Bien que leur durée moyenne soit la plus courte, les programmes de formation technique des métiers sont ceux dont les frais de scolarité (19 289 $) sont les plus élevés, suivis des programmes en design (16 743 $). Les programmes de la catégorie Autres services exigent les frais de scolarité les plus bas (une moyenne de 13 078 $).
Par rapport à l'ensemble des programmes, ce sont ceux des catégories Design (27 %) et Autres (31 %) qui imposent régulièrement les frais de scolarité les plus élevés (plus de 20 000 $). Par contraste, plus de la moitié des programmes des catégories Santé (55 %) et Autres (55 %) coûtent 12 000 $ ou moins, ce qui fait d'eux les programmes les moins onéreux.
Si les programmes offerts au Québec et dans les Maritimes tendent à durer un peu plus longtemps que dans les autres régions, c'est en Ontario (en moyenne 15 006 $) et en Colombie-Britannique (15 554 $) que les frais de scolarité sont les plus élevés, et ce pour des programmes qui durent en moyenne de sept à douze mois. Ces deux régions proposent plus souvent que les autres des programmes dont les frais de scolarité dépassent 20 000 $ (Ontario 20 % et Colombie-Britannique 17 %).
Tableau 6-1
Moyenne des frais de scolarité totaux (toutes années confondues) des programmes offerts
par les collèges privés d'enseignement professionnel
Nous avons demandé aux étudiants d'indiquer auxquelles des 14 sources proposées ils feraient appel pour financer leur programme du début à la fin. Pour chacune, ils devaient préciser la somme approximative reçue. Un peu plus de la moitié (53 %) des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel ont recouru aux prêts aux étudiants gouvernementaux pour assumer le coût de leur programme. Parmi les autres sources de revenus souvent mentionnées, citons les parents/famille/conjoint (26 %), l'assurance emploi ou d'autres formes d'aide gouvernementale (13 %), les marges de crédit ou les prêts du secteur privé (12 %) et les revenus d'emplois antérieurs (10 %).
Par ailleurs, une proportion significativement plus grande des étudiants fréquentant des établissements agréés par le PCPÉ font appel aux prêts et bourses des gouvernements (10 % vs 5 %) et aux bourses de source privée administrées par les établissements d'enseignement (6 % vs 3 %). Les étudiants des collèges non agréés par le PCPÉ affichent une plus grande dépendance envers les marges de crédit du secteur privé (14 % vs 12 %) et les revenus provenant de leur emploi actuel (9 % vs 8 %). Les étudiants du système privé fréquentant des établissements non agréés par le PCPÉ semblent mal comprendre le système de prêts aux étudiants du Canada, puisque 42 % d'entre eux comptaient recourir à un prêt étudiant pour financer une partie de leur programme.
Tableau 6-2a
Modes actuels de financement des études
Il est important de faire une distinction entre l'incidence du recours aux diverses sources de financement et la contribution relative des diverses sources à la scolarité d'un étudiant. Par exemple, alors que 53 % des répondants financent leurs études dans un collège privé d'enseignement professionnel au moyen des prêts étudiants gouvernementaux, ces prêts ne couvrent en moyenne que 44 % de leurs frais de scolarité. La portion restante des frais est le plus souvent couverte par les parents, la famille ou le conjoint, qui en assument en moyenne 18 %, et par l'AE et d'autres formes d'aide gouvernementale, qui en couvrent 12 %. Le Tableau 6-2b illustre le pourcentage total des dépenses couvertes par les diverses sources de financement communément utilisées par les étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel.
Tableau 6-2b
Financement relatif des programmes des collèges privés d'enseignement professionnel,
par ressource financière
| Ressources financières | Pourcentage d'utilisation de cette source | Total des fonds provenant de cette source | Pourcentage du total des fonds |
| Prêt du gouvernement | 53 % | 94 032 848,00 $ | 44 % |
| Parents/famille/conjoint | 26 % | 38 998 899,00 $ | 18 % |
| AE ou autre forme d'aide gouvernementale | 13 % | 25 290 800,00 $ | 12 % |
| Marge de crédit personnelle/prêt personnel | 12 % | 18 673 564,00 $ | 9 % |
| Gains provenant d'un emploi antérieur | 10 % | 7 425 675,00 $ | 3 % |
| Bourse du gouvernement (non remboursable) | 9 % | 7 015 843,00 $ | 3 % |
| Épargnes personnelles, y compris le REER | 9 % | 9 116 206,40 $ | 4 % |
| Gains provenant d'un emploi actuel | 8 % | 5 628 092,60 $ | 3 % |
| Bourses de source privée administrées par l'établissement d'enseignement | 5 % | 2 368 450,00 $ | 1 % |
| REER | 2 % | 1 822 525,00 $ | 1 % |
| Bande indienne/fonds du MAINC | 3 % | 3 947 904,00 $ | 2 % |
| Programme travail-étude | 1 % | 644 290,20 $ | 0 % |
| Revenus de placements (obligations, dividendes, intérêts, etc.) | 1 % | $949 475,00 $ | 0 % |
| Stages en entreprise/emplois temporaires | 0,4 % | $220 308,90 $ | 0 % |
| Privé n = 13 721 (Les données pondérées excluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses.); Public n = 7 438 Note : Les totaux dépassent 100 % en raison des réponses multiples. |
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Par rapport aux étudiants fréquentant des collèges privés d'enseignement professionnel (Tableau 6-2c), les étudiants inscrits dans les collèges publics disposent d'une gamme de ressources significativement plus vaste pour financer leurs études collégiales. Ainsi, ils obtiennent généralement plus de fonds en provenance de la famille (59 % vs 26 %), des épargnes personnelles (47 % vs 19 %), de bourses gouvernementales (13 % vs 9 %) et de bourses d'études (25 % vs 5 %). Ils puisent par ailleurs davantage dans les fonds acquis en travaillant pendant leurs études (70 % vs 8 %). La forte proportion d'étudiants des collèges privés qui sont inscrits à temps plein peut expliquer en partie le petit nombre d'entre eux qui occupent un emploi durant leurs études par rapport aux étudiants des collèges publics.
Tableau 6-2c
Modes actuels de financement des études - établissements privés vs publics
| Ressources financières | Établissements privés | Établissements publics |
| Pourcentage d'utilisation de cette source | Pourcentage d'utilisation de cette source | |
| Prêt du gouvernement | 53 % | 29 % |
| Parents/famille/conjoint | 26 % | 59 % |
| AE ou autre forme d'aide gouvernementale (Public - aide sociale/supplément de revenu, soutien financier aux personnes handicapées) | 13 % | 14 % |
| Marge de crédit personnelle/prêt personnel | 12 % | 18 % |
| Bourse du gouvernement (non remboursable) | 9 % | 13 % |
| Épargnes personnelles, y compris le REER et les gains provenant d'un emploi antérieur | 19 % | 47 % |
| Gains provenant d'un emploi actuel (Public - revenu d'emploi) | 8 % | 70 % |
| Bourses de source privée administrées par l'établissement d'enseignement (Public - bourses d'études) | 5 % | 25 % |
| REER | 2 % | N/D |
| Bande indienne/fonds du MAINC | 3 % | 3 % |
| Programme travail-études (Public - subventions de formation) | 1 % | 4 % |
| Revenus de placements (obligations, dividendes, intérêts, etc.) | 1 % | N/D |
| Stages en entreprise/emplois temporaires | 0,4 % | N/D |
| Privé n = 13 721 (Les données pondérées excluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses.) Public n = 7 438 Note : Les totaux dépassent 100 % en raison des réponses multiples. |
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Selon les régions et les programmes, les étudiants font aussi appel aux ressources financières de manière différente :
Tableau 6-2d
Modes actuels de financement des études selon les régions
Tableau 6-2e
Modes actuels de financement des études selon le type de programme
6.2.1 Statut d'emploi
6.2.1.1 Occupation d'un emploi durant le programme
La majorité des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel (63 %) ne travaillent pas pendant leurs études. Les 37 % restants occupent un emploi à temps plein (6 %) ou partiel (31 %). Les étudiants du secteur privé sont ainsi moins susceptibles de travailler durant leurs études que ceux du système public. Par exemple, alors que 63 % des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel ne travaillent pas durant leurs études, seulement 42 % des étudiants des collèges publics ont répondu qu'ils ne travaillaient jamais ou rarement.
Les étudiants du Québec (54 %) ont plus fréquemment un emploi pendant leurs études. C'est également le cas des étudiants en Design (45 %) en Santé (42 %).
Tableau 6-3
Statut d'emploi durant les études, par programme et par région
| Statut | Formation technique et métiers | Design | Santé | Médias/ technologies de l'information | Autres services | Autres | Total |
| Travaille | 25 % | 45 % | 42 % | 32 % | 38 % | 36 % | 37 % |
| Ne travaille pas | 75 % | 55 % | 58 % | 68 % | 62 % | 64 % | 63 % |
| Statut | Maritimes | Québec | Ontario | Prairies | Colombie-Britannique | Total | |
| Travaille | 31 % | 54 % | 38 % | 37 % | 39 % | - | 37 % |
| Ne travaille pas | 69 % | 46 % | 62 % | 63 % | 61 % | - | 63 % |
| Le total peut ne pas être de 100 % en raison de l'arrondissement des valeurs. n = 13 548 (Les données pondérées excluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses.) |
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Parmi les étudiants qui travaillent à temps partiel pendant leurs études, la majorité (92 %) gagnent moins de 20 000 $ par année. Les autres étudiants gagnent de 20 000 $ à 29 999 $ par année (1 %) ou n'ont pas indiqué leur revenu (7 %). Le salaire annuel moyen tiré d'un travail à temps partiel est de 7 947 $ (la moyenne varie de 7 227 $ à 8 718 $ selon les programmes). Le revenu annuel que procure l'emploi à temps partiel ne diffère pas significativement selon le programme ou la région.
Le Tableau 6-4 illustre les niveaux de revenu pour les emplois à temps plein en fonction des programmes et des régions. De tous les étudiants qui travaillent à temps plein pendant leurs études, ceux qui sont inscrits dans les programmes de Formation technique et métiers touchent les salaires les plus élevés, alors que ceux des programmes de Design ont les revenus les plus faibles. Les étudiants des Maritimes et du Québec gagnent des salaires moins élevés pour un emploi à plein temps pendant leurs études. Ainsi, 79 % des étudiants des Maritimes et 74 % de ceux du Québec gagnent 29 999 $ ou moins par année bien qu'ils travaillent à plein temps.
Tableau 6-4
Salaire des emplois à temps plein
6.2.1.2 Occupation d'un emploi avant le programme d'études
Moins de la moitié (46 %) des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel avaient un emploi avant d'entreprendre leurs ÉPS. Parmi les sans-emploi, 16 % ne travaillaient pas, 13 % étaient aux études et 9 % étaient des parents au foyer ou ne travaillaient pas pour une autre raison. Le manque d'emploi avant le programme peut expliquer le petit nombre d'étudiants qui mettent leurs épargnes à contribution pour financer leur programme actuel. Les étudiants actuellement inscrits en Formation technique et métiers (23 %) et en Médias/technologies de l'information (24 %) étaient le moins susceptibles d'occuper un emploi avant leur programme. Les étudiants des Autres programmes étaient plus souvent (21 %) aux études avant le début de leur programme. Le taux d'emploi avant le programme est le plus bas chez les étudiants des Maritimes (41 %).
Tableau 6-5
Statut de l'emploi avant le programme, selon les programmes et les régions
Malgré l'utilisation substantielle des prêts étudiants gouvernementaux pour financer les ÉPS privées, les étudiants connaissent très peu les divers programmes. La majorité ne connaissent pas, connaissent très peu ou un peu le Programme canadien de prêts aux étudiants (81 %), le programme provincial de prêts aux étudiants (75 %) et le Régime enregistré d'épargne études (REÉÉ) assorti de la Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCÉÉ) (82 %). Le lieu de résidence a une incidence sur la connaissance des programmes canadiens de prêts aux étudiants. Les étudiants des Maritimes sont ceux qui connaissent le mieux les programmes fédéral (55 % le connaissent un peu ou beaucoup) et provincial (49 % un peu, beaucoup), tandis que les étudiants du Québec sont ceux qui connaissent le moins le REÉÉ et la SCÉÉ (48 % ne les connaissent pas du tout).
De tous les programmes de prêts, le programme provincial est le mieux connu des étudiants. La connaissance des programmes de prêts varie également selon le programme fréquenté :
Tableau 6-6
Connaissance des programmes d'aide financière
Nous avons demandé aux étudiants s'ils avaient effectué une demande de prêt étudiant du gouvernement et si le financement leur avait été refusé. Dans l'ensemble, à peine moins de la moitié (47 %) des étudiants inscrits dans les collèges privés d'enseignement professionnel n'ont jamais fait de demande de prêts aux étudiants, 44 % ont effectué une demande et reçu un financement, et 8 % se sont fait refuser le financement.
Les étudiants du Québec (66 %) et des Maritimes (68 %), de même que ceux de la catégorie Autres services (63 %), ont plus souvent effectué une demande de prêt étudiant que la moyenne nationale (53 %). À l'inverse, les étudiants des catégories Formation technique et métiers (47 %), Autres (42 %) et Design (47 %) ont fait moins de demandes de prêt étudiant. Lorsqu'ils effectuent une demande, les étudiants en design sont significativement plus susceptibles (29 %) de voir leur demande refusée que les étudiants de n'importe quel autre programme.

n = 13139 (Les données pondérées excluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses.)
Le total peut ne pas être de 100 % en raison de l'arrondissement des valeurs.
En général, les étudiants qui entrent dans un collège privé d'enseignement professionnel n'ont pas de prêt étudiant gouvernemental antérieur à rembourser. Parmi les répondants au sondage, seulement 22 % avaient déjà reçu un prêt étudiant, et seulement 13 % reportaient un solde sur ce prêt.

n = 13100 (Les données pondérées excluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses.)
Nous avons procédé à une régression multiple pour prédire la dette d'études. Cette analyse nous a permis d'établir les variables prédictives significatives de la dette d'études chez les étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel. Il s'agit, par ordre d'importance :
Comme il fallait s'y attendre, les étudiants qui n'ont pas recours aux prêts étudiants disposent de ressources financières et de ressources familiales plus grandes pour financer leurs études postsecondaires. Ces étudiants, en comparaison avec ceux qui ont reçu un prêt étudiant, attendent plus souvent avant d'accéder aux études postsecondaires ou ont déjà obtenu un diplôme d'études postsecondaires avant d'entreprendre leur programme privé actuel. En conséquence, ils sont plus susceptibles de posséder un certificat ou un diplôme (32 % vs 22 % pour ceux qui ont un prêt), ou encore un baccalauréat ou un diplôme d'études supérieures (14 % vs ceux qui ont un prêt). Les raisons invoquées pour motiver le délai avant de poursuivre des études postsecondaires ne sont généralement pas liées aux difficultés financières, mais plutôt à un manque d'intérêt (20 % vs 17 % pour ceux qui ont un prêt). La probabilité que les deux parents possèdent un diplôme universitaire est de 33 % dans le cas des étudiants qui n'ont pas reçu de prêt, alors qu'elle est de 27 % pour les étudiants qui en ont reçu un.
Il est intéressant de noter que les étudiants qui n'ont pu se prévaloir du Programme canadien de prêts aux étudiants sont plus susceptibles que les bénéficiaires d'un prêt d'avoir suivi des cours à l'étranger. Les études antérieures semblent influencer leur décision d'entrer dans le système de collèges privés d'enseignement professionnel, puisque ces étudiants sont statiquement plus susceptibles d'entreprendre des ÉPS pour obtenir une reconnaissance de l'enseignement ou de la formation qu'ils ont suivie à l'étranger ou encore pour pousser plus loin leurs études dans le même domaine.
Étant donné qu'il n'ont pas accès au système de prêts étudiants du Canada, ces étudiants indiquent plus souvent qu'ils ne connaissent pas du tout le Programme canadien de prêts aux étudiants (31 % vs 8 % pour ceux qui ont un prêt) et les prêts des programmes provinciaux (31 % vs 7 % pour ceux qui ont un prêt). Leur connaissance du REÉÉ et de la SCÉÉ est toutefois équivalente.
Cet accès limité des étudiants au système canadien de prêts aux étudiants ne concerne pas seulement leur programme en cours. Les étudiants qui n'ont actuellement pas de prêt sont moins susceptibles d'avoir effectué une demande de prêt par le passé et d'avoir vu leur demande refusée plus souvent (35 % vs 8 % pour ceux qui ont un prêt). S'ils avaient reçu un prêt, il leur reste moins souvent un solde à payer (51 % ont un solde à payer, alors que 67 % de ceux qui ont actuellement un prêt ont un solde à payer).
Tableau 6-9
Fréquentation d'un établissement scolaire à l'étranger
| Études | Sans prêt | Avec prêt |
| Secondaires | 17 % | 10 % |
| Collégiales | 6 % | 4 % |
| Universitaires | 10 % | 6 % |
| n = 13 721 (Les données pondérées incluent les réponses « ne sais pas » et les non-réponses.) | ||
Les étudiants bénéficiaires d'un prêt sont souvent inscrits dans des programmes dont les frais de scolarité sont soit très bas, soit très élevés, c'est-à-dire inférieurs à 6 000 $ (15 % vs 6 % pour les étudiants ayant un prêt) ou supérieurs à 18 000 $ (20 % vs 17 % pour les étudiants ayant un prêt).
Les programmes des étudiants qui n'ont pas reçu de prêt étudiant canadien sont financés par les parents ou le conjoint (35 % vs 15 % pour les étudiants ayant un prêt), une marge de crédit privée (15 % vs 11 % pour les étudiants ayant un prêt), les épargnes personnelles (12 % vs 7 % pour les étudiants ayant un prêt) et les revenus provenant d'un emploi antérieur (12 % vs 8 % pour les étudiants ayant un prêt). Le travail pendant les études n'est pas une source importante de financement, puisque les étudiants qui n'ont pas de prêt sont souvent sans emploi au moment où ils fréquentent le collège (66 % comparativement à 57 %).
Le revenu familial brut est toutefois plus souvent au-dessus de 40 000 $ (39 % vs 23 % pour les étudiants ayant un prêt) et gagné par les parents (39 % vs 35 % pour les étudiants ayant un prêt) ou l'époux/conjoint de fait (24 % vs 18 % pour les étudiants ayant un prêt).
Influence du statut d'immigrant
Seulement 11 % des répondants au sondage, soit 1 533 étudiants, avaient immigré au Canada après l'an 2000. En général, ces étudiants avaient fait certaines études postsecondaires avant d'entrer dans un collège privé d'enseignement professionnel. Près des deux tiers (68 %) possédaient des études postsecondaires antérieures, et plusieurs détenaient un diplôme de niveau collégial ou universitaire (23 %), un baccalauréat (31 %) ou un diplôme d'études supérieures (12 %). Le haut niveau d'instruction de ce groupe contraste beaucoup avec la moyenne des étudiants des collèges privés d'enseignement professionnel, parmi lesquels ne se retrouve que 34 % des étudiants qui possédaient certaines études postsecondaires avant leur entrée au collège privé. De ces étudiants nés au Canada, seulement 26 % sont entrés au collège privé en ayant en main un diplôme d'études postsecondaire, alors que 48 % des étudiants arrivés au Canada avant l'an 2000 possédaient un diplôme. Ces derniers entrent donc au collège privé d'enseignement professionnel pour faire reconnaître les crédits qu'ils ont accumulés à l'étranger (17 %) ou pour effectuer un changement de carrière (34 %) parce que leur formation n'est pas reconnue au Canada (14 % de 34 %). Les autres raisons mentionnées par ce groupe incluent la poursuite d'études pour approfondir leurs connaissances du même domaine (15 %) ou pour acquérir des compétences pratiques pour augmenter leurs qualifications universitaires (11 %).
Les immigrants récents n'accèdent pas au Programme canadien de prêts aux étudiants au même rythme que les autres étudiants. Un étudiant sur trois seulement (30 %) a fait une demande de prêt ou est en voie de recevoir (31 %) un prêt étudiant pour financer le programme dans lequel il est actuellement inscrit. Ces étudiants connaissent moins bien les systèmes de prêts aux étudiants fédéral et provinciaux, ce qui n'est pas surprenant. Près de la moitié ont indiqué qu'ils connaissaient peu ou pas du tout les programmes fédéral (46 %) ou provinciaux (46 %), ou encore le Régime enregistré d'épargne études et la Subvention canadienne pour l'épargne-études (57 %).
Pour financer la totalité de leur programme dans un collège privé d'enseignement professionnel, les immigrants récents sont le plus susceptibles de s'en remettre aux prêts gouvernementaux (40 %) et aux parents ou à la famille (27 %). Plusieurs semblent incertains quant à la façon dont ils financeront leurs études, puisque 23 % d'entre eux n'ont pas indiqué de source de financement. Les immigrants récents (18 %) et les autres immigrants (23 %) étaient plus susceptibles que les étudiants nés au Canada (13 %) d'avoir interrompu leurs études en raison d'un manque de fonds.
Tableau 6-10
Caractéristiques des immigrants récents, autres immigrants et non-immigrants
| Caractéristique | Immigrants récents | Autres immigrants | Non-immigrants |
| Proportion des réponses des étudiants | 11 % | 11 % | 78 % |
| Pourcentage dont la langue parlée à la maison est le français ou l'anglais | 36 % | 52 % | 97 % |
| Pourcentage indiquant que le collège privé d'enseignement professionnel était leur premier choix | 64 % | 67 % | 74 % |
| Pourcentage détenant un diplôme universitaire | 43 % | 20 % | 6 % |
| Les trois premières raisons de s'inscrire dans le programme actuel | |||
| Première | Changer de domaine de carrière/conserver un poste (20 %) | Changer de domaine de carrière/conserver un poste (36 %) | Changer de domaine de carrière/conserver un poste (38 %) |
| Deuxième | Obtenir la reconnaissance des études ou de l'expérience obtenues à l'étranger (17 %) | Intérêt général (16 %) | Intérêt général (27 %) |
| Troisième | Étudier à un niveau plus poussé/acquérir plus de compétences (15 %) |
Étudier à un niveau plus poussé/acquérir plus de compétences (11 %) |
Obtenir des compétences pratiques particulières (9 %) |
| n = approximativement 1 535 immigrants récents, 1 425 autres immigrants, 10 605 non-immigrants | |||
Comme l'indique le Tableau 6-10, les immigrants récents (c.-à-d. ceux qui sont arrivés au Canada en 2000 ou après) semblent constituer un sous-groupe distinct des autres immigrants (ceux qui sont arrivés au pays avant l'an 2000) et des non-immigrants. Le Tableau 6-9 permet de constater que :