Tous les trois ans, les ministres des Finances fédéral, provinciaux et territoriaux effectuent un examen du Régime de pensions du Canada (RPC) afin de déterminer si les prestations ou les taux de cotisation devraient être modifiés. Ils fondent leurs recommandations sur un certain nombre de facteurs, notamment quant à savoir si le Régime répond toujours aux besoins des Canadiens. À la suite de leur examen du RPC en mai 2009, les ministres des Finances ont unanimement recommandé d’apporter des changements au RPC en vue d’améliorer sa souplesse et d’appuyer à la fois les jeunes travailleurs et les travailleurs plus âgés de manière équitable et abordable.
Le RPC est amélioré afin de mieux refléter les choix de vie, de travail et de retraite des Canadiens. De nos jours, il existe différents chemins qui mènent à la retraite, et ces changements tiennent mieux compte du fait que la retraite est souvent un processus qui se déroule par étapes, plutôt qu’un événement ponctuel. En plus de demeurer viable sur le plan financier, le RPC doit aussi continuer à répondre aux besoins évolutifs de la population diversifiée et vieillissante du Canada et d’un marché du travail en constante évolution. Ces changements sont abordables compte tenu du taux de cotisation actuel du RPC.
Les modifications apportées au RPC sont énoncées dans le projet de loi C-51, la Loi sur la reprise économique (mesures incitatives), qui a reçu la sanction royale le 15 décembre 2009. L’administration du RPC est une responsabilité conjointe fédérale-provinciale. Les décrets provinciaux et fédéraux requis pour mettre les changements en vigueur sont en place. Les changements sont mis en œuvre graduellement sur une période de six ans débutant en janvier 2011; la mise en œuvre intégrale est prévue pour 2016.
Les changements apportés au RPC pourraient avoir des répercussions sur l’approche et le moment du départ à la retraite d’un cotisant, de même que sur le moment où il décidera de soumettre sa demande d’une pension de retraite du RPC. Ces décisions dépendront des circonstances personnelles. Les principaux points à prendre en considération peuvent inclure les suivants :
Les changements apportés au RPC sont précisés ci-dessous.
Nous présentons ci-dessous les principaux changements apportés au RPC.
Le coefficient actuariel est l’ajustement apporté aux prestations de retraite selon qu’une personne prend sa retraite avant ou après 65 ans. Si une personne prend sa retraite avant 65 ans, le coefficient actuariel abaisse le montant des prestations de retraite, car il est présumé que la personne touchera des prestations pendant une plus longue période et qu’elle a cotisé pendant un moins grand nombre d’années qu’une personne qui prend sa retraite après 65 ans. Par comparaison, le coefficient actuariel augmente le montant des prestations de retraite dans le cas d’une personne qui prend sa retraite après 65 ans, car il est présumé que la personne touchera des prestations pendant une plus courte période et qu’elle a versé des cotisations supplémentaires.
Un changement graduel est apporté aux ajustements visant la demande anticipée ou différée des prestations de retraite du RPC afin de rétablir l’équité actuarielle. Cela a pour effet d’augmenter la pension pour ceux qui commencent à la recevoir après 65 ans et de la réduire pour ceux qui commencent à la recevoir avant 65 ans. Le but est de s’assurer que la demande anticipée ou différée des prestations de retraite du RPC ne comporte ni avantage ni désavantage inéquitable. Depuis 2011, les changements apportés aux ajustements de la pension sont mis en vigueur progressivement et cela se poursuivra jusqu’à l’atteinte des valeurs actuarielles équitables en 2016.
Année |
% (augmentation mensuelle) |
|---|---|
| 2011 | 0,57 |
| 2012 | 0,64 |
| 2013 | 0,70 |
Année |
% (réduction mensuelle) |
|---|---|
| 2012 | 0,52 |
| 2013 | 0,54 |
| 2014 | 0,56 |
| 2015 | 0,58 |
| 2016 | 0,60 |
Presque tous les cotisants ont droit à la clause d’exclusion générale, qui leur permet d’exclure une partie des années au cours desquelles leurs revenus ont été nuls ou faibles du calcul de leur prestation de retraite.
En raison du fait qu’une personne peut cesser de travailler pour diverses raisons, notamment parce qu’elle a perdu son emploi involontairement, et qu’une telle interruption peut réduire le montant de sa pension du RPC, le calcul de la pension est amélioré, de façon à permettre d’exclure jusqu’à huit ans de faible revenu en vertu de la clause d’exclusion générale.
Depuis 2012, un cotisant peut exclure un plus grand nombre d’années de faible revenu du calcul de sa pension du RPC
Depuis 2012, un cotisant commence à recevoir sa pension de retraite du RPC sans devoir arrêter de travailler. L’élimination du critère de cessation du travail facilite la transition graduelle à la retraite pour les Canadiens.
Depuis 2012, si un cotisant reçoit une pension de retraite du RPC et qu’il choisit de travailler, il peut continuer à verser des cotisations au RPC. Cela augmente le montant auquel il aura droit grâce à la prestation après-retraite. Si le cotisant a moins de 65 ans, il doit continuer à verser des cotisations, et son employeur doit le faire aussi. S’il a entre 65 et 70 ans, il peut verser ou non des cotisations (son employeur doit verser des cotisations s’il décide de le faire). Une personne ayant entre 60 et 70 ans qui verse des cotisations peut recevoir sa prestation après-retraite l’année suivante.
Pour en apprendre davantage sur les changements en cours de mise en œuvre à la pension de retraite du RPC sur le plan technique, visionnez la présentation technique.
Pour consulter le document complet portant sur le projet de loi C-51, visitez le site Web parlementaire.
Pour connaître les répercussions éventuelles des changements apportés au RPC sur votre situation, consultez le site Web de Service Canada.