadres supérieurs.
Politiques et pratiques non officielles – Activités relatives aux ressources humaines qui ne sont pas consignées par écrit en général, mais qui sont habituellement comprises dans l’ensemble de l’entreprise.
Pratiques réelles – Façon (informelle) dont les activités relatives aux ressources humaines sont en général exécutées. Par exemple, il peut exister des règles écrites, voire non écrites et non officielles, qui sont bien comprises en ce qui a trait à la planification de la relève, mais une analyse plus détaillée peut révéler qu’une forme de mentorat informel est la pratique la plus courante pour déterminer qui obtient une promotion.
Remarque: La tâche C ne consiste non pas à déceler des obstacles, mais à relever toutes les politiques et pratiques qui influent sur le système à l’étude (p. ex. le recrutement, l’embauche, l’avancement et les cessations de fonctions). Le fait de déterminer si la politique ou la pratique a un effet défavorable sur un ou plusieurs groupes désignés est la prochaine tâche du processus d’étude des systèmes d’emploi.
Faites la liste des politiques officielles écrites en matière de ressources humaines qui se rapportent au recrutement, à la formation et au perfectionnement, à l’avancement, au maintien et à la cessation de fonctions, aux attitudes, à la culture organisationnelle et aux mesures d’adaptation. Vous pouvez y inclure les politiques non officielles qui sont bien comprises et acceptées.
Vous trouverez ci-après une liste de contrôle des politiques et pratiques officielles qui peut vous aider à faire votre propre liste aux fins de l’étude des systèmes d’emploi.
Remarque sur les listes de contrôle: les listes de contrôle peuvent être utiles afin de s’assurer que tous les éléments sont pris en compte, mais elles sont rarement complètes. Vous devez déterminer de façon claire et précise vos pratiques réelles.
Il est crucial de répertorier les politiques et pratiques non officielles qui sont en place dans votre entreprise, car celles-ci peuvent également créer des obstacles menant à des écarts de représentation. Les pratiques non officielles sont souvent plus susceptibles d’avoir la plus forte incidence sur les possibilités d’emploi des membres des groupes désignés. La plupart des employeurs constatent qu’au moins quelques pratiques diffèrent énormément des politiques internes écrites ou officielles.
Vous devez consulter des personnes à l’extérieur de votre comité ou de votre groupe de travail chargé de l’étude des systèmes d’emploi. Ces personnes ont une valeur inestimable au moment de déterminer les systèmes et pratiques qui touchent un poste, une catégorie professionnelle de l’équité en matière d’emploi ou un emplacement géographique en particulier. Vous pouvez choisir de réaliser des entrevues avec le personnel, de revoir les anciens dossiers d’activités en matière de ressources humaines, de mener des séances de remue-méninges avec des experts ou d’utiliser une combinaison de toutes ces options.
Vous devez consigner, dans le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi (annexe 2E), les politiques et pratiques officielles et non officielles que votre entreprise a l’intention de revoir pour déceler les obstacles à l’emploi. Vous devez aussi y consigner les catégories professionnelles de l’équité en matière d’emploi (CPEME).
Dans ce tableau :
| Numéro de la CPEME | Politique/ pratique (officielle/non officielle) |
Obstacle décelé | Recommandation |
|---|---|---|---|
| Recrutement, sélection et embauche | |||
| Formation et perfectionnement | |||
Remarque: à l’intérieur d’une CPEME, il peut y avoir différentes pratiques applicables à différentes catégories professionnelles précises, p. ex. les professionnels – ingénieurs (réseautage); les experts comptables (recrutement postsecondaire). Vous devez aussi les répertorier et les étudier.
Dans le cadre de cette tâche, vous devez analyser les systèmes, politiques et pratiques d’emploi que vous avez répertoriés, et ce, afin d’évaluer leur incidence sur les candidats et les employés des groupes désignés et non désignés. Vous serez ainsi en mesure de déterminer si les politiques, les pratiques et les attitudes créent des obstacles à l’emploi pour les membres des groupes désignés. Il y a un obstacle lorsqu’une politique ou une pratique a un effet défavorable sur un ou plusieurs groupes désignés et que cet effet défavorable est plus important pour les groupes désignés qu’il ne l’est pour les groupes non désignés.
Lorsque vous passerez en revue les politiques et pratiques officielles et non officielles de votre entreprise, vous devrez porter une attention particulière à la façon dont celles ci peuvent contribuer à créer des obstacles à l’emploi, de la discrimination et des attitudes négatives. Si vous concluez que certains des éléments observés sont la cause de la sous-représentation d’un groupe désigné dans une catégorie professionnelle de l’équité en matière d’emploi, il vous incombe alors, à titre d’employeur, d’apporter les changements nécessaires afin d’éliminer tout effet défavorable.
Vous devez consigner les obstacles relevés dans le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi, à la fin de cette tâche. Si une politique ou une pratique ne crée pas d’obstacle à l’emploi, vous devez le préciser et inscrire, par exemple : « aucun obstacle constaté ».
Après avoir terminé la tâche D, vous aurez fait ce qui suit :
Par souci de clarté, la tâche D est répartie en quatre sections :
Obstacles
Aux fins de l’équité en matière d’emploi, les obstacles à l’emploi sont définis comme des politiques ou pratiques officielles et non officielles (écrites ou non) qui restreignent ou excluent de manière disproportionnée les membres des groupes désignés, en fonction de facteurs qui ne sont pas liés à la nature du travail, au mérite ou à la sécurité (p. ex. les exigences du poste qui ne sont pas des exigences professionnelles réellement justifiées).
Types d’obstacles discriminatoires
Discrimination intentionnelle – Mesures ou exigences qui ont pour but d’exclure les membres des groupes désignés; elles peuvent être secrètes ou ouvertes.
Discrimination systémique – Mesures ou exigences qui sont intégrées aux systèmes d’emploi qui, bien qu’elles ne visent pas à exclure, ont un effet défavorable sur les groupes désignés et ne sont pas des exigences professionnelles réellement justifiées. Par exemple :
Les obstacles à l’emploi découlent intentionnellement ou non des politiques, des pratiques, des attitudes et des éléments de la culture organisationnelle qui ne sont ni liées à l’emploi ni nécessaires au fonctionnement sécuritaire et efficace d’une entreprise. Une politique ou une pratique est un obstacle lorsqu’elle a un effet défavorable plus important sur les employés qui sont membres d’un groupe désigné que sur ceux qui ne le sont pas. Ces obstacles contribuent à des taux de recrutement et d’avancement moins élevés que ceux auxquels on serait en mesure de s’attendre pour les membres des groupes désignés par rapport à ceux observés chez les employés des groupes non désignés. Ils se manifestent également dans la sous-utilisation et la concentration des membres des groupes désignés aux échelons inférieurs d’une entreprise et dans des postes non décisionnels. Les obstacles peuvent être cachés et difficiles à déceler et découlent fréquemment d’un manque de sensibilisation à l’incidence qu’ils ont sur les membres des groupes désignés.
La liste d’exemples d’obstacles qui peuvent être présents en milieu de travail énoncée ci dessous n’est pas exhaustive, mais elle vous fournit un point de départ pour aider votre entreprise à lancer le processus visant à déceler les obstacles dans son milieu de travail.
Exemples d’obstacles
Vous trouverez une liste plus détaillée des obstacles fréquents à l’annexe 2F.
Il est important de ne pas oublier que, pour réaliser une bonne étude des systèmes d’emploi, il est préférable de commencer par la question : « Comment faisons nous cela? » plutôt que « Faisons-nous cela? »?"
Une étude des politiques et pratiques officielles et non officielles de votre entreprise peut révéler des éléments de discrimination qui agissent comme obstacles à l’emploi pour les membres des groupes désignés. La discrimination peut être intentionnelle ou systémique, mais les deux types de discrimination doivent disparaître afin d’assurer un milieu de travail équitable.
En plus de revoir les politiques et pratiques écrites officielles de votre entreprise, vous devez également effectuer une étude approfondie des attitudes et de la culture organisationnelle afin de déceler les obstacles possibles à l’emploi. Des attitudes négatives peuvent faire partie de la culture organisationnelle de votre entreprise et créer un milieu de travail négatif ou des stéréotypes qui sont susceptibles d’avoir une incidence sur le recrutement, l’avancement et le maintien des membres des groupes désignés.
La meilleure façon d’évaluer les attitudes et la culture organisationnelle est de questionner des employés, leurs représentants et leurs agents négociateurs afin de mieux comprendre de quelle manière elles ont une incidence sur les groupes désignés.
Attitudes
Aux fins de l’équité en matière d’emploi, le terme « attitude » fait référence aux croyances qui influent sur le comportement et la perception d’une personne par rapport aux membres des groupes désignés. Bien entendu, les attitudes peuvent être positives ou négatives, mais ce sont les attitudes négatives qui sont les plus susceptibles de créer des obstacles.
Les attitudes peuvent être plutôt non déguisées et hostiles :
« Il n’y a pas de place pour les femmes dans notre industrie. »
Les attitudes peuvent prendre la forme de stéréotypes inexacts :
« Les professionnels qui font partie de minorités visibles ne sont pas intéressés à des postes de direction. »
Les attitudes peuvent sembler coopératives, mais elles sont en fait problématiques :
« Je me dévoue entièrement à améliorer la représentation des personnes handicapées, même si cela nous ralentit. »
Les attitudes négatives créent habituellement un milieu de travail hostile pour les membres des groupes désignés ou des stéréotypes qui peuvent avoir une incidence sur le recrutement et l’avancement de ces derniers. Même si les politiques écrites sont excellentes, les obstacles demeureront si les gestionnaires ou employés ne mettent pas ces politiques en pratique.
Culture organisationnelle
Les attitudes font certainement partie de la culture organisationnelle, en particulier si elles sont largement répandues. Aux fins de notre étude, toutefois, la culture organisationnelle se rapporte ici à la « culture » partagée quant à la façon dont les choses devraient être faites au sein de l’entreprise, à ses valeurs fondamentales et à ce qui est « valorisé » chez les employés.
Le milieu du travail étant de plus en plus diversifié; les cultures qui étaient bien comprises et bien acceptées auparavant ne sont peut-être plus appropriées et pourraient même avoir une incidence négative sur la gestion des ressources humaines de l’entreprise et son rendement économique.
Voici des exemples d’éléments de la culture organisationnelle qui sont devenus désuets :
Il peut être difficile d’isoler les éléments clés de la culture organisationnelle qui peuvent constituer des obstacles, puisqu’ils sont peut-être profondément enracinés et appuyés par une croyance que cela est la « réalité » de l’industrie ou de l’entreprise. Les employés des groupes désignés peuvent souvent aider à cerner les éléments qui peuvent causer des problèmes.
Lorsque vous étudiez les politiques et pratiques internes (officielles ou non), vous devez toujours vous poser la question suivante : « Comment faisons-nous cela? » Il est possible que les politiques officielles de votre entreprise diffèrent énormément de ses pratiques réelles; bien que les politiques semblent ne pas avoir d’effet défavorable sur les groupes désignés, les pratiques, elles, peuvent parfois causer un véritable préjudice.
Recueillir plus d’information pour évaluer les attitudes et la culture organisationnelle
Lorsque vous faites passer des entrevues, ou lorsque vous organisez des groupes de discussion ou des séances de remue-méninges afin de savoir s’il y a des attitudes ou des éléments de culture organisationnelle qui ont des effets défavorables dans votre milieu de travail et d’en évaluer l’incidence, vous voudrez peut-être leur poser les questions suivantes :
La simple question : « Pourquoi croyez vous que les (femmes; Autochtones; minorités visibles; personnes handicapées) sont sous représentés dans notre entreprise? » vous fournira souvent des renseignements inestimables. La réponse peut souvent indiquer une attitude commune envers le groupe (p. ex. « Ils ne sont pas intéressés », « Ils n’ont pas l’expérience requise pour devenir des gestionnaires »).
Les réponses que vous recevez des personnes interrogées doivent faire l’objet d’un suivi et être intégrées aux recommandations que vous ferez en vue de la suppression des obstacles, dans le cadre de la tâche E.
N’oubliez pas que le fait de consulter les personnes directement touchées par les politiques et pratiques de votre entreprise est essentiel au succès de l’étude des systèmes d’emploi.
Comme nous l’avons mentionné auparavant, lorsque vous effectuez une étude des politiques et pratiques de votre entreprise, il est important de mettre l’accent non seulement sur les politiques et pratiques officielles, mais également d’examiner minutieusement de quelle manière celles ci sont mises en application et leur incidence sur les employés. Ce sont les pratiques au quotidien plutôt que les politiques officielles qui sont susceptibles d’avoir l’incidence la plus considérable sur les possibilités d’emploi des membres des groupes désignés. Le fait de réaliser des entrevues, de mettre sur pied des groupes de discussion et de réaliser des sondages auprès des employés vous donnera de bonnes indications sur la culture, les attitudes, les valeurs, les normes du groupe et les pratiques non officielles de l’entreprise.
L’information supplémentaire peut être obtenue auprès :
Il est essentiel de consulter ces personnes pour que votre étude des systèmes d’emploi soit rigoureuse.
Les entrevues, groupes de discussion et sondages vous permettront de déterminer :
En outre, ils peuvent permettre de cerner les éléments suivants :
Votre entreprise doit décider quel genre de questions serait le plus utile pour réaliser cette partie de l’étude des systèmes d’emploi. Essentiellement, vous cherchez à faire la lumière sur la manière dont les politiques et pratiques sont réellement mises en œuvre au quotidien et sur leur incidence sur les membres des groupes désignés. Vous trouverez ci après une liste des questions possibles pour vous guider dans ce processus.
Des questions que vous pourriez poser aux employés :
Remarque sur les groupes de discussion: Les groupes de discussion fournissent souvent un échantillon de points de vue sur la façon dont une entreprise fonctionne, sur la culture interne, etc. Il est important de réagir à ce qui est dit en cherchant à valider les commentaires négatifs et positifs. Si le rapport qui provient du groupe de discussion mentionne que certains représentants avaient telle ou telle impression, il faut alors déterminer si cette position est appuyée par d’autres éléments de preuve qui ont été recueillis.
Lorsque vous étudiez les politiques et pratiques officielles de votre entreprise, vous devez toujours vous poser la question suivante : « Comment les choses se passent elles vraiment? » et la poser aux autres. Comme nous l’avons déjà mentionné à de nombreuses reprises, lorsque des politiques écrites ne peuvent pas expliquer raisonnablement la sous représentation pour un groupe donné, il est sans doute probable qu’une explication sera fournie lors de l’examen des politiques et pratiques non officielles.
Demandez-vous :
« Comment les choses se passent-elles vraiment? »
« Une note au sujet des systèmes de suivi »
Votre organisation peut choisir de mettre en place des systèmes de suivi qui permettent de saisir des statistiques au cours des diverses étapes de ses systèmes de ressources humaines. Par exemple, votre organisation pourrait faire le suivi du pourcentage de demandes reçues d’employés appartenant à un groupe désigné quelconque par rapport au pourcentage de personnes dont la candidature est retenue. De plus, votre organisation pourrait aussi effectuer une analyse comparative portant sur divers volets de ses processus. Par exemple, si votre organisation administre un test standard, elle pourrait établir si le taux de réussite chez les femmes est comparable à celui chez les hommes.
On incite les organisations à effectuer ces types d’analyses statistiques parce qu’elles leur permettent de cerner les secteurs du système représentant un obstacle aux membres des groupes désignés. En connaissant bien les effets négatifs, l’organisation sera mieux disposée à découvrir l’obstacle en appliquant les quatre facteurs de diagnostic décrits ci-dessous.
Une fois que vous avez répertorié les systèmes, les politiques et pratiques pertinents, vous devez établir s’ils ont un effet défavorable sur les groupes désignés. Si tel est le cas, vous devrez alors les évaluer en fonction des facteurs suivants pour établir s’il existe des obstacles à l’emploi :
L’outil de diagnostic des politiques et des pratiques aux fins de l’étude des systèmes d’emploi (annexe 2G) vous aidera à faire cette évaluation.
Cette politique ou cette pratique a-t-elle des effets défavorables sur les membres des groupes désignés?
Commencez par évaluer si la politique ou la pratique à l’étude a un effet défavorable disproportionné sur les membres des groupes désignés. Voici quelques exemples :
Le recrutement
La sélection
Si vous constatez que la politique ou la pratique à l’étude n’a pas d’effet défavorable sur la situation donnée, alors il n’y a pas d’obstacle. Inscrivez « pas d’effets défavorables » dans le tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi, expliquez comment vous en êtes arrivé à cette conclusion et passez à l’analyse de la politique ou de la pratique suivante.
Si vous constatez des effets défavorables disproportionnés sur les employés membres des groupes désignés par rapport à ceux qui ne le sont pas, vous devez en évaluer la légalité.
Cette politique ou cette pratique est-elle conforme aux dispositions législatives actuelles en matière des droits de la personne et des normes d’emploi?
Vérifiez d’abord si la politique ou la pratique contredit clairement les dispositions législatives qui régissent les droits de la personne et les normes d’emploi dans votre province ou territoire.
Une politique ou une pratique non conforme peut donner lieu à une exclusion manifeste des membres de groupes désignés pour certains emplois. Vous devriez également appliquer ce facteur aux exigences qui pourraient très bien être des tentatives non déguisées d’exclure en particulier certains groupes :
Le fait d’utiliser des normes de sélection différentes (p. ex. des questions différentes selon le sexe, la race ou le type de handicap) est de toute évidence illégal.
Si des doutes subsistent, communiquez avec la Commission des droits de la personne de votre province ou territoire ou avec votre bureau local des affaires du travail.
Si vous constatez que la politique ou la pratique à l’étude n’est de toute évidence pas conforme aux droits de la personne ou aux normes d’emploi, alors il faut qu’elle soit changée ou validée comme exigence professionnelle réellement justifiée. Par exemple, le fait de restreindre le sexe peut être une exigence professionnelle réellement justifiée si elle se rapporte à un emploi qui comporte des questions de modestie telles qu’un préposé au vestiaire. Si elle est modifiée, il faut recommencer l’évaluation avec le premier facteur : les effets défavorables. S’il s’agit d’une exigence professionnelle réellement justifiée, vous devez évaluer si elle est appliquée de façon uniforme.
Si vous constatez que la politique ou la pratique à l’étude n’est pas illégale selon les apparences, vous devez évaluer si elle est appliquée de façon uniforme.
Cette politique ou cette pratique est-elle appliquée uniformément?
Vous devez vous assurer que la politique ou la pratique à l’étude est appliquée de manière équitable et uniforme.
Le manque d’uniformité peut prendre plusieurs formes :
Si vous constatez que la politique ou la pratique à l’étude n’est pas appliquée uniformément, alors elle doit être changée ou retirée. Si elle est modifiée, il faut recommencer l’évaluation avec le premier facteur : les effets défavorables.
Si vous constatez que la politique ou la pratique est appliquée uniformément, vous devez évaluer si elle est valide.
Cette politique ou cette pratique est-elle valide, c’est-à-dire, est-elle nécessaire au fonctionnement sécuritaire et efficace de l’entreprise?
La politique ou la pratique à l’étude doit accomplir la fonction prévue ou attendue afin d’être considérée comme une nécessité opérationnelle et une exigence professionnelle réellement justifiée. En outre, la politique ou la pratique est valide seulement s’il n’y a pas de solution de rechange raisonnable, avec ou sans effet défavorable.
Les questions de validité portent souvent sur les tests qui sont utilisés pour sélectionner les candidats. Par exemple, les personnes qui ont un résultat élevé donnent elles vraiment un meilleur rendement au travail que celles qui n’ont pas un tel résultat? On peut aussi se poser les questions suivantes : Y a t il corrélation entre les exigences en matière d’expérience et le rendement? Entre les tâches d’un poste et leurs exigences concomitantes?
La pratique doit également être objective. Les anciens tests, par exemple, peuvent encore comprendre des préjugés liés au sexe ou à la culture. Assurez vous que les tests sont menés de manière à offrir une atmosphère positive pour les personnes qui les passent et à enrayer tous les préjugés qui pourraient influer sur le rendement de ces dernières.
Si vous constatez que la politique ou la pratique à l’étude n’est pas valide, il faut la changer ou la retirer. Si elle est modifiée, il faut recommencer l’évaluation avec le premier facteur : les effets défavorables.
Si vous constatez que la politique ou la pratique est valide, vous devez évaluer si elle de nature accommodante.
Lorsqu’une politique ou une pratique est considérée comme étant valable (justifiée), mais qu’elle exclut de manière disproportionnée un ou plusieurs des groupes désignés, votre entreprise doit déterminer s’il est possible d’avoir recours à des mesures d’adaptation pour supprimer ou atténuer l’effet défavorable.
Les mesures d’adaptation sont des adaptations individuelles qui sont apportées dans le milieu de travail pour répondre aux besoins d’un employé ou d’un candidat en particulier. Les besoins particuliers qui exigent une telle mesure, notons les handicaps, la situation familiale, l’origine ethnique ou nationale et les croyances religieuses.
Question: Une mesure d’adaptation est elle possible? Si la politique ou la pratique est liée à l’emploi, mais tend à exclure les membres des groupes désignés, peut on prendre une mesure d’adaptation afin d’atténuer ou de supprimer les effets défavorables?
Exemple
Les travailleurs qualifiés doivent parfois travailler dans des secteurs qui sont inaccessibles pour certains employés handicapés. Toutefois, compte tenu du nombre de travailleurs dans ce groupe désigné, les affectations de travail peuvent être modifiées afin de les accommoder, sans causer un préjudice injustifié à l’entreprise.
Il faut envisager le recours à des mesures d’adaptation liées à toutes les exigences professionnelles réellement justifiées (et les politiques, pratiques, etc. connexes) qui ont une incidence négative sur les membres d’un ou de plusieurs groupes désignés, sauf si la mesure cause un préjudice injustifié à votre entreprise.
Remarque: La Cour suprême a statué que, si une exigence est justifiée (valide), il doit y avoir adaptation; et si on détermine qu’une exigence comportant des effets défavorables n’est pas valide, il y a une obligation de retirer la pratique.
Vous devez maintenant consigner vos constatations. À la troisième colonne du tableau des résultats de l’étude des systèmes d’emploi de votre entreprise (tel que l’indique la flèche dans l’exemple de tableau ci-dessous), inscrivez l’obstacle que vous avez décelé dans la politique ou dans la pratique à l’étude, qu’elle soit officielle ou non. N’oubliez pas d’expliquer exactement en quoi la politique ou la pratique constitue un obstacle.
S’il n’y a pas d’obstacle, indiquez pourquoi et donnez des explications (p. ex. « pas d’effets défavorables » ou « exigence professionnelle réellement justifiée »). Si une évaluation plus approfondie à long terme est requise afin de déterminer l’incidence de la politique ou de la pratique, veuillez l’indiquer.
| Numéro de la CPEME | Politique/ pratique (officielle/non officielle) |
Obstacle décelé | Recommandation |
|---|---|---|---|
| Recrutement, sélection et embauche | |||
| Formation et perfectionnement | |||
Remarque: Une politique ou une pratique peut constituer un obstacle pour un ou plusieurs des groupes désignés, mais pas nécessairement pour tous. Il faut indiquer clairement dans chacun des groupes et dans quelle catégorie professionnelle de l’équité en matière d’emploi (CPEME) l’obstacle en question se situe.
Comme première étape à l’élimination des obstacles, on incite fortement votre organisation à formuler des recommandations donnant suite à chacun des problèmes soulevés. Vous chercherez à changer ou à supprimer les politiques et pratiques qui ont des effets défavorables sur un ou plusieurs groupes désignés et qui ont été jugées illégales ou non valides, qui ne sont pas appliquées de manière uniforme ou qui ne sont pas de nature accommodante. Les changements proposés doivent être ceux qui sont les plus pertinents et réalisables pour votre entreprise.
Après avoir terminé la tâche E, vous aurez fait ce qui suit :
Vous trouverez ci dessous des exemples qui vous guideront tout au long du processus; vous en trouverez d’autres à l’annexe 2F. Cette liste n’est pas exhaustive et ne rend pas compte des circonstances uniques qui sont propres à votre entreprise.
Obstacle
Les critères de présélection qui ont été mis en place afin de réduire le nombre de candidats (comme des exigences relatives au nombre d’années d’expérience ou de
scolarité) excluent constamment les membres compétents des groupes désignés à un taux plus élevé que celui des groupes non désignés. Ces normes ne sont pas des mesures fiables du rendement futur au travail.
Recommandations
Obstacle
Les renseignements sur les possibilités d’avancement pour les cadres intermédiaires ne sont en général pas disponibles ou annoncés à l’interne. Cela a une incidence considérable sur les professionnels qui font partie des minorités visibles, car ils sont moins susceptibles d’être au courant de ces possibilités.
Recommandations
Parfois, deux pratiques combinées créent des obstacles, comme vous pourrez le constater dans l’exemple ci-dessous.
Obstacle
Les renseignements sur les possibilités d’avancement pour les cadres intermédiaires ne sont en général pas disponibles ou annoncés à l’interne. Cela a une incidence considérable sur les professionnels qui font partie des minorités visibles, car ils sont moins susceptibles d’être au courant de ces possibilités.
Recommandations
Vous pouvez consulter une liste exhaustive d’exemples d’obstacles fréquemment observés, assortis de recommandations, à l’annexe 2F.
Si votre organisation opte pour formuler des recommandations concernant l’élimination des obstacles, vous devrez consigner ces recommandations dans la quatrième colonne de votre tableau d’étude des systèmes d’emploi (comme l’indique la flèche dans le tableau échantillon ci-dessous). Notez que la mesure recommandée doit faire en sorte que sa mise en œuvre permettra de supprimer l’obstacle et mènera à la réalisation de progrès raisonnables pour resserrer l’écart relevé.
| Numéro de la CPEME | Politique/ pratique (officielle/non officielle) |
Obstacle décelé | Recommandation |
|---|---|---|---|
| Recrutement, sélection et embauche | |||
| Formation et perfectionnement | |||
Remarque: L’étude des systèmes d’emploi est en quelque sorte un rapport sur les constatations, qui présente notamment des recommandations en vue d’apporter des changements. Il se peut que le plan d’équité en matière d’emploi final ne contienne pas toutes les recommandations.
En vertu du paragraphe 9(2) du Règlement sur l’équité en matière d’emploi, une entreprise doit faire une étude de toutes les nouvelles politiques et pratiques qu’elle met en œuvre une fois que l’étude des systèmes d’emploi est terminée, et ce, afin de s’assurer qu’elles ne constitueront pas un obstacle pour un ou plusieurs des groupes désignés.
Après avoir terminé la tâche F, vous aurez fait ce qui suit :
Vous devez concevoir votre propre processus afin de veiller à ce que votre entreprise satisfasse à cette exigence. Le personnel des ressources humaines ou les membres du comité sur l’équité en matière d’emploi sont le mieux placés pour effectuer ces évaluations.
Il y a deux options qui permettent de veiller à ce que toute nouvelle politique ou pratique ne crée pas d’obstacles pour un ou plusieurs groupes désignés.
Dès qu’une nouvelle politique ou pratique est mise en œuvre, faites en un suivi serré pour vous assurer qu’elle ne crée pas d’obstacles.
Votre entreprise doit rédiger un rapport sommaire sur l’étude des systèmes d’emploi, comme elle l’a fait précédemment pour l’analyse de l’effectif. La rédaction du rapport sommaire vous aidera à mieux vous préparer pour la prochaine étape du processus, soit l’élaboration de votre plan d’équité en matière d’emploi, et à documenter les progrès accomplis par votre entreprise. Le mode de présentation que vous choisissez pour créer ce rapport est laissé à l’entière discrétion de votre entreprise, dans la mesure où elle se conformera aux grandes lignes de base qui sont présentées ci-dessous.
Après avoir terminé la tâche G, vous aurez fait ce qui suit :
Un rapport sommaire doit inclure :
Voici une description détaillée du contenu de chaque composante du sommaire de l’étude des systèmes d’emploi.
L’introduction de votre rapport est un aperçu de votre étude plus détaillée des systèmes d’emploi. Elle doit comprendre :
Dans la partie qui porte sur la méthodologie, donnez les grandes lignes des ressources et des processus auxquels votre entreprise a eu recours pour réaliser son étude des systèmes d’emploi. Il s’agit d’un aperçu qui doit comprendre :
Vous pouvez tout simplement annexer le tableau des résultats de votre étude des systèmes d’emploi qui a été réalisé lorsque vous avez accompli les tâches C, D et E.
Remarque: La partie qui porte sur les résultats est pertinente lorsque vous êtes convaincu que, si les obstacles disparaissent, votre entreprise sera en mesure de recruter, d’embaucher, de promouvoir et de maintenir les membres des groupes désignés à des taux qui concordent avec leur disponibilité sur le marché du travail pertinent.
Décrivez en détail le processus que votre entreprise a conçu au cours de la tâche F pour étudier toutes les nouvelles politiques et pratiques afin de vous assurer que, si elles sont mises en œuvre, elles ne constitueront pas un obstacle pour les groupes désignés.
La dernière étape du rapport sommaire consiste à rédiger une conclusion qui résume vos constatations globales et les mesures que votre entreprise a l’intention d’adopter pour élaborer un plan d’action qui vise à supprimer les obstacles décelés et à faire en sorte que les nouvelles politiques et pratiques n’en créent pas de nouveaux.
En dernier lieu et conformément aux exigences en matière de communication, vous devez communiquer les résultats de votre étude des systèmes d’emploi aux employés, aux gestionnaires, aux agents négociateurs et aux représentants des employés.
Vous trouverez à l’annexe 2H un modèle d’un avis qui peut être utilisé à cette fin.
Vous avez décelé les obstacles, formulé des recommandations pour que ceux-ci soient abolis (le cas échéant) et mis en place un processus de surveillance et d’examen des politiques et des pratiques futures : vous êtes maintenant prêt à élaborer votre plan d’équité en matière d’emploi.
L’élaboration de ce plan d’équité est l’élément central de la mise en œuvre de l’équité en matière d’emploi dans l’ensemble. Votre entreprise utilisera les renseignements recueillis et les stratégies élaborées au cours des étapes précédentes du processus pour créer son plan d’équité en matière d’emploi. Ces renseignements incluront les données tirées de l’enquête sur l’effectif et de l’analyse de l’effectif ainsi que l’information recueillie dans l’étude des systèmes d’emploi.
Vous trouverez toutes les directives et tous les outils nécessaires pour élaborer un plan d’équité en matière d’emploi à l’étape 3.