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Archivée - Rapport annuel du Régime de pensions du Canada 2007-2008

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Régime de pensions du Canada

États financiers consolidés pour l’exercice terminé le 31 mars 2008

Responsabilité de la direction à l’égard des états financiers

Les états financiers consolidés du Régime de pensions du Canada ont été dressés, conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada pour le secteur public, par la direction de Ressources humaines et Développement social Canada (le Ministère).

La direction répond de l’intégrité et de l’objectivité de l’information qui y figure, y compris les montants devant être nécessairement fondés sur les meilleures estimations et le jugement. L’information financière que renferme le Rapport annuel concorde avec les états financiers.

Afin de s’acquitter de ses responsabilités, la direction élabore et maintient des systèmes de contrôle interne et des procédures à l’appui de ceux-ci. Ils visent à fournir une assurance raisonnable quant à la protection de son actif et au fait que les registres sont tenus convenablement et que les opérations sont dûment autorisées et sont conformes à la loi sur le Régime de pensions du Canada et à la Loi sur la gestion des finances publiques ainsi qu’à leurs règlements afférents.  Ces contrôles comprennent l’établissement d’une structure organisationnelle qui prévoit une séparation bien définie des responsabilités et de l’obligation de rendre compte, la sélection et la formation d’un personnel qualifié et la communication des politiques et des directives dans toute l’organisation. Les contrôles internes sont examinés et évalués par les vérificateurs internes et externes conformément à leur vérification respective.  La direction examine également les recommandations que font les vérificateurs internes et externes en vue d’améliorer le contrôle interne.

La vérificatrice générale du Canada, vérificateur externe du Régime de pensions du Canada, a effectué une vérification indépendante des états financiers consolidés conformément aux normes de vérification généralement reconnues du Canada et elle a présenté son rapport au ministre des Ressources humaines et du Développement social.

Signature de Bruce Manion , Le chef de la direction financière - Ressources humaines et
Développement social CanadaSignature de Janice Charette, La sous-ministre
Ressources humaines et
Développement social Canada

Le 5 septembre 2008

Vérificatrice générale du Canada

Archivée - Rapport DU VÉRIFICATEUR

Au ministre des Ressources humaines et du Développement social

J’ai vérifié l’état consolidé de l’actif net du Régime de pensions du Canada au 31 mars 2008 et les états consolidés de l’évolution de l’actif net et des flux de trésorerie de l’exercice terminé à cette date. La responsabilité de ces états financiers incombe à la direction des Ressources humaines et Développement social Canada. Ma responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces états financiers en me fondant sur ma vérification.

Ma vérification a été effectuée conformément aux normes de vérification généralement reconnues au Canada. Ces normes exigent que la vérification soit planifiée et exécutée de manière à fournir l’assurance raisonnable que les états financiers sont exempts d’inexactitudes importantes. La vérification comprend le contrôle par sondage des éléments probants à l’appui des montants et des autres éléments d’information fournis dans les états financiers. Elle comprend également l’évaluation des principes comptables suivis et des estimations importantes faites par la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation d’ensemble des états financiers.

À mon avis, ces états financiers consolidés donnent, à tous les égards importants, une image fidèle de l’actif net du Régime de pensions du Canada au 31 mars 2008 ainsi que de l’évolution de son actif net et de ses flux de trésorerie pour l’exercice terminé à cette date selon les principes comptables généralement reconnus au Canada.

Signature de Sheila Fraser , FCA, Vérificatrice générale du Canada

Régime de pensions du Canada

État consolidé de l’actif net
31 mars
  2008 2007
(en millions de dollars)
Actif
Encaisse (note 8) 109 56
Sommes à recevoir (note 7) 4 264 3 469
Placements (tableau, note 3) 126 424 118 094
Sommes à recevoir au titre des opérations en cours 4 471 2 477
Autres actifs 26 15
  135 294 124 111
 
Passif
Créditeurs 121 148
Pensions et prestations à payer 161 74
Impôts déduites dues à l’Agence du revenu du Canada 110 100
Passifs liés aux placements (tableau, note 3) 1 694 1 382
Sommes à payer au titre des opérations en cours (tableau, note 3) 6 423 2 576
  8 509 4 280
 
Actif net 126 785 119 831

Engagements (note 12)
Éventualités (note 13)

Les notes complémentaires et le tableau consolidé font partie intégrante des présents états financiers consolidés.

Approuvé par:

Signature de Bruce Manion , Le chef de la direction financière - Ressources humaines et
Développement social CanadaSignature de Janice Charette, La sous-ministre
Ressources humaines et
Développement social Canada

Régime de pensions du Canada

État consolidé de l’évolution de l’actif net
Exercice terminé le 31 mars
  2008 2007
(en millions de dollars)
Actif net au début de l’exercice 119 831 101 121
Augmentation
Cotisations 35 346 32 355
Revenus (pertes) de placement au net (note 9)
Gains réalisées  3 783 9 540
Pertes non réalisées  (8 013) (542)
Revenus d’intérêts  1 668 1 988
Revenus de dividendes  2 383 1 666
Autres revenus  268 417
Coûts de transaction  (113) -
Frais de gestion de placements  (233) (25)
  (257) 13 044
  35 089 45 399
Diminution
Pensions et prestations
Retraite  19 838 18 679
Survivant  3 661 3 573
Invalidité  3 303 3 137
Enfant de cotisant invalide  274 273
Décès  271 260
Orphelin  217 218
Trop-payés nets  (28) (25)
  27 536 26 115
 
Frais d'exploitation (note 10) 599 574
  28 135 26 689
 
Augmentation nette de l'actif net 6 954 18 710
 
Actif net à la fin de l’exercice 126 785 119 831

Les notes complémentaires et le tableau consolidé font partie intégrante des présents états financiers consolidés.

Régime de pensions du Canada

État consolidé des flux de trésorerie
Exercice terminé le 31 mars
2008 2007
(en millions de dollars)
Activités d’exploitation
Encaissements
Cotisations 34 551 32 107
Intérêts sur placements 2 230 2 197
Dividendes sur placements 2 377 1 525
Autres revenus de placements 218 311
Décaissements
Pensions et prestations (27 440) (26 151)
Frais d’exploitation (624) (437)
Frais de gestion de placements (216) (37)
Coûts de transaction (107) -
Rentrées de fonds liées aux activités d'exploitation 10 989 9 515
 
Activités de financement
Émission de dettes 5 703
Remboursement de dettes (146) (235)
Paiement d’intérêts sur dettes (67) (64)
Rentrées (sorties) de fonds liées aux activités de financement (208) 404
 
Activités d’investissement
Achats
Actions (136 650) (81 422)
Placements sensibles à l’inflation (4 318) (4 834)
Placements en titres à revenu fixe (9 055) (6 011)
Titres du marché monétaire (307 626) (294 842)
Autres dettes (1 166) -
Stratégies de rendement absolu (1 452) -
Locaux et matériel (14) (9)
Cessions
Actions 130 359 81 532
Placements sensibles à l’inflation 3 529 2 066
Placements en titres à revenu fixe 10 365 3 520
Titres du marché monétaire 305 019 289 982
Autres dettes 6 -
Stratégies de rendement absolu 275 -
Sorties de fonds liées aux activités d'investissement (10 728) (10 018)
 
Augmentation (diminution) nette de l’encaisse 53 (99)
 
Encaisse au début de l’exercice 56 155
 
Encaisse à la fin de l’exercice 109 56

Les notes complémentaires et le tableau consolidé font partie intégrante des présents états financiers consolidés.

Régime de pensions du Canada

Tableau consolidé des placements
31 mars
2008 2007
(en millions de dollars)
Actions
Canadiennes
Actions de sociétés ouvertes 17 276 14 800
Actions de sociétés fermées 664 667
  17 920 15 467
Étrangères
Actions de sociétés ouvertes 30 966 36 656
Actions de sociétés fermées 12 820 7 436
  43 786 44 092
Total des actions 61 706 59 559
 
Placements à revenu fixe
Obligations (note 3e) 27 192 28 481
Autres dettes 1 144 -
Titres du marché monétaire 18 798 15 561
Total des placements à revenu fixe 47 134 44 042
 
Stratégies de rendement absolu 1 547 260
 
Placements sensibles à l’inflation
Placements immobiliers publics 488 1 409
Placements immobiliers privés 7 421 5 441
Obligations indexées sur l’inflation 3 962 3 802
Placements en infrastructures 2 776 2 181
Total des placements sensibles à l’inflation 14 647 12 833
 
Sommes à recevoir sur placements
Intérêts courus 661 714
Sommes à recevoir sur les dérivés 560 519
Dividendes à recevoir 169 167
Total des sommes à recevoir sur placements 1 390 1 400
 
Total des placements et des sommes à recevoir sur placements  126 424 118 094
 
Passifs liés aux placements
Dette sur les biens immobiliers privés (980) (1 174)
Passifs liés aux dérivés (714) (208)
Total des passifs liés aux placements  (1 694) (1 382)
 
Montants à recevoir au titre des opérations en cours 4 471 2 477
 
Montants à payer au titre des opérations en cours (6 423) (2 576)
 
Placements nets 122 778 116 613

Régime de pensions du Canada

Notes afférentes aux états financiers consolidés
Exercice terminé 31 mars 2008

1. Description du Régime de pensions du Canada

a) Description du Régime de pensions du Canada

Le Régime de pensions du Canada (RPC) est un régime fédéral-provincial créé en vertu d’une loi du Parlement en 1965.

Le Régime a été mis sur pied en 1966.  C’est un régime d’assurance sociale obligatoire et contributif, en vigueur partout au Canada, sauf au Québec, qui offre le Régime de rentes du Québec, un régime semblable.  Le Régime a pour objectif d’assurer aux travailleurs et aux personnes dont ils ont la charge, une protection en cas de perte de revenu causée par la retraite, l’invalidité ou le décès.

L’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (l’« Office ») a été créé conformément à la Loi sur l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada. Il s’agit d’une société d’État fédérale, dont toutes les actions appartiennent à Sa Majesté la Reine du chef du Canada.

Le ministre des Ressources humaines et du Développement social est chargé d’administrer le Régime de pensions du Canada (selon la loi sur le RPC), à l’exception de la perception des cotisations, qui relève du ministre du Revenu national.  Le ministre des Finances et ses homologues provinciaux sont responsables de l’établissement des taux de cotisation, du niveau des pensions et prestations et de la politique de financement. L’Office d’investissement du RPC est responsable de la gestion des sommes qui lui sont transférées en vertu de l’article 108.1 de la loi sur le Régime de pensions du Canada, ainsi que sa participation dans les titres de créances qui lui sont transférés. L’Office agit dans l’intérêt des cotisants et des bénéficiaires couverts par cette loi.

Conformément à la loi sur le RPC, les opérations financières du Régime sont enregistrées dans le Compte du RPC (note 8). Depuis le 1er avril 2007, les placements du Régime sont détenus par l’Office d’investissement du RPC (OIRPC) alors que le Fonds de placement du RPC a cessé d’exister (note 4).  Les opérations financières du Compte sont régies par la loi sur le RPC et ses règlements.  Les opérations de l’Office d’investissement sont régies par la Loi sur l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada et son règlement. L’actif de l’Office doit être placé en vue d’un rendement maximal tout en évitant des risques de perte indus et compte tenu des facteurs pouvant avoir un effet sur le financement du RPC ainsi que sur son aptitude à s’acquitter, chaque jour ouvrable, de ses obligations financières.

L’Office et ses filiales sont exemptés de l’impôt sur le revenu prévu à la partie I en vertu des alinéas 149(1)(d) et 149(1)(d.2) de la Loi de l’impôt sur le revenu (Canada) puisque toutes les actions de l’Office et de ses filiales appartiennent respectivement à Sa Majesté la Reine du chef du Canada ou à une société dont les actions appartiennent à Sa Majesté la Reine du chef du Canada.

L’Office d’investissement du RPC est établi de façon à exercer ses activités sans lien de dépendance avec le gouvernement. L’Office est tenu de rendre compte au public, au Parlement (par l’entremise du ministre des Finances fédéral) et aux provinces. L’Office fournit des rapports réguliers de ses activités et des résultats obtenus.

Comme le prévoit les lois du RPC et de l’OIRPC, les modifications à ces lois exigent l’approbation des deux tiers des provinces qui comptent ensemble pour au moins les deux tiers de la population de toutes les provinces qui participent au Régime.

b) Financement

Le RPC est financé par les cotisations et les revenus de placement.  Les employeurs et les employés paient des cotisations égales au RPC.  Les travailleurs autonomes paient le total de la cotisation combinée.

Initialement, le Régime avait été conçu pour être un régime sans capitalisation, ce qui signifie que les pensions et les prestations devaient être payées à même les cotisations courantes. Avec les modifications apportées à la loi en 1997, le Régime est maintenant financé sur une base dite de « stabilisation » – ce qui signifie un taux de cotisation combiné employeur-employé de 9,9 % des gains admissibles. Quoique la valeur de l’actif net ne couvre pas la valeur actuarielle des pensions et des prestations constituées, il est prévu que le Régime pourra fournir un taux de capitalisation de 25 %, d’ici 2025, du passif du Régime selon le dernier rapport actuariel triennal publié en 2007.

La loi sur le RPC stipule qu’un rapport actuariel doit être préparé tous les trois ans aux fins de l’examen de la situation financière du Régime par le ministre des Finances et ses homologues provinciaux. Le rapport triennal le plus récent, soit le 23e rapport actuariel de l’actuaire en chef au 31 décembre 2006, a été déposé au Parlement le 29 octobre 2007. Le rapport conclut que le Régime est en bonne santé financière et que le taux de cotisation combiné employeur-employé de 9,9 % atteint en 2003 sera suffisant pour assurer la viabilité du Régime dans le contexte du vieillissement de la population.

Plusieurs hypothèses telles que le taux de rendement à long terme de l’actif, le taux d’inflation, les taux de mortalité, les taux d’augmentation des salaires et avantages sociaux, entre autres, ont été utilisées dans le 23e rapport actuariel. Ces hypothèses représentent les meilleures estimations des événements économiques et démographiques futurs. Le prochain rapport actuariel triennal en date du 31 décembre 2009 devrait être terminé d’ici décembre 2010.

c) Actif net du Régime

L’actif net du Régime est constitué du dépôt auprès du receveur général du Canada et des placements détenus par l’OIRPC. Il représente les fonds accumulés pour le paiement des pensions, des prestations et des frais d’exploitation.

Au 31 mars 2008, l’actif net du Régime s’élève à 126,8 milliards de dollars (2007 – 119,8 milliards). Cette somme correspond à environ 4,6 fois le total des pensions et des prestations de l’exercice 2008 (2007 – 4,6 fois).  Selon le 23e rapport actuariel, ceci devrait augmenter jusqu’à 5,5 fois d’ici 2019 et devrait demeurer stable au moment où la génération « Baby Boom » prendra sa retraite entre les années 2015 et 2030.

d) Pensions et prestations

Pensions de retraite – La pension de retraite est payable à tous les cotisants de 60 ans ou plus, sous réserve des dispositions de la Loi. Le montant mensuel est égal à 25 % de la moyenne mensuelle des gains admissibles durant la période cotisable. Il est rajusté à la baisse ou à la hausse selon que la personne demande sa pension avant ou après l’âge de 65 ans. Cet ajustement ne peut excéder 30 %. Le montant mensuel maximum pour une nouvelle pension payable à compter de 65 ans est de 884,58 $ en 2008 (2007 – 863,75 $).

Prestations d’invalidité – La prestation d’invalidité est payable à tout cotisant qui est invalide, sous réserve des dispositions de la Loi. La prestation d’invalidité est composée d’une partie fixe et d’une partie variable égale à 75 % de la pension de retraite acquise. Le montant mensuel maximum pour une nouvelle prestation d’invalidité est de 1 077,52 $ en 2008 (2007 – 1 053,77 $).

Prestations de survivant – La prestation est payable à l’époux ou au conjoint de fait (le bénéficiaire) d’un cotisant décédé, sous réserve des dispositions de la Loi.  Pour le bénéficiaire de moins de 65 ans, la prestation est composée d’une partie fixe et d’une partie variable égale à 37,5 % de la pension de retraite acquise par le cotisant décédé. Un bénéficiaire âgé de 35 à 45 ans, qui n’est pas invalide ou qui n’a pas d’enfant à charge, reçoit une prestation réduite. Pour le bénéficiaire de 65 ans ou plus, la prestation est égale à 60 % de la pension de retraite acquise par le cotisant décédé. Le montant mensuel maximum pour une nouvelle prestation payable à un bénéficiaire est de 530,75 $ en 2008 (2007 – 518,25 $).

Prestations d’orphelin et d’enfant de cotisant invalide – Sous réserve des dispositions de la Loi, chaque enfant d’un cotisant qui reçoit une prestation d’invalidité ou d’un cotisant décédé a droit à une prestation s’il a moins de 18 ans ou s’il est âgé de 18 à 25 ans et fréquente à plein temps un établissement d’enseignement.  La prestation mensuelle à taux fixe est de 208,77 $ en 2008 (2007 – 204,68 $).

Prestations de décès – Sous réserve des dispositions de la Loi, la prestation de décès est un paiement unique fait à la succession d’un cotisant ou pour son compte. La prestation est égale au moindre de 10 % du maximum des gains admissibles de l’année du décès ou de six fois la pension de retraite mensuelle acquise par le cotisant décédé. En 2008, le maximum permis est de 2 500 $ (2007 – 2 500 $).

Indexation des pensions et des prestations – Les pensions et les prestations sont indexées annuellement en vertu de la Loi, en fonction de l’indice des prix à la consommation au Canada. Le taux d’indexation pour 2008 est de 2,0 %  (2007 – 2,1 %).

2. Principales conventions comptables

a) Présentation

Les présents états financiers sont présentés sur base consolidée. Ils incluent l’actif net consolidé, l’évolution de l’actif net consolidée et les flux de trésorerie consolidés du RPC et de l’Office d’investissement du RPC.  Ces états financiers sont préparés conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada pour le secteur public et sont conformes aux exigences de présentation et de comptabilité de la loi sur le RPC.

Ces états financiers consolidés ne présentent pas d’information sur les obligations futures du Régime, établies sur une base actuarielle, puisque la loi sur le RPC n’exige pas que les pensions et les prestations soient capitalisées.

Le Régime est contrôlé conjointement par le gouvernement du Canada et les provinces participantes. À ce titre, il est exclu du périmètre comptable du gouvernement du Canada, et ses opérations ne sont pas consolidées avec celles du gouvernement.

b) Modifications de conventions comptables

Instruments financiers
Le RPC utilise la juste valeur pour la préparation de ses états financiers consolidés.  L’Office se conforme aux principes comptables généralement reconnus du Canada pour le secteur privé.  En avril 2005, l’Institut Canadien des Comptables Agréés (l’ « ICCA ») a publié le chapitre 3855, intitulé «Instruments financiers – comptabilisation et évaluation», qui s’applique aux exercices ouverts à partir du 1er octobre 2006.  Puisque l’Office est considéré comme une société de placement et déclare ses placements à leur juste valeur, conformément à la note d’orientation concernant la comptabilité no 18 – Sociétés de placement, seules les considérations du chapitre 3855 relatives à la comptabilisation et à l’évaluation à la juste valeur s’appliquent.

Le 1er avril 2007, l’Office a adopté le chapitre 3855 de façon prospective.  Ces normes précisent quels cours du marché doivent être utilisés dans l’évaluation à la juste valeur des placements négociés sur un marché actif.  Le cours du marché approprié est le cours acheteur dans le cas d’un actif et le cours vendeur dans le cas d’un passif.  Le 1er avril 2007, l’Office a réévalué les placements en fonction des nouvelles normes d’évaluation.  La variation de la juste valeur découlant de la réévaluation n’a pas eu d’incidence importante sur la situation financière consolidée du RPC et, par conséquent, aucun ajustement transitoire n’a été fait au solde d’ouverture de l’actif net au 1er avril 2007.  Le chapitre 3855 prévoit également que les coûts de transaction doivent être passés en charges à mesure qu’ils sont engagés et que les produits d’intérêts liés à des obligations doivent être comptabilisés selon la méthode du taux d’intérêt effectif, à compter du 1er avril 2007. 

Frais de gestion
Avec prise d’effet le 1er avril 2007, l’Office a modifié sa convention comptable sur le traitement des frais de gestion versés à des sociétés en commandite pour les placements en actions de sociétés fermées et les placements en infrastructures.  Au cours des exercices antérieurs, ces frais de gestion étaient capitalisés et comptabilisés dans le coût du placement.  Les frais de gestion sont maintenant passés en charges à mesure qu’ils sont engagés.  Cette modification a été apportée à des fins de conformité avec les normes d’évaluation prévues dans le chapitre 3855 du Manuel de l’ICCA, intitulé « Instruments financiers – comptabilisation et évaluation », comme il a été expliqué précédemment à la rubrique Instruments financiers.  La modification de convention comptable n’a pas eu d’incidence importante sur les états financiers consolidés du RPC.

c) Évaluation des placements, sommes à recevoir sur placements et passifs liés aux placements

Les placements, les sommes à recevoir sur placements et les passifs liés aux placements sont inscrits à la date de transaction et présentés à leur juste valeur. La juste valeur est une estimation du montant de la contrepartie dont conviendraient des parties compétentes agissant en toute liberté dans des conditions de pleine concurrence.

La juste valeur est établie comme suit :

(i)

La juste valeur des actions cotées en Bourse est fondée sur les cours du marché.  Lorsque le cours du marché n’est pas disponible ou fiable, par exemple, si les titres ne sont pas suffisamment liquides pour que leurs cours puissent servir de base à la juste valeur, celle-ci est déterminée à l’aide des méthodes d’évaluation reconnues dans le secteur du placement.

(ii)

La juste valeur des placements dans des fonds est fondée sur la valeur de l’actif net communiquée par les gestionnaires externes des fonds, qui utilisent des méthodes d’évaluation reconnues du secteur du placement.

(iii)

Les placements en actions de sociétés fermées et en infrastructures sont détenus directement ou au moyen de participations dans des sociétés en commandite.  La juste valeur des placements détenus directement est établie à l’aide des méthodes d’évaluation reconnues du secteur du placement.  Ces méthodes se fondent sur des facteurs tels que les multiplicateurs d’autres sociétés comparables cotées en Bourse, la valeur actualisée des flux de trésorerie et les opérations avec des tiers, ou d’autres événements qui indiquent une variation de la valeur des placements.  Dans le cas des placements détenus par l’entremise de sociétés en commandite, la juste valeur est généralement établie d’après leur valeur comptable et les autres renseignements pertinents communiqués par le commandité, qui utilise des méthodes d’évaluation reconnues du secteur du placement.

(iv)

La juste valeur des obligations négociables est fondée sur les cours du marché.  Lorsque le cours du marché n’est pas disponible, la juste valeur est calculée d’après la valeur actualisée des flux de trésorerie, à l’aide des taux de rendement actuels d’instruments ayant des caractéristiques semblables.

(v)

La juste valeur des obligations non négociables des gouvernements est calculée d’après la valeur actualisée des flux de trésorerie, à l’aide des taux de rendement d’instruments ayant des caractéristiques semblables et ajustés pour tenir compte du caractère non négociable des obligations et des clauses de renouvellement de celles-ci.

(vi)

Les titres du marché monétaire sont comptabilisés au coût, qui, avec les revenus d’intérêts courus, se rapproche de la juste valeur.

(vii)

La juste valeur des placements dans des biens immobiliers publics est fondée sur les cours du marché.

(viii)

La juste valeur des placements dans des biens immobiliers privés est établie à l’aide des méthodes d’évaluation reconnues dans le secteur immobilier, telles que celles fondées sur la valeur actualisée des flux de trésorerie et les opérations d’achat et de vente comparables.  La valeur de la dette afférente aux placements dans des immobiliers privés est établie à partir de la valeur actualisée des flux de trésorerie, à l’aide des taux de rendement actuels du marché d’instruments ayant des caractéristiques semblables.

(ix)

La juste valeur des obligations indexées sur l’inflation est fondée sur les cours du marché.

(x)

La juste valeur des dérivés négociés en Bourse, notamment les contrats à terme standardisés, est fondée sur les cours du marché.  La juste valeur des dérivés négociés hors bourse, notamment les swaps et les contrats à terme de gré à gré, est établie d’après les cours des instruments sous-jacents ou d’autres méthodes d’évaluation reconnues dans le secteur du placement.

d) Cotisations

Les cotisations comprennent les cotisations du Régime qui ont été gagnées durant l’exercice. L’Agence du revenu du Canada (ARC) perçoit les cotisations et les mesure selon les déclarations traitées.  Pour déterminer le montant des cotisations gagnées durant l’exercice, l’ARC prend en compte les montants perçus et les déclarations traitées et établit un montant estimatif des cotisations pour les déclarations de revenus qui n’ont pas encore été traitées.  Cet estimé demeure sujet à examen et à rectification.  Les corrections, le cas échéant, sont inscrites comme cotisations dans l’exercice au cours duquel elles sont connues.

e) Constatation des revenus de placement

Les revenus de placement sont inscrits selon la méthode de la comptabilité d’exercice et comprend les gains et les pertes réalisés sur les placements, les gains et les pertes non réalisés sur les placements détenus à la fin de l’exercice, les revenus de dividendes (constatés à la date ex-dividende), les intérêts créditeurs et le bénéfice net d’exploitation provenant des placements dans des biens immobiliers privés. Les distributions reçues des sociétés en commandite et des fonds sont constatées à titre d’intérêts créditeurs, de revenus de dividendes, de gains et pertes réalisés sur les placements ou de remboursement de capital, selon le cas.

f) Coûts de transaction

Les coûts de transaction sont des coûts différentiels directement attribuables à l’acquisition ou à la vente d’un placement. Les coûts de transaction sont passés en charges à mesure qu’ils sont engagés et sont comptabilisés à titre de composante des revenus de placement net.

g) Conversion des devises

Les opérations libellées en devises sont converties en dollars canadiens aux taux de change en vigueur à la date de transaction. Les placements et autres éléments d’actif et de passif monétaires libellés en devises sont convertis en dollars canadiens aux taux de change en vigueur à la date de clôture de l’exercice et les gains ou pertes de change qui en résultent sont inclus dans le gain net ou la perte nette dans les revenus de placement net (voir note 9).

h) Pensions et prestations

Les dépenses de pensions et les prestations sont comptabilisées lorsqu’elles sont dues ou estimées de façon raisonnable.

i) Impôts déduits à remettre à l’Agence du revenu du Canada

Les impôts déduits à remettre à l’ARC sont principalement constitués d’impôts volontaires et d’impôts des non-résidents retenus à même les pensions et les prestations payées aux bénéficiaires du RPC.

j) Trop-payés nets

Les trop-payés nets représentent les trop-payés de pensions et de prestations établis durant l’exercice, déduction faite des remises de dette accordées.

k) Frais d’exploitation

Les frais d’exploitation sont comptabilisés dans l’exercice auquel ils se rapportent.

l) Recours à des estimations

La préparation des états financiers consolidés conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada pour le secteur public nécessite l’établissement par la direction de certaines estimations et hypothèses qui influent sur la valeur comptable de l’actif et du passif à la date des états financiers ainsi que sur les revenus et les frais de l’exercice considéré.  Des estimations importantes et un degré considérable de jugement sont nécessaires pour déterminer principalement les cotisations estimatives, la provision pour créances douteuses, les éventualités ainsi que la juste valeur des placements puisque cela suppose une estimation des flux de trésorerie futurs prévus, des taux de rendement et de l’effet d’événements futurs.  Les résultats réels pourraient différer de ces estimations.

m) Modifications de conventions comptables futures

Instruments financiers
En décembre 2006, l’ICCA a publié le chapitre 3862, intitulé « Instruments financiers – informations à fournir » et le chapitre 3863, intitulé « Instruments financiers – présentation », lesquels ont prit effet le 1er avril 2008 en ce qui concerne l’Office.  Ces deux nouveaux chapitres remplacent les obligations d’information et les règles de présentation du chapitre 3861, intitulé « Instruments financiers – informations à fournir et présentation ».  L’adoption de ces normes dans les états financiers consolidés du RPC entraînera la présentation de plus amples informations concernant la nature et l’ampleur des risques découlant des instruments financiers.

Informations à fournir concernant le capital
En décembre 2006, l’ICCA a publié le chapitre 1535, intitulé « Informations à fournir concernant le capital », lequel a prit effet le 1er avril 2008 en ce qui concerne l’Office.  En vertu du chapitre 1535, une entité doit fournir les informations sur ses objectifs, politiques et procédures de gestion de son capital, c’est-à-dire les placements nets dans le cas de l’Office.  Les exigences du chapitre 1535 n’auront pas d’incidence importante sur les informations fournies dans les états financiers consolidés du RPC.

3. Placements et passifs liés aux placements

L’Office d’investissement du RPC a établi des politiques de placement conformément au règlement de l’OIRPC qui décrit comment l’actif doit être investi. Pour établir ces politiques, l’Office d’investissement tient compte de certains actifs qui sont détenus à l’extérieur de celui-ci et qui lui sont en voie de lui être transférés comme l’indique le paragraphe suivant:

La loi sur le RPC et un accord administratif entre Sa Majesté la Reine du chef du Canada et l’Office d’investissement (« l’accord ») prévoient le transfert à l’Office de certains actifs spécifiés du RPC. Ces actifs se composent du solde d’un portefeuille d’obligations fédérales, provinciales et territoriales non négociables, qui ont été transférées à l’Office d’investissement au rythme de 1/36e par mois depuis le 1er mai 2004.  Le dernier 1/36e, totalisant 630 millions de dollars (incluant 16 millions d’intérêts courus) à la juste valeur de marché au 31 mars 2007, a été transféré à l’Office d’investissement du RPC le 1er avril 2007 (voir note 3e).

a) Contrats dérivés

Un dérivé est un contrat financier dont la valeur est fonction de celle des actifs, indices, taux d’intérêt ou taux de change sous-jacents. La juste valeur de ces contrats est comptabilisée à titre des sommes à recevoir sur les dérivés et des passifs liés aux dérivés dans le tableau consolidé des placements. Le risque lié aux dérivés comprend l’ajustement pour la juste valeur et les montants notionnels des contrats dérivés.

L’Office utilise différents types de produits dérivés, qui sont décrits ci-dessous:

Swaps
Les swaps incluent des swaps sur actions, sur obligations, sur devises et sur obligations indexées sur l’inflation ainsi que des swaps de variance qui constituent des accords contractuels, négociés sur le marché hors cote, conclus entre deux contreparties et portant sur l’échange de flux financiers, selon des modalités prédéterminées et en fonction des montants notionnels.  Les swaps sont utilisés à des fins d’amélioration du rendement réel ou d’ajustement de l’exposition à certaines actions, obligations, devises et obligations indexées sur l’inflation ainsi qu’à certains taux d’intérêt, sans qu’il soit nécessaire d’acheter ou de vendre directement les actifs sous-jacents. Les swaps présentent un risque de crédit lié à la possibilité que des contreparties ne puissent respecter les conditions de leurs contrats. L’exposition aux fluctuations des valeurs des actions, des notations, des taux d’intérêt et des taux de change constitue également un risque.

Contrats à terme standardisés
Les contrats à terme standardisés incluent des contrats à terme sur actions, sur taux d’intérêt et sur obligations qui sont négociés en Bourse et qui visent l’achat ou la vente d’une quantité précise d’actions, d’instruments financiers sensibles aux taux d’intérêt ou d’obligations, à un prix et une date ultérieure prédéterminés.  Ils servent à ajuster l’exposition à certaines actions et obligations et à certains instruments financiers sensibles aux taux d’intérêt, sans qu’il soit nécessaire d’acheter ou de vendre directement les actifs sous-jacents. Les principaux risques des contrats à terme standardisés sont liés à l’exposition aux fluctuations de la valeur des actions, des taux d’intérêt et des taux de change, selon le cas.  Le risque de crédit des contrats à terme standardisés est restreint, car ces opérations sont exécutées dans des Bourses réglementées qui sont chacune associées à une chambre de compensation dotée de capitaux suffisants pour assumer les obligations des deux contreparties (voir note 5).

Contrats à terme de gré à gré
Les contrats à terme de gré à gré incluent les contrats de change à terme et des contrats à terme de taux d’intérêt qui constituent des accords contractuels, négociés sur le marché hors cote, conclus entre deux contreparties et qui visent l’achat ou la vente d’une quantité précise de devises ou d’instruments financiers sensibles aux taux d’intérêt, à un prix et une date ultérieure prédéterminés.  Les contrats à terme de gré à gré sont utilisés à des fins d’amélioration du rendement ou de gestion de l’exposition aux devises et aux taux d’intérêt.  Les principaux risques des contrats à terme de gré à gré proviennent d’une exposition à des fluctuations des taux de change et des taux d’intérêt, selon le cas, et d’une possible incapacité des contreparties de respecter les conditions de leur contrat (voir note 5).

Les montants notionnels des contrats dérivés représentent les montants contractuels auxquels un taux ou un cours est appliqué pour le calcul des flux de trésorerie à échanger.  Les montants notionnels servent à déterminer les gains et les pertes et la juste valeur des contrats et représentent généralement une mesure de leur exposition à une catégorie d’actifs à laquelle est lié le contrat. Ils ne sont pas comptabilisés comme des actifs ou des passifs au bilan. Les montants notionnels ne constituent pas le gain potentiel ou la perte potentielle qui pourrait découler du risque de marché ou du risque de crédit associé à un contrat dérivé.

Les montants notionnels et la juste valeur des contrats dérivés détenus au 31 mars s’établissent comme suit :

   Au 31 mars 2008 Exercice terminé
le 31 mars 2008
(en millions de dollars) Montant
notionnel
Juste
valeur
positive
brute
Juste
valeur
négative
brute
Juste
valeur
nette
Juste
valeur
moyenne
positive
brute1
Juste
valeur
moyenne
négative
brute1
SWAPS
Sur actions 12 296 311 (312) (1) 347  (299) 
Sur obligations 2 401 17 (12) 5 13 (5)
Sur devises 1 477 2 (64) (62) - (5)
Sur obligations indexées sur l’inflation 762 39 - 39 3 -
De variance 597 - (1) (1) - -
CONTRATS À TERME STANDARDISÉS
Sur actions 2 969 16 (5) 11 12 (12)
Sur taux d’intérêt et sur obligations - - - - - -
CONTRATS À TERME DE GRÉ À GRÉ
De change 14 899 175 (320) (145) 239 (201)
De taux d’intérêt 276 - - - - -
Total 35 677 560 (714) (154) 614 (522)
  Au 31 mars 2007  Exercice terminé
le 31 mars 2007
(en millions de dollars) Montant
notionnel
Juste
valeur
positive
brute
Juste
valeur
négative
brute
Juste
valeur
nette
Juste
valeur
moyenne
positive
brute1
Juste
valeur
moyenne
négative
brute1
SWAPS
Sur actions 14 435 373  (134) 239 274  (156) 
Sur obligations - - - - - -
Sur devises - - - - - -
Sur obligations indexées sur l’inflation - - - - - -
De variance - - - - - -
CONTRATS À TERME STANDARDISÉS
Sur actions 1 797 1 (2) (1) 4 (4)
Sur taux d’intérêt et sur obligations - - - - - (1)
CONTRATS À TERME DE GRÉ À GRÉ
De change 19 170 145 (72) 73 132 (147)
De taux d’intérêt - - - - - -
Total 35 402 519 (208) 311 410 (308)

1 Selon les valeurs de fin de mois

Au 31 mars 2008, tous les contrats dérivés ont une échéance de un an ou moins, à l’exception des contrats suivants :

(en millions de dollars) Montant
notionnel
Échéance moyenne
pondérée (en années)
Swaps sur actions 1 500 2,0
Swaps sur devises 1 477 2,0
Swaps de variance 597 9,7

Au 31 mars 2007, tous les contrats dérivés avaient une durée de un an ou moins.

b) Actions

(i)

Les placements en actions de sociétés ouvertes sont effectués directement ou par l’intermédiaire de fonds.  Au 31 mars 2008, les actions de sociétés ouvertes comprenaient des placements dans des fonds d’une juste valeur de 1 202 millions de dollars (néant en 2007).

(ii)

Les placements en actions de sociétés fermées sont généralement effectués directement ou au moyen de participations dans des sociétés en commandite pour une durée type de 10 ans.  Les placements en actions de sociétés fermées constituent des participations ou des placements présentant les caractéristiques de risque et de rendement propres aux actions.  Au 31 mars 2008, les actions de sociétés fermées comprenaient des placements directs d’une juste valeur de 3 219 millions de dollars (1 032 millions de dollars en 2007).

En ce qui concerne les participations de sociétés en commandite, l’Office avance à ces dernières des capitaux dont une partie, communément appelée « frais de gestion », est employée par les commandités pour choisir les sociétés sous-jacentes et offrir un appui soutenu à leur direction.  Les frais de gestion, qui varient généralement entre 1 et 2 pour cent du montant total affecté à la société en commandite, sont passés en charges à mesure qu’ils sont engagés.  Pendant l’exercice terminé le 31 mars 2008, des frais de gestion totalisant 157 millions de dollars (131 millions de dollars en 2007) ont été payés aux sociétés en commandite.

c) Stratégies de rendement absolu

Les stratégies de rendement absolu consistent en des placements dans des fonds qui ont pour objectif de générer des rendements positifs indépendamment de la conjoncture du marché, c’est-à-dire des rendements pour lesquels il existe une faible corrélation avec les indices généraux du marché.  Les titres sous-jacents des fonds peuvent comprendre, sans toutefois s’y limiter, des actions, des titres à revenu fixe et des dérivés.

d) Placements sensibles à l’inflation

(i)

L’Office investit dans l’immobilier par l’intermédiaire d’actions de sociétés cotées en Bourse et de placements dans des biens immobiliers privés.

Les placements immobiliers privés sont détenus par des filiales en propriété exclusive et sont gérés pour le compte de l’Office par des gestionnaires de placements, dans le cadre d’arrangements de copropriété. Au 31 mars 2008, la quote-part de la filiale dans ces placements comprenait 7 421 millions de dollars d’actifs (5 441 millions en 2007) et 980 millions de dollars de dette garantie (1 174 millions en 2007) assortie d’un taux d’intérêt fixe moyen pondéré de 6,4 pour cent et d’une échéance de un à 20 ans.

Les placements dans les biens immobiliers privés comprennent des investissements dans des coentreprises.  La quote-part de l’Office dans les coentreprises au 31 mars se résume comme suit :

Quote-part de l’actif net
(en millions de dollars)
2008 2007
Actif 5 173 4 790
Passif (980) (1 174)
  4 193 3 616
 
Quote-part du bénéfice net 
(en millions de dollars)
2008 2007
Revenus 531 484
Charges (328) (325)
  203 159

(ii)

Les échéances des obligations indexées sur l’inflation au 31 mars se présentent comme suit :

  2008 2007
Échéances
(en millions de dollars) Moins
de 1 an
1 à 5
ans
6 à 10
ans
Plus de
10 ans
Total Rendement
effectif
moyen
Total Rendement
effectif
moyen
Obligations indexées sur l’inflation - 181 158 3 623 3 962 3,9 % 3 802 3,3 %

(iii)

En général, les placements en infrastructures s’effectuent directement, mais peuvent également être faits au moyen de participations dans des sociétés en commandite dont la durée type est de 10 ans.  Au 31 mars 2008, les placements en infrastructures comprennent des placements directs d’une juste valeur de 1 913 millions de dollars (2007 – 1 721 millions de dollars). Il n’y a pas de frais de gestion applicables aux placements faits directement tandis que pour les placements en infrastructures dans des sociétés en commandite, ils sont traités de la même manière que les frais de gestion de placements en actions de sociétés fermées, comme l’explique la note 3b. Pour l’exercice terminé le 31 mars 2008, les frais de gestion versés aux sociétés en commandite ont été de 3,4 millions de dollars (4,7 millions en 2007).

e) Placements à revenu fixe

(i)

Les obligations sont composées d’obligations négociables et d’obligations d’État non négociables comme suit :

  2008 2007
  (en millions de dollars)
Obligations négociables
Gouvernement du Canada 911 2 200
Gouvernements provinciaux 1 626 1 110
Sociétés d’État 1 405 920
Total des obligations négociables 3 942 4 230
 
Obligations non négociables
Gouvernement du Canada 1 140 1 888
Gouvernements provinciaux 22 110 22 363
Total des obligations non négociables 23 250 24 251
Quote-part du Fonds de placement du RPC - 614
Quote-part de l’Office d’investissement du RPC 23 250 23 637
Total des obligations 27 192 28 481

Le transfert à l’Office du portefeuille d’obligations fédérales, provinciales et territoriales non négociables du RPC a commencé le 1er mai 2004. La dernière portion des obligations totalisant 630 millions de dollars, selon la juste valeur de marché au moment du transfert, a été transférée le 1er avril 2007.

Les obligations non négociables émises par les provinces et les territoires et acquises par le RPC avant 1998 étaient assorties d’une clause de renouvellement qui permettra à ces émetteurs de les renouveler, à leur gré, les obligations arrivées à échéance pour une durée supplémentaire de 20 ans, à un taux fondé sur leurs taux d’intérêt d’emprunt sur les marchés financiers au moment du renouvellement. Les obligations non négociables sont également rachetables au gré des émetteurs avant leur échéance pour des montants calculés conformément à l’article 110 de la loi sur le Régime de pensions du Canada.

Plutôt que l’exercice du droit de renouvellement prévu par la Loi décrit au paragraphe précédent, l’Office a conclu des ententes avec les provinces, selon lesquelles celles-ci peuvent rembourser leurs obligations et faire en sorte que l’Office achète simultanément une ou plusieurs obligations de remplacement dont le capital ne dépasse pas celui du titre arrivé à échéance et dont la durée est d’au moins 5 ans et d’au plus 30 ans.  Ces obligations de remplacement sont assorties d’une clause de renouvellement qui permet à l’émetteur de renouveler , à son gré, l’obligation pour des durées successives d’au moins 5 ans, sous réserve dans tous les cas d’un maximum de 30 ans après la date d’échéance.  Les obligations de remplacement sont également rachetables au gré des émetteurs avant leur échéance.

Les échéances des obligations négociables et non négociables, compte non tenu de toute option de renouvellement, s'établissent comme suit au 31 mars :

  2008 2007
Échéances
(en millions de dollars) Moins
de 1 an
1 à 5
ans
6 à 10
ans
Plus de
10 ans
Total Rendement
effectif
moyen
Total Rendement
effectif
moyen
Obligations négociables
Gouvernement du Canada - 345 207 359 911 3,6 % 2 200 4,1 %
Gouvernements provinciaux - 423 431 772 1 626 4,4 1 110 4,5
Sociétés d'État - 768 318 319 1 405 4,1 920 4,3
Total obligations négociables - 1 536 956 1 450 3 942   4 230  
 
Obligations non négociables
Gouvernement du Canada 527 613 - - 1 140 2,7 1 888 4,6
Gouvernements provinciaux 1 441 8 303 568 11 798 22 110 4,6 22 363 5,0
Total obligations non négociables 1 968 8 916 568 11 798 23 250   24 251  
 
Total 1 968 10 452 1 524 13 248 27 192 4,5 28 481 4,9

Au 31 mars 2008, si les taux d’intérêt nominaux avaient augmenté ou diminué de 1 pour cent et que les autres variables étaient demeurées stables, la juste valeur des obligations aurait diminué ou augmenté de 6,6 pour cent (6,2 pour cent en 2007).

(ii)

Les autres dettes consistent en des placements à revenu fixe dans des fonds de titres de créance privés et des fonds de placements hypothécaires en difficulté.

f) Prêts de titres

L’Office participe à des prêts de titres pour accroître le rendement du portefeuille.  Le risque de crédit lié aux prêts de titres est réduit par l’obligation imposée à l’emprunteur de fournir une garantie quotidienne sous la forme de placements facilement négociables dont la valeur de marché est supérieure à celle des titres prêtés.  Au 31 mars 2008, les placements de l’Office comprennent des titres prêtés d’une juste valeur de 2 480 millions de dollars (3 047 millions de dollars en 2007).  La juste valeur des garanties reçues à l’égard de ces prêts est de 2 606 millions de dollars (3 202 millions de dollars en 2007).

4. Placements détenus par le Fonds de placement du RPC

Le Fonds de placement du Régime de pensions du Canada a été établi dans les comptes du Canada en vertu de la loi sur le RPC pour enregistrer les placements du Régime dans des obligations des provinces, des territoires et du Canada. Le portefeuille d’obligations du Fonds de placement du RPC était administré par le ministère fédéral des Finances.

Selon la modification législative et l’entente administrative qui en découle, les obligations détenues par le Fonds de placement du RPC ont été transférées à l’Office d’investissement du RPC sur une période de trois ans. Après que la dernière portion (36/36ièmes pour 630 millions de dollars) des obligations ait été transférée à l’Office le 1er avril 2007, le Fonds de placement du RPC a cessé d’exister.

Voir la note 3e pour plus d’information sur les obligations.

5. Gestion du risque de placement

L’Office est exposé à différents risques financiers en raison de ses activités de placement.  Ces risques comprennent le risque de marché (y compris le risque de change, le risque de taux d’intérêt et le risque de prix), le risque de crédit et le risque d’illiquidité.  L’Office gère les risques financiers conformément à la Loi sur l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada et son règlement et aux politiques de placement.  En outre, les dérivés sont utilisés, lorsqu’il y a lieu, pour gérer certains risques courus (voir note 3a).

(i)

Risque de marché : Le risque de marché est le risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un placement fluctuent par suite de variations des prix du marché. L’Office gère le risque de marché en investissant dans un large éventail de catégories d’actifs et en appliquant des stratégies de placement visant à réaliser une prime de risque diversifiée sur l’ensemble des fonds, en fonction des limites relatives établies dans les politiques de placement.  Le risque de marché est composé des risques suivants :

Risque de change : L’Office est exposé au risque de change puisqu’il détient des placements libellés en diverses devises. Les fluctuations de la valeur relative des devises par rapport au dollar canadien peuvent avoir des effets favorables ou défavorables sur la juste valeur et sur les flux de trésorerie futurs de ces placements.

L’exposition nette au risque de change sous-jacent, compte tenu de l’affectation des contrats dérivés de change, au 31 mars, s’établit comme suit :

(en millions de dollars) 2008 2007
Devise Exposition nette % du total Exposition nette % du total
Dollar américain 23 586 49 23 502 50
Euro 10 813 23 8 744 19
Yen 4 910 10 5 299 11
Livre sterling 3 593 8 4 166 9
Dollar australien 1 243 3 1 799 4
Franc suisse 1 111 2 1 167 2
Autres 2 317 5 2 378 5
Total 47 573 $ 100 % 47 055 $ 100 %

Risque de taux d’intérêt : Le risque de taux d’intérêt est le risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un placement fluctuent en raison des variations des taux d’intérêt sur le marché.  Les placements portant intérêt et les passifs liés aux placements portant intérêt de l’Office sont exposés au risque de taux d’intérêt.  Les placements les plus exposés au risque de taux d’intérêt sont les placements en obligations (voir note 3e).

Risque de prix : Le risque de prix est le risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un placement fluctuent par suite de variations des prix du marché (autres que celles découlant du risque de taux d’intérêt ou du risque de change), que celles-ci résultent de facteurs propres au placement en question ou de facteurs touchant tous les titres négociés sur le marché.

(ii)

Risque de crédit : Le risque de crédit correspond au risque de perte financière découlant du manquement d’une contrepartie à ses obligations contractuelles.  Les placements de l’Office en titres de créance et en dérivés sont exposés au risque de crédit.  La valeur comptable de ces placements présentée au tableau consolidé des placements représente le risque de crédit maximal à la date du bilan.  L’Office limite le risque de crédit en traitant avec des contreparties qui ont une notation minimale de A- dans le cas des opérations sur des instruments dérivés, et de BBB/R-2 (court terme) pour toutes les autres opérations.  Cette notation est attribuée par une agence de notation reconnue, le cas échéant, ou déterminée par un processus interne d’évaluation du crédit.  L’exposition au risque de crédit relatif à une contrepartie est limitée à des montants maximaux, qui sont précisés dans les politiques de placement.

(iii)

Risque d’illiquidité : Le risque d’illiquidité est le risque de ne pouvoir produire suffisamment de liquidités ou d’équivalents en temps opportun et de façon efficiente pour respecter ses engagements à l’échéance.  L’Office est exposé au risque d’illiquidité du fait qu’il a des engagements de placement non capitalisés (voir note 12) et qu’il assume la responsabilité d’offrir des services de gestion de la trésorerie au RPC (voir note 11).  L’Office réduit son exposition au risque d’illiquidité par l’intermédiaire de ses facilités de crédit non garanties (voir note 6) et grâce à sa capacité de vendre rapidement certains placements négociés sur un marché actif.

6. Facilités de crédit

L’Office maintient des facilités de crédit non garanties de 1,5 milliard de dollars (1,5 milliard en 2007) pour répondre à des besoins éventuels de liquidités.  Au 31 mars 2008, aucun montant n’avait été tiré sur les facilités de crédit (aucun en 2007).

7. Sommes à recevoir

  2008 2007
(en millions de dollars)
Sommes à recevoir
Cotisations 4 128 3 333
Régime de rentes du Québec 100 100
Bénéficiaires
Solde des trop-payés de pensions et prestations 94 89
Provision pour créances douteuses (58) (53)
 
  4 264 3 469

Le Ministère met en oeuvre des procédés qui lui permettent de détecter les trop-payés.  Pendant l’exercice, les trop-payés établis atteignaient 32 millions de dollars (29 millions en 2007) et les remises de dette accordées s’élevaient à 3 millions de dollars (4 millions en 2007); les recouvrements ont atteint 24 millions de dollars (22 millions en 2007).

8. Encaisse

L’encaisse est constituée du total d’encaisse du Compte du RPC et de l’Office.  Le Compte du RPC a été établi dans les comptes du Canada en vertu de la loi sur le RPC pour enregistrer les cotisations, les intérêts, les pensions, les prestations et les frais d’exploitation du Régime. Le Compte enregistre également les sommes transférées à ou reçues de l’Office d’investissement du RPC. Au 31 mars 2008, le dépôt auprès du receveur général du Canada dans le Compte du RPC était de 106 millions de dollars (54 millions en 2007) et l’encaisse de l’Office d’investissement du RPC de 3 millions de dollars (2 millions en 2007) pour un total de 109 millions de dollars (56 millions en 2007) dans l’état consolidé de l’actif net et l’état consolidé des flux de trésorerie.

9. Revenus (pertes) de placement net

Les revenus (pertes) de placement net est présenté déduction faite des coûts de transaction et des frais de gestion de placements. Les frais de gestion de placements cotés en Bourse gérés à l’externe comprennent des honoraires fondés sur le rendement, qui fluctuent avec le rendement des placements (voir notes 3b et 3c).

Les revenus (pertes) de placement net par catégorie d’actif compte tenu des contrats de dérivés et des sommes à recevoir sur les placements et les passifs liés aux placements, pour l’exercice terminé le 31 mars, s’établissent comme suit :

(en millions de dollars) 2008
  Revenu de
placement1
Gain (perte)
net sur les
placements2,3
Revenu
(perte) de
placement
total
Frais de
gestion de
placements
Coûts de
transaction
Revenu
(perte) de
placement
net
Actions
Canadiennes
Actions de sociétés ouvertes 309 986 1 295 (8) (23) 1 264
Actions de sociétés fermées 13 21 34 (12) (7) 15
  322 1 007 1 329 (20) (30) 1 279
Étrangères
Actions de sociétés ouvertes 1 881 (7 744) (5 863) (8) (26) (5 897)
Actions de sociétés fermées 105 988 1 093 (145) (12) 936
  1 986 (6 756) (4 770) (153) (38) (4 961)
  (2 308) (5 749) (3 441) (173) (68) (3 682)
Placements à revenu fixe
Obligations 1 426 560 1 986 - - 1 986
Autres dettes - (48) (48) (2) (1) (51)
Titres du marché monétaire 67 9 76 - - 76
  1 493 521 2 014 (2) (1) 2 011
Stratégies de rendement absolu - 106 106 (23) - 83
Placements sensibles à l’inflation
Placements immobiliers publics 28 (222) (194) (5) (1) (200)
Placements immobiliers privés 259 276 535 (27) (19) 489
Obligations indexées sur l’inflation 89 287 376 - - 376
Placements en infrastructures 134 551 685 (3) (24) 658
  510 892 1 402 (35) (44) 1 323
Intérêts sur solde d'exploitation 8 - 8 - - 8
 
Total 4 319 (4 230) 89 (233) (113) (257)
 (en millions de dollars) 2007
  Revenu de
placement1
Gain (perte)
net sur les
placements2,3
Revenu
(perte) de
placement
total
Frais de
gestion des
placements
(note 2b)
Coûts de
transaction4
Revenu
(perte) de
placement
net
Actions
Canadiennes
Actions de sociétés ouvertes 390 2 785 3 175 (6) - 3 169
Actions de sociétés fermées 8 69 77 - - 77
  398 2 854 3 252 (6) - 3 246
Étrangères
Actions de sociétés ouvertes 1 062 3 893 4 955 (3) - 4 952
Actions de sociétés fermées 90 1 747 1 837 - - 1 837
  1 152 5 640 6 792 (3) - 6 789
  1 550 8 494 10 044 (9) - 10 035
Placements à revenu fixe
Obligations 1 806 (375) 1 431 - - 1 431
Autres dettes - - - - - -
Titres du marché monétaire 86 12 98 - - 98
  1 892 (363) 1 529 - - 1 529
Stratégies de rendement absolu - (1) (1) (1) - (2)
Placements sensibles à l’inflation
Placements immobiliers publics 51 402 453 (1) - 452
Placements immobiliers privés 230 625 855 (11) - 844
Obligations indexées sur l’inflation 109 (79) 30 (3) - 27
Placements en infrastructures 23 127 150 - - 150
  413 1 075 1 488 (15) - 1 473
Intérêts sur solde d’exploitation 9 - 9 - - 9
 
Total 3 864 9 205 13 069 (25) - 13 044

1Comprend les intérêts créditeurs, les dividendes, le produit tiré des prêts de titres et le bénéfice d’exploitation provenant des placements dans les placements immobiliers privés.

2Comprend les gains et les pertes réalisés sur les placements, les gains et les pertes non réalisés sur les placements détenus à la fin de l’exercice et les gains et les pertes de change.

3Comprend des pertes de change de 1 365 millions de dollars (gains de change de 1 053 millions de dollars en 2007).

4Avant le 1er avril 2007, les coûts de transaction sur les achats étaient capitalisés et comptabilisés dans le coût du placement, et les coûts de transaction sur les ventes étaient déduits des gains réalisés ou ajoutés aux pertes à titre de frais de disposition.

10. Frais d’exploitation

2008 2007
(en millions de dollars)
Frais généraux d’exploitation 281 257
Salaires et avantages sociaux 300 304
Honoraires de service professionnels et services-conseils 18 13
 
Total des frais d’exploitation 599 574

11. Responsabilités liées à l’actif net et à l’évolution de l’actif net

La gestion des actifs et des activités du Régime de pensions du Canada est partagée entre différents ministères fédéraux et l’Office d’investissement du RPC (OIRPC). L’OIRPC est responsable de l’investissement de la majorité des actifs du Régime, tandis que le gouvernement du Canada (GdC), par l’entremise de différents ministères fédéraux, effectue la gestion des actifs restants ainsi que du recouvrement des cotisations faites au RPC et la gestion et le paiement des prestations du RPC.  Afin de démontrer la responsabilité de chaque partie, le tableau suivant présente une information sommaire sur les portions de l’actif et du passif et sur les sources de revenus et charges gérés par le GdC et l’OIRPC.

  2008 2007
  GdC OIRPC Total GdC OIRPC Total
  (en millions de dollars)
Actif 4 371 130 923 135 294 4 152 119 959 124 111
Passif 289 8 220 8 509 256 4 024 4 280
Actif net 4 082 122 703 126 785 3 896 115 935 119 831
 
Revenus (pertes) :
Cotisations 35 346 - 35 346 32 355 - 32 355
Revenus (pertes) de placement 11 (268) (257) 256 12 788 13 044
  35 357 (268) 35 089 32 611 12 788 45 399
 
Charges :
Pensions et prestations 27 536 - 27 536 26 115 - 26 115
Frais d’exploitation 445 154 599 460 114 574
  27 981 154 28 135 26 575 114 26 689
 
Augmentation (diminution)
de l’actif net
7 376 (422) 6 954 6 036 12 674 18 710

Conformément à l’article 108.1 de la loi sur le RPC et l’Accord en date du 1er avril 2004, les sommes non nécessaires à l’atteinte des obligations spécifiques du RPC, sont transférées hebdomadairement  à l’OIRPC. Les fonds proviennent des cotisations au RPC de la part des employeurs et des employés et des intérêts créditeurs générés par le dépôt auprès du receveur général.

En septembre 2004, l’OIRPC assumait la responsabilité d’offrir des services de gestion de la trésorerie au RPC, incluant un retour périodique, sur une base mensuelle au minimum, des fonds nécessaires pour couvrir les prestations et les charges du RPC

Durant l’exercice terminé le 31 mars 2008, un total de 27,8 milliards de dollars a été transféré à l’OIRPC, comprenant le dernier transfert d’obligations pour un montant de 630 millions de dollars à leur juste valeur du marché au moment du transfert et 27,2 milliards de dollars d’encaisse. Durant cette même période, un total de 20,6 milliards de dollars a été retourné au RPC pour satisfaire ses besoins de trésorerie.

Activités durant l’exercice
  2008 2007
(en millions de dollars)
Office d’investissement du régime de pensions du Canada
 
Transferts cumulatifs à l’OIRPC,  au début de l’exercice 125 289 91 795
Transferts d’obligations et des intérêts courus 630 8 018
Transferts de fonds à l’OIRPC 27 154 25 476
Transferts cumulatifs à l’OIRPC, à la fin de l’exercice 153 073 125 289
 
Transferts cumulatifs de l’OIRPC,  au début de l’exercice (42 120) (23 355)
Transferts de fonds de l’OIRPC (20 594) (18 765)
Transferts cumulatifs de l’OIRPC,  à la fin de l’exercice (62 714) (42 120)
 
Transferts cumulatifs nets à l’OIRPC 90 359 83 169

12. Engagements

L’Office d’investissement du RPC s’est engagé à conclure des opérations de placement qui seront financées au cours des prochains exercices conformément aux modalités convenues.  Au 31 mars 2008, les engagements en cours totalisent 18,6 milliards de dollars (13,4 milliards en 2007).

Au 31 mars 2008, l’Office a pris des engagements de location et d’autres engagements pour un montant s’élevant à 59,4 millions de dollars (54,9 millions en 2007) s’échelonnant sur les dix prochains exercices.

13. Éventualités

a) Appels concernant le paiement de pensions et de prestations

Au 31 mars 2008, il existait 6 962 appels (7 996 en 2007) concernant le paiement de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada.  Ces éventualités sont estimées de façon raisonnable, en utilisant des données historiques, à un montant de 79 millions de dollars (88 millions en 2007) lequel a été enregistré comme une charge à payer dans les états financiers 2007-2008 du RPC.  Toute prestation admissible sera comptabilisée comme charge dans l’exercice au cours duquel le montant sera quantifiable.

b) Recours collectif

Un recours collectif a contesté avec succès le RPC pour discrimination envers les survivants dont les conjoints de fait du même sexe sont décédés entre le 17 avril 1985 et le 1er janvier 1998.

Le 1er mars 2007, la Cour suprême de Canada (CSC) a rendu sa décision et statué que les personnes inscrites au recours collectif avaient droit au paiement de prestations de survivant si elles rencontraient les critères d’éligibilité du RPC.  Le paiement d’arrérages est limité à 11 mois débutant soit à la date de demande sans paiement durant les mois précédents août 1999 ou à la date d’émission de la déclaration de recours en novembre 2001.  La CSC a également confirmé que des intérêts étaient payables.  Le 29 février  2008, la Cours supérieure de justice de l’Ontario a fixé les taux d’intérêt applicables avant le 19 décembre 2003 à 5 % et à 8 % à partir du 19 décembre 2003 (date du jugement de la cour).

En date du 31 mars 2008, un montant de 8,9 millions de dollars (13,5 millions de dollars en 2007) a été comptabilisé dans les états financiers 2007-2008 du RPC relativement aux paiements rétroactifs estimatifs attribuables.

c) Autres réclamations et actions en justice

Dans le cours normal des affaires, le RPC est engagé dans diverses réclamations et actions en justice autres que celle décrite à la note 13b. Bien que le montant des réclamations puisse être important, leur dénouement ne peut être évalué. Le RPC comptabilise une provision pour les réclamations et les actions en justice lorsqu'il est probable qu'un paiement soit fait et qu'un estimé raisonnable puisse être fait. Aucune provision n'a été comptabilisée dans les états financiers 2007-2008 et 2006-2007 pour ces réclamations et actions en justice.

d) Garanties et indemnisations

L’Office d’investissement fournit des garanties à ses dirigeants, à ses administrateurs et, dans certains cas, à diverses contreparties. L’Office peut être tenu d’indemniser ces parties pour les coûts engagés par suite de diverses éventualités, telles que des modifications législatives ou réglementaires et des poursuites. La nature atypique des conventions d’indemnisation empêche l’Office de faire une estimation raisonnable des paiements potentiels maximaux qu’il pourrait être tenu d’effectuer. Jusqu’à présent, l’Office n’a pas reçu de demandes ni effectué de paiements d’indemnisation.

14. Opérations entre apparentés

En plus des opérations déjà présentées dans les notes afférentes aux états financiers consolidés, le RPC a 4 128 millions de dollars (3 333 millions en 2007) de cotisations à recevoir de l’Agence du revenu du Canada.

Le RPC effectue des opérations avec le gouvernement du Canada dans le cours normal de ses activités, lesquelles sont inscrites à la valeur d’échange. Les frais sont déterminés d’après une estimation de la répartition des coûts et sont imputés au RPC conformément à un protocole d’entente.

Total des opérations de l’exercice
  2008 2007
(en millions de dollars)
Administration des pensions et des prestations, locaux et services ministériels  
Ressources humaines et Développement social Canada et Service Canada 291 310
     
Perception des cotisations
Agence du revenu du Canada 140 135
     
Émission des chèques et services informatiques
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada 12 14
     
Services actuariels
Bureau du surintendant des institutions financières 2 1
  445 460

15. Chiffres correspondants

Certains chiffres correspondants ont été reclassés pour se conformer à la présentation de l’exercice courant.

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Date de modification :
2012-02-09