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Archivée - Rapport annuel du Régime de pensions du Canada 2003-2004

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Notes aux états financiers le 31 mars 2004

  1. Description du Régime de pensions du Canada
  2. Principales conventions comptables
  3. Modification de convention comptable
  4. Placements détenus par le Fonds de placement du RPC
  5. Placements détenus par l'Office d'investissement du RPC
  6. Sommes à recevoir des prestataires
  7. Compte du Régime de pensions du Canada
  8. Cotisations
  9. Revenus (pertes) de placement
  10. Frais d'administration
  11. Éventualités
  12. Modification législative
  13. Chiffres correspondants

1. Description du Régime de pensions du Canada

a) Description du Régime

Le Régime de pensions du Canada (le Régime) est un régime fédéral-provincial créé en vertu d'une loi du Parlement en 1965.

Le Régime a été mis sur pied en 1966. C'est un régime d'assurance sociale obligatoire et contributif, en vigueur partout au Canada, sauf au Québec, qui offre le Régime des rentes du Québec, un régime semblable. Le Régime a pour objectif d'assurer aux travailleurs et aux personnes dont ils ont la charge, une protection en cas de perte de revenu causée par la retraite, l'invalidité ou le décès.

Le ministre de Développement social Canada est chargé d'administrer le Régime de pensions du Canada (la loi du RPC), à l'exception de la perception des cotisations, qui relève du ministre du Revenu national. Le ministre des Finances et ses homologues provinciaux sont responsables de l'établissement des taux de cotisation, du niveau des pensions et prestations et de la politique de financement.

Les opérations financières du Régime sont enregistrées dans le Compte du RPC (note 7). Le Fonds de placement du RPC (note 4) détient le portefeuille d'obligations du Régime alors que les sommes investies sur les marchés financiers sont gérées par l'Office d'investissement du RPC (note 5). Les opérations financières du Compte et du Fonds de placement sont régies par la Loi du RPC et ses règlements. Les opérations de l'Office d'investissement sont régies par la Loi sur l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada et ses règlements.

Comme le prévoit la Loi du RPC, les modifications à la loi exigent l'approbation des deux tiers des provinces qui comptent ensemble pour au moins les deux tiers de la population de toutes les provinces qui participent au Régime.

b) Financement

Le RPC est financé par les cotisations et les revenus de placement. Les employeurs et les employés paient des cotisations égales. Les travailleurs autonomes paient le total de la cotisation combinée.

Initialement, le Régime avait été conçu pour être un régime sans capitalisation, ce qui signifie que les pensions et les prestations devaient être payées à même les cotisations courantes. Avec les modifications apportées à la loi en 1997, le Régime est maintenant financé sur une base dite de « stabilisation » — ce qui signifie que le taux de cotisation combiné a augmenté jusqu'à 9,9 p. 100 des gains admissibles en 2003, et s'est stabilisé par la suite.

Entre 1966 et 1986, le taux de cotisation combiné employeur-employé est demeuré à 3,6 p. 100 des gains admissibles. En 1987, il est passé à 3,8 p. 100 et a augmenté annuellement de 0,2 p. 100 pour atteindre 5,6 p. 100 en 1996. De 1997 jusqu'en 2002, le taux de cotisation combiné a augmenté annuellement pour atteindre 9,9 p. 100 en 2003. Les cotisations combinées maximales étaient de 3 663 $ pour 2004 (2003 – 3 604 $).

La Loi du RPC stipule qu'un rapport actuariel doit être préparé tous les trois ans aux fins de l'examen de la situation financière du Régime par le ministre des Finances et ses homologues provinciaux. En décembre 2001, l'actuaire en chef du Bureau du surintendant des institutions financières a présenté son 18e rapport actuariel daté du 31 décembre 2000 au ministre des Finances. Ce rapport a été déposé à la Chambre des communes le 10 décembre 2001. À la lumière de leur examen triennal de 2002, les ministres fédéral et provinciaux des Finances ont conclu que le Régime est en bonne santé financière. De plus, il est prévu que le taux de cotisation combiné employeur-employé (qui a atteint 9,9 p. 100 en 2003) sera suffisant pour assurer la viabilité du Régime dans le contexte du vieillissement de la population. Plusieurs hypothèses telles que le taux de rendement à long terme sur les actifs, le taux d'inflation, les taux de mortalité, les taux d'augmentation des salaires et avantages sociaux, entre autres, sont utilisées dans le 18e rapport actuariel du RPC. Ces hypothèses représentent les meilleures estimations des événements économiques et démographiques futurs. Le prochain rapport actuariel en date du 31 décembre 2003 devrait être terminé d'ici décembre 2004.

c) Actif net du Régime

L'actif net du Régime est constitué du dépôt auprès du receveur général du Canada, des placements à court terme, des obligations à long terme détenues par le Fonds de placement du RPC et de l'actif net de l'Office d'investissement du RPC. L'actif net représente les fonds accumulés pour le paiement des pensions, des prestations et des frais d'administration. Cette somme ne couvre pas la valeur actuarielle des pensions et des prestations constituées. Au 31 mars 2004, l'actif net du Régime s'élève à 72,5 milliards de dollars (2003 – 57,3 milliards). Cette somme correspond à environ 3,2 fois le total des pensions et des prestations de l'exercice 2003-2004.

d) Pensions et prestations

Pensions de retraite – La pension de retraite est payable à tous les cotisants de 60 ans ou plus, sous réserve des dispositions de la Loi. Le montant mensuel est égal à 25 p. 100 de la moyenne mensuelle des gains admissibles durant la période cotisable. Il est rajusté à la baisse ou à la hausse selon que la personne demande sa pension avant ou après l'âge de 65 ans. Cet ajustement ne peut excéder 30 p. 100. Le montant mensuel maximum pour une nouvelle pension payable à compter de 65 ans est de 814,17 $ en 2004 (2003 – 801,25 $).

Prestations d'invalidité – La prestation d'invalidité est payable à tout cotisant qui est invalide, sous réserve des dispositions de la Loi. La prestation d'invalidité est composée d'une partie fixe et d'une partie variable égale à 75 p. 100 de la pension de retraite acquise. Le montant mensuel maximum pour une nouvelle prestation est de 992,80 $ en 2004 (2003 – 971,26 $).

Prestation de survivant – La prestation est payable à l'époux ou au conjoint de fait (le bénéficiaire) d'un cotisant décédé, sous réserve des dispositions de la Loi. Pour le bénéficiaire de moins de 65 ans, la prestation est composée d'une partie fixe et d'une partie variable égale à 37,5 p. 100 de la pension de retraite acquise par le cotisant décédé. Un bénéficiaire âgé de 35 à 45 ans, qui n'est pas invalide ou qui n'a pas d'enfant à charge, reçoit une prestation réduite. Pour le bénéficiaire de 65 ans ou plus, la prestation est égale à 60 p. 100 de la pension de retraite acquise par le cotisant décédé. Le montant mensuel maximum pour une nouvelle prestation payable à un bénéficiaire est de 488,50 $ en 2004 (2003 – 480,75 $).

Prestations d'orphelin et d'enfant de cotisant invalide – Sous réserve des dispositions de la Loi, chaque enfant d'un cotisant qui reçoit une prestation d'invalidité ou d'un cotisant décédé a droit à une prestation s'il a moins de 18 ans ou s'il est âgé de 18 à 25 ans et fréquente à plein temps un établissement d'enseignement. La prestation mensuelle à taux fixe est de 192,68 $ en 2004 (2003 – 186,71 $).

Prestations de décès – Sous réserve des dispositions de la Loi, la prestation de décès est un paiement unique fait à la succession d'un cotisant ou pour son compte. La prestation est égale au moindre de 10 p. 100 du maximum des gains admissibles de l'année du décès ou de six fois la pension de retraite mensuelle acquise par le cotisant décédé. En 2004, le maximum permis est de 2 500 $ (2003 – 2 500 $).

Indexation des pensions et des prestations – Les pensions et les prestations sont indexées annuellement en vertu de la Loi, en fonction de l'indice des prix à la consommation au Canada. Le taux d'indexation pour 2004 est de 3,2 p. 100 (2003 – 1,6 p. 100).

2. Principales conventions comptables

a) Présentation

Les états financiers présentent la situation financière, l'évolution de l'actif net et les flux de trésorerie du Régime de pensions du Canada. Ils comprennent la situation financière de l'Office d'investissement du RPC et les résultats de ses activités. Ces états financiers sont préparés conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada et sont conformes à la présentation et aux exigences comptables de la Loi du RPC.

Ces états financiers ne présentent pas d'information sur les obligations futures du Régime, établies sur une base actuarielle, puisque la Loi du RPC n'exige pas que les pensions et les prestations soient capitalisées.

Le Régime est contrôlé conjointement par le gouvernement du Canada et les provinces participantes. À ce titre, il est exclu du périmètre comptable du gouvernement du Canada, et ses opérations ne sont pas consolidées avec celles du gouvernement.

b) Évaluation des placements

Les obligations détenues par le Fonds de placement du RPC et les investissements de l'Office d'investissement du RPC sont présentées à la juste valeur. La juste valeur est le montant de la contrepartie dont conviendraient des parties consentantes et averties, agissant de leur plein gré dans le cadre d'une opération sans lien de dépendance.

Les obligations détenues par le Fonds de placement du RPC – La juste valeur est déterminée en calculant la valeur actualisée des flux de trésorerie projetés. Le taux d'actualisation utilisé est basé, selon le cas, sur le taux provincial, territorial ou du gouvernement du Canada. La juste valeur inclut un escompte additionnel pour les caractéristiques non négociable et non transférable des obligations.

Les obligations émises par les gouvernements des provinces et des territoires peuvent être remboursées avant échéance à l'option de ces gouvernements ou renouvelés pour une période additionnelle de 20 ans. Il y a des méthodes de calcul différentes pour les obligations qui sont remboursées avant échéance ou renouvelées qui ne tiennent pas compte des caractéristiques non négociable et non transférable des obligations. Un remboursement anticipé ou un renouvellement pourrait donc résulter en des transactions à des montans qui diffèrent de la juste valeur comptabilisées des obligations.

Les placements de l'Office d'investissement du RPC – la juste valeur des placements est représentée par le cours des actions cotées en bourse et la valeur des parts dans des caisses de gestion commune et des fonds communs de placement. La valeur des parts reflète le cours des titres sous-jacents.

La juste valeur des placements en actions de sociétés fermées et des fonds d'infrastructure, qui ne sont pas cotés en bourse, est établie annuellement, après la première année où ces biens sont détenus, d'après leur valeur comptable et les autres renseignements pertinents communiqués par les gestionnaires externes des sociétés en commandite ou des fonds dans lesquels sont effectués les placements. Les valeurs comptables sont établies par les gestionnaires externes à l'aide de méthodes d'évaluation reconnues dans le secteur de placement.

La juste valeur des placements dans des biens immobiliers sur les marchés privés est établie annuellement, après la première année où ces biens sont détenus, à l'aide des méthodes d'évaluation reconnues dans le secteur immobilier, telles que celles fondées sur la valeur actualisée des flux de trésorerie et les opérations d'achat et de vente comparables.

La juste valeur des dérivés négociés hors bourse, tels que les swaps, est fondée sur la valeur actualisée des flux de trésorerie et les cours des actifs sous-jacents aux caractéristiques semblables.

Les titres du marché monétaire sont comptabilisés au coût qui, avec les intérêts créditeurs courus, correspond approximativement à la juste valeur.

c) Cotisations

Les cotisations comprennent les cotisations du Régime qui ont été gagnées durant l'année. L'Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) encaisse les cotisations et les mesure selon les déclarations traitées. Les cotisations encaissées par l'ADRC sont évaluées à partir des montants provenant des déclarations traitées par l'ADRC ainsi que d'estimations non encore calculées, établies selon l'argent reçu. Ces cotisations demeurent sujettes à examen et à rectification. Les corrections, le cas échéant, sont inscrites comme cotisations dans l'exercice au cours duquel elles sont connues.

d) Constatation du revenu de placement

Les revenus du Fonds d'investissement du RPC sont comptabilisés selon la méthode de l'exercice et comprennent les gains et les pertes non réalisés sur les obligations détenues à la fin de l'exercice.

Le bénéfice net provenant de l'exploitation de l'Office d'investissement du RPC correspond au revenu de placement de l'Office d'investissement, déduction faite des frais de placement et des dépenses d'administration. Le revenu de placement est inscrit selon la méthode de la comptabilité d'exercice et comprend les gains et les pertes réalisés à la cession de placements, les gains et les pertes non réalisés sur les placements détenus à la fin de l'exercice, le revenu de dividendes (constaté à la date ex-dividende), les intérêts créditeurs et les distributions de sociétés de financement et fiducies ainsi que le revenu net d'exploitation provenant des placements immobiliers effectués sur les marchés privés.

Les gains et les pertes réalisés sur les placements vendus au cours de l'exercice représentent l'écart entre le produit de la vente et le coût des placements, déduction faite des frais de cession. Les gains et les pertes non réalisés représentent l'écart entre la juste valeur et le coût des placements. Les gains et les pertes non réalisés représentent la variation, d'un exercice à l'autre, de l'écart entre la juste valeur et le coût des placements.

e) Conversion des devises

Les opérations libellées en devises sont comptabilisées aux taux de change en vigueur à la date d'opération. Les placements libellés en devises et détenus à la fin de l'exercice sont convertis aux taux de change en vigueur à la date de clôture de l'exercice. Les gains et les pertes réalisés et non réalisés en découlant sont inclus dans le revenu de placement.

f) Les pensions et les prestations sont comptabilisées lorsqu'elles sont dues.

g) Les trop-payés nets représentent les trop-payés de pensions et de prestations établis durant l'exercice, déduction faite des remises de dette accordées.

h) Les frais d'administration sont comptabilisés dans l'exercice auquel ils se rapportent.

i) Incertitude relative à la mesure

La préparation des états financiers conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada requiert que la direction pose certaines hypothèses et fasse certaines estimations qui affectent les montants d'actifs et de passifs déclarés en date des états financiers ainsi que les revenus et dépenses constatés durant l'exercice. Les résultats réels pourraient différer de ces estimations. Les principaux éléments susceptibles de faire l'objet d'estimations sont les cotisations, les frais d'administration, la provision pour créances douteuses, la juste valeur des obligations détenues par le Fonds de placement du RPC et la juste valeur des placements de l'Office d'investissement.

3. Modification de convention comptable

Au cours de l'exercice, une modification à la loi a été approuvée ce qui va entraîner le transfert des actifs du RPC à l'Office d'investissement du RPC (voir note 12).

Afin de présenter de façon constante la comptabilisation des obligations provinciales, territoriales et fédérales entre le Fonds d'investissement du RPC et de l'Office d'investissement du RPC, la comptabilité à la juste valeur a été adoptée pour les obligations en 2004, contrairement aux années précédentes où les obligations étaient comptabilisées au coût. Cette modification de convention comptable a été appliquée de façon rétroactive et les états financiers de l'année précédente ont donc été redressés.

La nouvelle convention comptable a entraîné la comptabilisation des gains et pertes non réalisés sur les obligations dans l'état de l'évolution de l'actif net et les obligations sont présentées à leur juste valeur à l'état de l'actif net.

L'incidence de la modification de convention comptable sur les états financiers de l'exercice courant et précédent est présentée dans le tableau suivant :

  2004 2003
en millions de dollars
  Placements enregistrés Placements enregistrés
  au coût juste valeur au coût juste valeur
État de l'actif net
    Actif
    Fonds de placement du RPC
      Obligations provinciales et territoriales 22 181 25 397 23 204 26 080
      Obligations du Canada 3 352 4 070 3 369 4 071
    Actif net 68 576 72 511 53 673 57 251
 
    État de l'évolution de l'actif net
      Actif net au début de l'exercice 53 673 57 251 51 709 55 094
      Revenus (pertes) de placement 9 891 10 248 (1 242) (1 049)
      Actif net à la fin de l'exercice 68 576 72 511 53 673 57 251

4. Placements détenus par le Fonds de placement du RPC

Le Fonds de placement du Régime de pensions du Canada a été établi dans les comptes du Canada en vertu de la Loi du RPC pour enregistrer les placements du Régime dans des titres des provinces, des territoires et du Canada. Le portefeuille d'obligations du Fonds de placement du RPC est administré par le ministère fédéral des Finances.

Jusqu'à la fin de 1997, l'excédent des liquidités nécessaires aux opérations courantes du Régime pour les trois mois à venir était placé dans des titres des gouvernements fédéral, territoriaux et provinciaux. Il s'agissait d'obligations non négociables assorties d'une échéance maximale de 20 ans, fixée par le ministre des Finances, sur recommandation de l'actuaire en chef du Bureau du surintendant des institutions financières. Le taux d'intérêt des obligations était déterminé par le ministre des Finances, en fonction du rendement moyen à l'échéance de toutes les obligations en circulation du gouvernement du Canada dont l'échéance est de 20 ans ou plus. À l'échéance des obligations, les fonds non requis pour le paiement des pensions et des prestations étaient réinvestis dans de nouvelles obligations.

À compter de 1998, le produit d'une obligation provinciale ou territoriale arrivant à échéance peut être réinvesti dans une nouvelle obligation une seule fois, pour une période de 20 ans, si d'une part, l'émetteur en fait la demande et, d'autre part, le solde d'exploitation est suffisant pour payer les pensions et les prestations courantes. Les fonds excédentaires non réinvestis sont transférés à l'Office d'investissement du RPC.

Les nouvelles obligations demeurent non négociables et elles sont assorties d'un taux d'intérêt fixé par le ministre des Finances. Le taux d'intérêt correspond essentiellement au taux que paierait la province si elle empruntait le même montant, en émettant une obligation de même durée sur les marchés financiers. L'intérêt gagné sur les placements est versé à chaque semestre au Compte du RPC.

Les obligations détenues par le Fonds de placement du RPC sont exposées au risque de taux d'intérêt. Le risque de taux d'intérêt est le risque que la juste valeur des obligations fluctue en raison de l'évolution défavorable des taux d'intérêt pratiqués sur le marché.

Le tableau suivant fournit de l'information sur les cessions, les réinvestissements, les gains (pertes) non réalisés et le solde du Fonds de placement :

Fonds de placement du RPC (en millions de dollars)
  31 mars, 2003 au coût Cessions Ré-
Investissements
31 mars, 2004 au coût 31 mars, 2004 at fair value 31 mars, 2003 at fair value
Terre-Neuve
633
51
51
633
714
700
Île-du-Prince-Édouard
140
11
11
140
159
156
Nouvelle-Écosse
1 079
91
91
1 079
1 232
1 212
Nouveau-Brunswick
834
71
71
834
940
920
Québec
96
5
5
96
111
108
Ontario
10 746
1 201
688
10 233
11 687
12 065
Manitoba
1 128
126
-
1 002
1 167
1 292
Saskatchewan
1 151
109
40
1 082
1 241
1 299
Alberta
3 385
441
200
3 144
3 661
3 860
Colombie-Britannique
4 008
375
301
3 934
4 481
4 464
Territoire du Yukon
4
-
-
4
4
4
 
23 204
2 481
1 458
22 181
25 397
26 080
Canada
3 369
17
-
3 352
4 070
4 071
 
26 573
2 498
1 458
25 533
29 467
30 151

L'escompte additionnel inclut dans la juste valeur afin de tenir compte des caractères spécifiques des obligations s'élève à 1,26 milliards de dollars (2003 – 1,27 millards). Le tableau suivant présente le classement des obligations selon leur échéance et le taux de rendement moyen pondéré du portefeuille actuel d'obligations.

(en millions de dollars)
  2004 2003
  Placements au coût Rendement moyen Placements au coût Rendement moyen
Titres échéant :
Dans moins de 1 an 2 283 13,35% 2 498 11,77%
De 1 à 5 ans 9 429 10,23% 9 700 10,99%
Plus de 5 ans 13 821 8,37% 14 375 8,90%
Total des titres 25 533 - 26 573 -
Rendement moyen pondéré des titres - 9,50% - 9,93%

5. Placements détenus par l'Office d'investissement du RPC

L'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada a été créé en vertu d'une loi du Parlement en 1997. La Loi sur l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada est entrée en vigueur le 1er avril 1998. L'Office a pour mandat d'investir les fonds transférés par le compte du RPC dans un portefeuille diversifié de titres. L'Office est conçu pour fonctionner de façon indépendante du gouvernement. L'Office doit rendre des comptes au public, au Parlement (par l'entremise du ministre des Finances) et aux provinces au moyen de rapports réguliers sur ses activités et les résultats obtenus.

Le tableau suivant fournit de l'information sur les placements de l'Office au 31 mars.

(en millions de dollars)
  2004 2003
Actions canadiennes, à la juste valeur
Placements sur les marchés publics 18 046 11 051
Placements sur les marchés privés 282 261
  18 328 11 312
Actions étrangères, à la juste valeur
Placements sur les marchés publics 7 552 4 245
Placements sur les marchés privés 1 530 1 265
  9 082 5 510
Total des actions (Coût 2004 – 25 034 $; 2003 – 20 336 $) 27 410 16 822
Placements à rendement réel
Placements immobiliers sur les marchés publics 350 219
Placements immobiliers sur les marchés privés 432 246
Placements en infrastructure sur les marchés privés 22 -
Total des placements à rendement réel (Coût 2004 – 829 $; 2003 – 645 $) 804 465
   Titres du marché monétaire (Coût 2004 – 4 784 $; 2003 – 575 $) 4 777 575
   Sommes à recevoir sur placements (Coût 2004 – 68 $; 2003 – 41 $) 68  41
      Passifs liés aux placements (Coût 2004 – 170 $; 2003 – 452 $) (171) (449)
   Juste valeur nette des contrats dérivés 6 (1)
Total des placements nets 32 894 17 453

L'Office a établi des politiques de placement qui décrivent comment l'actif doit être investi. Pour déterminer la composition de l'actif, l'Office tient compte de certains actifs du RPC qui ne sont pas détenus par l'Office.

Conformément à sa politique de placement, une part d'au moins 70 p. 100 de la valeur comptable du portefeuille de l'Office d'investissement du RPC est affectée à des placements canadiens et le reste, à des placements étrangers.

Les placements de l'Office sont principalement composés d'actions. Au cours de l'exercice, l'Office a fait son premier placement dans un fonds d'infrastructure du marché privé. De plus, l'Office investit actuellement dans l'immobilier par l'intermédiaire d'actions de sociétés cotées en bourse et de placements immobiliers privés. Ces derniers sont détenus par une filiale et sont gérés pour le compte de l'Office par des conseillers et des gestionnaires externes, dans le cadre d'arrangements de copropriété.

Contrats dérivés

Un dérivé est un contrat financier dont la valeur est fonction de celle des actifs, indices, taux d'intérêt ou taux de change sous-jacents.

L'Office a recours à des dérivés principalement pour reproduire le rendement d'indices boursiers canadiens et non canadiens. Au 31 mars 2004, l'Office avait des swaps sur actions en cours visant l'échange de versements d'intérêts du marché monétaire contre le rendement d'actions. L'Office a aussi recours à des contrats à terme standardisés négociés en bourse pour obtenir l'exposition désirée aux marchés boursiers tout en détenant des liquidités pour financer les activités de placement.

Tous les contrats dérivés ont une échéance d'un an ou moins. Les montants nominaux de référence des contrats dérivés servent à calculer les flux monétaires à échanger et à établir la juste valeur des contrats. Les montants nominaux de référence des contrats dérivés ne sont pas comptabilisés à titre d'actifs ou de passifs dans le bilan. Les montants nominaux et la juste valeur des contrats dérivés détenus au 31 mars s'établissent comme suit :

(en millions de dollars)
    2004   2003
  Montant nominal Juste valeur Montant nominal Juste valeur
Swaps sur actions
4 034
9
250
(1)
Contrats à terme standardisés
448
(3)
-
-
Total
4 482
6
250
(1)

Conformément aux politiques de placement, les contrats dérivés sont entièrement couverts par des titres du marché monétaire. L'effet économique sur la composition d'ensemble de l'actif est d'accroître la part des actions canadiennes et non canadiennes de 12,9 p. 100 (1,4 p. 100 en 2003) et de 0,8 p. 100 (pourcentage nul en 2003), respectivement, et de diminuer d'autant celle des titres du marché monétaire.

Prêt de titres

L'Office participe à un programme de prêt de titres pour accroître le rendement du portefeuille. Le risque de crédit lié au programme de prêt de titres est réduit par l'obligation imposée à l'emprunteur de fournir une garantie quotidienne sous la forme de placements facilement négociables d'une valeur marchande supérieure à celle des titres prêtés. Au 31 mars 2004, les placements de l'Office comprenaient des titres prêtés d'une juste valeur estimative de 721 millions de dollars (2003 – montant nul). La juste valeur des garanties reçues à l'égard de ces prêts était de 758 millions de dollars (2003 – montant nul).

Risque de crédit de l'Office

L'Office limite le risque de crédit en traitant avec des contreparties qui ont une notation minimale de A ou R-1 (à court terme), attribuée par une agence de cotation des titres reconnue, le cas échéant, ou déterminée par un processus interne d'évaluation du crédit. L'exposition au risque de crédit est limitée à des montants maximaux approuvés par le Conseil d'administration.

L'Office est exposé au risque de change puisqu'il détient des placements étrangers et qu'il a des sommes à recevoir sur des placements étrangers. Les placements ne sont pas couverts contre les fluctuations des taux de change.

Engagements

L'Office s'est engagé à conclure des opérations de placement, lesquelles seront financées au cours des prochaines années conformément aux modalités convenues. Au 31 mars 2004, ces engagements en cours totalisaient 3,9 milliards de dollars (2003 – 3,9 milliards). L'organisme a pris des engagements de 21 millions de dollars au titre de baux sur les 10 prochaines années.

Autre information

L'Office est exempté de l'impôt prévu à la partie I en vertu de l'alinéa 149(1)d) de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) puisque toutes les actions de l'Office appartiennent à sa Majesté du chef du Canada. Les filiales de l'Office sont exemptées de l'impôt prévu à la partie I en vertu de l'alinéa 149(1)d.2) de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) puisque toutes les actions de ces filiales appartiennent à une société dont les actions appartiennent à sa Majesté du chef du Canada.

Les états financiers vérifiés de l'Office d'investissement du RPC pour l'exercice terminé le 31 mars 2004 sont disponibles au public. Ils fournissent des détails sur la politique de placement de l'Office, ses placements et le rendement de son portefeuille.

6. Sommes à recevoir des prestataires

(en millions de dollars)
  2004 2003
Solde des trop-payés de pensions et de prestations 81 77
Provision pour créances douteuses (45) (28)
  36 49

Développement social Canada met en oeuvre des procédés qui lui permettent de détecter des trop-payés. Pendant l'exercice, les trop-payés établis atteignaient 45 millions de dollars (2003 – 45 millions) et les remises de dette s'élevaient à 4 millions de dollars (2003 – 4 millions); les recouvrements ont atteint 37 millions de dollars (2003 – 37 millions).

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7. Compte du Régime de pensions du Canada

Le Compte du RPC a été établi dans les comptes du Canada en vertu de la Loi du RPC pour enregistrer les cotisations, les intérêts, les pensions, les prestations et les frais d'administration du régime. Le Compte enregistre également les sommes transférées ou reçues du Fonds de placement du RPC et de l'Office d'investissement du RPC.

Le solde du Compte du RPC est composé du dépôt auprès du receveur général du Canada et de placements à court terme, s'il y a lieu. Au 31 mars, le dépôt auprès du receveur général s'élevait à 7 483 millions de dollars (2003 – 7 093 millions).

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8. Cotisations

Les cotisations de l'exercice sont évaluées par l'Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC). Le revenu de cotisations est fondé sur des montants évalués et réévalués par l'ADRC au moment de la préparation des états financiers et sur une estimation du montant de cotisation du RPC selon les encaissements reçus sur les cotisations qui n'ont pas encore été évaluées ni réévaluées durant cette période.

Les résultats réels peuvent différer de ces estimations. Les montants réels de cotisations pour les années civiles 2003 et 2004 ne seront connus que lorsque l'ADRC aura traité toutes les déclarations des employeurs et des travailleurs autonomes relatives aux cotisations de ces années. Un ajustement pour la variation entre les cotisations réelles et estimées sera inscrit aux comptes de l'exercice au cours duquel cet ajustement sera connu.

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9. Revenus (pertes) de placement

(en millions de dollars)
  2004 2003
Revenus du Fonds de placement du RPC
Intérêts sur les obligations 2 500 2 741
Gains non réalisés, au net 357 193
  2 857 2 934

Intérêts sur le dépôt auprès du receveur général du Canada,
à un taux d'intérêt moyen pondéré annuel de 2,59 p. 100 (2003 – 2,64 p. 100)

182 169
Bénéfice net (perte nette) provenant de l'exploitation de l'Office d'investissement :
Gains (pertes) non réalisé(e)s, au net 6 050 (3 264)
Distribution de gains en capital et de dividendes provenant de fonds 361
Gains (pertes) réalisé(e)s, au net 658 (1 533)
Revenu de dividendes 504 288
Autres revenus de placement 21 9
Frais de placement et dépenses d'administration (24) (13)
  7 209 (4 152)
  10 248 (1 049)

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10. Frais d'administration

(en millions de dollars)
  2004 2003
Administration des pensions et des prestations, locaux et services ministériels (Développement des ressources humaines du Canada) 309 328
Perception des cotisations (Agence des douanes et du revenu du Canada) 85 80
Émission de chèques et services informatiques (Travaux publics et Services gouvernementaux Canada) 15 13
Services actuariels (Bureau du surintendant des institutions financières) 1 1
  410 422

Les frais d'administration du RPC représentent le coût des services rendus par des ministères fédéraux et une agence. Ces coûts estimés sont basés sur des allocations de coûts et sont imputés au RPC en vertu de protocoles d'entente.

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11. Éventualités

Au 31 mars 2004, il existait 4 403 (5 140 en 2003) appels concernant le paiement de pensions et de prestations du Régime de pensions du Canada. Le montant de réclamations pour ces appels pourrait atteindre un maximum estimé à 22 millions de dollars (22 millions en 2003). Toute adjudication effectuée en faveur du bénéficiaire sera comptabilisée comme dépense dans l'exercice au cours duquel le montant est dû.

Le RPC a fait l'objet d'un recours collectif pour discrimination envers les survivants dont les conjoints de fait du même sexe sont décédés entre le 17 avril 1985 et le 1er janvier 1998. Le 19 décembre 2003, la Cour supérieure de l'Ontario a décidé en faveur des plaignants. Le gouvernement a fait appel de cette décision à la Cour d'appel de l'Ontario. L'appel a été reçu à Toronto en juin 2004. Au moment de la préparation des états financiers, le résultat de l'audience n'était pas encore connu. Le montant de l'éventualité se situe entre 71 et 132 millions de dollars.

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12. Modification législative

Le Parlement a adopté, le 3 avril 2003, une loi modifiant le Régime de pensions du Canada et la Loi sur l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada et approuvé par un décret du Conseil le 22 mars 2004. Les nouvelles dispositions législatives ainsi qu'une entente administrative connexe prévoient le transfert à l'Office de la partie de l'actif du RPC actuellement gérée par le gouvernement fédéral à compter de l'exercice 2005. Les actifs visés par cette modification sont les obligations détenues par le Fonds de placement du RPC et le dépôt auprès du receveur général du Canada. L'Office ainsi que les ministères des Finances et de Développement social Canada ont signé une entente décrivant la procédure à suivre pour effectuer le transfert des actifs. Les obligations détenues par le Fonds de placement du RPC seront transférées à l'Office sur une période de trois ans débutant le 1er mai 2004. Le dépôt auprès du receveur général du Canada sera transféré au cours d'une période de douze mois débutant en septembre 2004.

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13. Chiffres correspondants

Certains chiffres correspondants ont été reclassés pour que leur présentation se conforme à celle de l'exercice courant.

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Date de modification :
2011-11-17