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Sondage auprès des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel canadiens - Mars 2008

7. Dette étudiante

7.1 Endettement préalable

Peu d'étudiants ont entrepris leur programme en ayant un prêt gouvernemental non remboursé. Comme l'illustre le Tableau 7-1, ce n'était le cas que de 13 % des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel, et le montant de cette dette était en général inférieur à 10 000 $.

Tableau 7-1
Dette étudiante avant le début du programme

Montant de la dette Dette sous la forme d'un prêt gouvernemental contracté avant le programme
aucun 87 %
de 1 $ à 5 000 $ 4 %
de 5 001 $ à
10 000 $
3 %
de 10 001 $ à
15 000 $
2 %
de 15 001 $ à
20 000 $
1 %
de 20 001 $ à
30 000 $
1 %
plus de 30 000 $ 0 %
montant non mentionné 2 %
Le total peut ne pas être de 100 % en raison de l'arrondissement des valeurs.
n = 13721 (Les données pondérées incluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses.)

Nous avons demandé aux étudiants si, au moment du sondage, ils avaient déjà reçu un prêt étudiant gouvernemental pour leur programme actuel dans un collège privé d'enseignement professionnel. Au total, c'était le cas de 5 617 étudiants, soit 41 % des répondants. Le plus souvent, il s'agissait d'étudiants en Santé (44 %) et dans les Autres services (49 %). Soulignons que, dans certaines écoles, le sondage a été effectué au début du programme et que les étudiants qui avaient fait une demande n'étaient pas certains de recevoir leur prêt.

Tableau 7-2
Proportion des étudiants qui ont reçu un prêt étudiant du gouvernement pour leur programme dans un collège privé d'enseignement professionnel, en fonction des programmes et des régions

Parmi les étudiants qui ont reçu une aide financière d'un établissement ou du gouvernement, un peu plus de la moitié (51 %) ont indiqué qu'ils n'auraient pas été capables de suivre leur programme sans cette aide. Les étudiants des Maritimes (63 %) et du Québec (57 %) dépendent plus fortement de ce genre d'aide et sont donc plus susceptibles de dire qu'ils n'auraient pas pu entreprendre des ÉPS autrement. Il en va de même pour les étudiants inscrits dans les programmes Formation technique et métiers (56 %) et Médias/technologies de l'information (60 %).

Tableau 7-3
Besoin de l'aide financière d'un établissement ou du gouvernement pour participer au programme

Au moment du sondage, 35 % des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel n'avaient pas de dette liée aux études, et 43 % n'avaient pas de dette sous la forme d'un prêt étudiant gouvernemental (Tableau 7-3). Comparativement aux étudiants du secteur public, ceux du secteur privé ont plus souvent contracté une dette pendant leur programme. De plus, les étudiants des collèges privés avaient un niveau d'endettement plus élevé pendant leurs études. Par exemple, 31 % des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel avaient une dette de 10 000 $ ou plus, comparativement à seulement 15 % dans le cas des étudiants des collèges publics.

L'incidence d'une dette pendant les études varie selon les provinces et les programmes :

  • Les étudiants des Maritimes (64 %) et du Québec (63 %) avaient plus souvent une dette liée aux études que les étudiants de l'Ontario (53 %), des Prairies (56 %) ou de la Colombie-Britannique (54 %).
  • Les étudiants en Design (54 %) et de la catégorie Autres (49 %) avaient moins souvent une dette liée aux études que les étudiants en Formation technique et métiers (53 %), en Santé (62 %), en Médias/technologies de l'information (55 %) et dans la catégorie Autres services (61 %).

Tableau 7-4
Dette actuelle liée aux études

Montant de la dette Total de la dette actuelle liée aux études Total de la dette actuelle attribuable à un prêt étudiant gouvernemental
  Privé
(n = 13 721)
Public
(n = 7 438)
Privé
(n = 13 721)
aucune dette 35 % 47 % 43 %
de 1 $ à
5 000 $
10 % 17 % 6 %
de 5 001 $ à 10 000 $ 15 % 14 % 11 %
de 10 001 $ à 15 000 $ 12 % 8 % 8 %
de 15 001 $ à 30 000 $ 15 % 10 % 8 %
plus de
30 000 $
4 % 3 % 1 %
aucune réponse 9 % 1 % 23 %
Le total peut ne pas être de 100 % en raison de l'arrondissement des valeurs.
Privé n = 13 721 (les données pondérées incluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses); Public n = 7 438

Dans l'ensemble, peu d'étudiants (15 %) des collèges privés d'enseignement professionnel ont dû arrêter leurs études en raison d'un manque de fonds. La proportion était par contre statistiquement plus élevée dans le cas des étudiants en Médias/technologies de l'information (18 %) et pour les étudiants de l'Ontario (17 %) ou de la Colombie-Britannique (18 %).

Tableau 7-5
Interruption antérieure des études en raison d'un manque de ressources financières

7.2 Dette anticipée

Pas moins de 83 % des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel s'attendent à contracter des dettes pendant leurs études postsecondaires. Dans l'ensemble, près d'un étudiant sur trois prévoit accumuler une dette de 10 000 $ ou moins. Un peu moins de la moitié anticipent une dette plus importante allant de 10 000 $ à 30 000 $. Une minorité envisage un niveau d'endettement supérieur à 30 000 $. Les étudiants de la Colombie-Britannique (79 %) sont moins nombreux à prévoir accumuler une dette liée aux études que les étudiants des Maritimes (83 %), des Prairies (84 %) du Québec (85 %) et de l'Ontario (84 %). Le niveau d'endettement anticipé ne diffère pas d'un programme à l'autre.

En comparaison avec les étudiants des collèges publics, ceux inscrits dans les collèges privés anticipent plus souvent un endettement, et la dette totale qu'ils prévoient avoir contractée au moment de l'obtention de leur diplôme est plus élevée. Quelque 40 % des étudiants des collèges publics prévoient ne pas avoir de dette liée aux études au moment d'obtenir leur diplôme, comparativement à seulement 17 % chez les étudiants des collèges privés.

Les étudiants ne s'attendent pas à ce que leur dette liée aux études se limite à un prêt gouvernemental. Si 83 % des étudiants anticipent une dette liée aux études, seulement 43 % croient qu'ils auront à rembourser un prêt étudiant gouvernemental à la fin de leur programme. Ces attentes pourraient ne pas être réalistes, car 53 % des étudiants interrogés ont indiqué qu'ils recourraient aux prêts gouvernementaux pour financer partiellement leurs études, et 37 % seulement occupent un emploi durant leurs études.

Tableau 7-6
Total de la dette prévue à la fin du programme,
qu'elle soit liée aux études ou aux prêts étudiants du gouvernement

Montant de la dette Total de la dette prévue liée aux études Total de la dette prévue liée aux prêts aux étudiants du gouvernement
  Privé
(n = 13 721)
Public
(n = 7 438)
Privé
(n = 13 721)
aucun 17 % 41 % 29 %
de 1 $ à
5 000 $
7 % 11 % 5 %
de 5 001 $ à 10 000 $ 22 % 12 % 12 %
de 10 001 $ à 15 000 $ 19 % 8 % 10 %
de 15 001 $ à 30 000 $ 27 % 16 % 13 %
plus de
30 000 $
8 % 11 % 2 %
aucune réponse 0 % 1 % 29 %
Le total peut ne pas être de 100 % en raison de l'arrondissement des valeurs.
Privé n = 13 721 (les données pondérées incluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses); Public n = 7 438

7.3 Perception de la dette

Parmi les 5 700 étudiants (soit 42 % des répondants) qui s'attendent à être endettés à la fin de leurs études, la moitié croient qu'il leur faudra de trois à sept ans pour rembourser leur dette. Plusieurs autres ne sont pas certains du temps qu'il leur faudra pour rembourser leur prêt étudiant. Sur ce plan, les étudiants des collèges publics sont semblables à ceux des collèges privés (Figure 7-7).

Figure 7-7

Le total peut ne pas être de 100 % en raison de l'arrondissement des valeurs.
Privé n = 6 091 (les données pondérées incluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses); Public n = 4 425

Comme les étudiants des collèges publics, ceux des collèges privés d'enseignement professionnel ne semblent pas particulièrement inquiets à la perspective de contracter une dette d'études ou de manquer de ressources financières pour compléter leur formation (voir le Tableau 7-8). Par exemple :

  • À peine un quart (25 %) des étudiants est préoccupé par le fait qu'il pourrait manquer de ressources financières pour terminer ses études, alors qu'un autre quart (28 %) n'entretient aucune préoccupation à ce sujet. La moitié restante des étudiants est très peu (15 %) ou quelque peu (24 %) préoccupée.
  • Approximativement un étudiant sur trois se dit très préoccupé par le montant de la dette qu'il accumulera jusqu'à l'obtention de son diplôme (32 %) ou par sa capacité à rembourser cette dette (28 %)

Sous l'angle des programmes, les étudiants inscrits dans des programmes de Formation technique et métiers et de Médias/technologies de l'information semblent être les moins préoccupés par la dette qu'ils contractent pendant leurs études postsecondaires :

  • Comparativement à l'ensemble des étudiants, ceux des catégories Formation technique et métiers (73 %), Médias/technologies de l'information (27 %) et Autres (26 %) indiquent en général que cette question ne les préoccupent pas (Design 24 %, Santé 21 % et Autres services 21 %).
  • Les étudiants de ces trois programmes s'inquiètent également moins quant à leur capacité à rembourser leur dette. Comparativement à l'ensemble des étudiants, ceux des catégories Formation technique et métiers (32 %), Médias/technologies de l'information (28 %) et Autres (28 %) indiquent plus souvent qu'ils ne sont pas du tout préoccupés par leur capacité à rembourser leur dette dans un délai raisonnable (Design 26 %, Santé 23 % et Autres services 23 %).

Sur le plan régional, les étudiants des Maritimes et du Québec diffèrent clairement de ceux des Prairies et de l'Ontario :

  • Au Québec comme dans les Maritimes, les étudiants expriment une plus grande préoccupation à l'égard du montant total de la dette qu'ils auront accumulée (Maritimes 36 % et Québec 40 % très préoccupés) et à leur capacité à rembourser leur dette (Maritimes 31 % et Québec 30 % très préoccupés). À l'inverse, les étudiants des Prairies et de l'Ontario indiquent plus communément qu'ils ne sont pas du tout préoccupés par leur dette potentielle (Prairies 26 % et Ontario 26 %) ni par le temps nécessaire pour la rembourser (29 % pour les Prairies et 28 % pour l'Ontario absolument pas inquiets).

Tableau 7-8
Préoccupations par rapport à la dette liée aux études

Type d'établissement Énoncé Ne sais pas/ aucune réponse Pas du tout Très peu Moyennement Beaucoup
Privé Avoir assez d'argent pour pouvoir terminer vos études postsecondaires 8 % 28 % 15 % 24 % 25 %
Public 2 % 31 % 20 % 20 % 28 %
Privé Le montant des dettes accumulées d'ici la fin de vos études 12 % 24 % 11 % 21 % 32 %
Public 3 % 30 % 15 % 17 % 35 %
Privé Votre capacité à rembourser vos dettes dans un délai raisonnable 13 % 26 % 11 % 22 % 28 %
Public 4 % 34 % 13 % 18 % 31 %
Privé n = 13 721 (les données pondérées incluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses); Public n = 7 438

7.4 Niveau d'endettement lié au programme et impact sur les décisions futures concernant les ÉPS

Nous avons procédé à une analyse de régression multiple pour prédire la participation future à des ÉPS. En nous basant sur cette analyse, nous avons trouvé que la propension d'un étudiant à retourner aux études après avoir terminé un programme dans un collège privé d'enseignement professionnel est influencée par plusieurs facteurs.

Les étudiants songent plus souvent à faire d'autres études postsecondaires s'ils sont plus jeunes ou s'ils ne s'attendent pas à trouver un emploi après l'obtention de leur diplôme.

Évidemment, les étudiants ayant un niveau d'endettement anticipé plus élevé à la fin de leur programme sont plus susceptibles d'indiquer qu'ils se chercheront un emploi une fois leur diplôme obtenu. Il en va de même pour les étudiants qui possédaient un niveau de scolarité plus élevé avant de s'inscrire au collège privé d'enseignement professionnel.

Par ailleurs, les étudiants inscrits dans les catégories Autres services et Autres indiquent plus souvent qu'ils retourneront aux études après leur programme que les étudiants des programmes Formation technique et métiers, Design, Santé et Médias/technologies de l'information.

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Date de modification :
2008-04-09