Par suite à l'entrée en vigueur de la nouvelle Politique sur le contrôle interne du Conseil du Trésor, le 1er avril 2009, les ministères sont tenus de démontrer qu'ils se sont dotés d'un système efficace de contrôle interne en matière de rapports financiers (CIRF).
Afin de respecter les exigences de cette politique, les ministères doivent exécuter une évaluation annuelle de leur système de CIRF, établir un ou des plans d'action pour apporter les ajustements nécessaires et joindre à toute déclaration de responsabilité de la direction un résumé des résultats de l'évaluation et du plan d'action.
Des systèmes efficaces de CIRF sont requis pour assurer la fiabilité de l'information contenue dans les états financiers et fournir l'assurance que :
Il importe de noter que le système de CIRF n'est pas conçu pour éliminer tous les risques, mais plutôt pour atténuer les risques en vue de les ramener à un niveau raisonnable au moyen de contrôles qui sont pondérés et proportionnels aux risques qu'ils visent à atténuer.
Le CIRF a donc pour objet d'atténuer les risques dans une mesure raisonnable, suivant l'application d'un processus permanent qui consiste à cerner les risques, à évaluer l'efficacité des mécanismes de contrôle et à les modifier au besoin, et à surveiller le rendement du système de CIRF pour veiller à ce qu'il favorise une amélioration continue. En conséquence, l'étendue, le déroulement et l'état des évaluations que font les ministères de l'efficacité de leur système de CIRF varieront d'un organisation à l'autre en fonction des risques et des circonstances particulières à chaque entité.
Le présent document est la deuxième annexe annuelle produite par le Ministère. Il est joint à la Déclaration de responsabilité de Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) englobant les contrôles internes relatifs aux états financiers pour l'exercice ayant pris fin le 31 mars 2011. Comme l'exige la Politique sur le contrôle interne du Conseil du Trésor, nous présentons pour la première fois un résumé des mesures prises par la direction pour maintenir un système efficace de contrôle interne en matière de rapports financiers (CIRF). Nous présentons plus particulièrement des renseignements sommaires (en date du 31 mars 2011) sur les évaluations effectuées par RHDCC. Il s'agit de renseignements sur les progrès, les résultats et les plans d'action, ainsi que de certains renseignements financiers utiles pour comprendre l'environnement de contrôle propre au Ministère.
Le Rapport ministériel sur le rendement 2010-2011 Rapport ministériel sur le rendement et le Rapport sur les plans et les priorités 2011-2012 Rapport sur les plans et les priorités contiennent des renseignements détaillés sur les pouvoirs, le mandat et les activités de programme de RHDCC.
Voici les points saillants financiers pour l'exercice ayant pris fin le 31 mars 2011. On peut obtenir davantage d'information en consultant les états financiers (non verifiés) de RHDCC, les Notes aux états financiers de RHDCC pour l'exercice 2010 2011 (États financiers), ainsi que les Comptes publics du Canada Site web de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.
RHDCC a conclu des ententes avec d'autres organisations pour le traitement de certaines opérations qui sont consignées dans ses états financiers :
Ententes courantes
Ententes particulières
Ian Shugart a été nommé sous ministre de RHDCC le 26 juillet 2010 et Alfred Tsang a été nommé au poste d'agent principal des finances (APF) le 19 avril 2010.
RHDCC reconnaît qu'il incombe à la haute direction de donner le ton pour que les employés de tous les niveaux comprennent qu'ils ont un rôle à jouer pour assurer le maintien de systèmes de CIRF efficaces, et le Ministère est en mesure de s'acquitter efficacement d'une telle responsabilité. À cet égard, le Ministère veille principalement à ce que les risques soient bien gérés au moyen de mécanismes de contrôle adéquats favorisant l'amélioration et l'innovation continues.
Les principaux postes et comités auxquels se rattachent les responsabilités du maintien et de la surveillance de l'efficacité des systèmes de CIRF à RHDCC sont précisés ci-après.
Sous-ministre – Le sous-ministre de RHDCC, en tant qu'administrateur des comptes, assume de façon générale la responsabilité et le leadership en ce qui a trait aux mesures qui sont prises pour maintenir un système efficace de contrôle interne. À ce titre, le sous-ministre préside le Conseil de gestion du portefeuille.
Agent principal des finances (APF) – L'agent principal des finances de RHDCC rend compte directement au sous-ministre. Il dirige la coordination et fait en sorte que les efforts soient cohérents et orientés de façon à assurer la conception et le maintien d'un système de CIRF efficace et intégré, en veillant notamment à ce que celui-ci fasse l'objet d'une évaluation annuelle.
Cadres supérieurs – Les cadres supérieurs de RHDCC qui sont chargés de l'exécution des programmes sont responsables du maintien et de l'examen de l'efficacité du système de CIRF utilisé dans leur secteur de compétence.
Chef de la vérification interne (CVI) – Le chef de la vérification interne de RHDCC relève directement du sous-ministre et fournit une assurance en effectuant les vérifications internes périodiques qui sont essentielles au maintien d'un système de CIRF efficace.
Dirigeant principal de l'information (DPI) – Le DPI assume la responsabilité ministérielle relative à l'infrastructure de TI et aux applications des systèmes. Il est également une source d'expertise clé et participe aux évaluations des systèmes de TI et aux contrôles visant les applications.
Comité ministériel de vérification (CMV) – Le CMV est un comité consultatif présidé par le sous-ministre qui offre une perspective objective relative au cadre de gestion du risque, de contrôle et de gouvernance du Ministère. Établi en 2008, ce Comité se compose de trois membres externes. Son rôle consiste à examiner le profil de RHDCC en matière de gestion des risques ainsi que son système de contrôle interne, y compris les évaluations et les plans d'action ayant trait au système de CIRF.
Conseil de gestion du portefeuille (CGP) – En tant que principal organisme décisionnel du portefeuille, le CGP détermine les orientations et les priorités stratégiques; approuve les plans et les stratégies applicables à l'échelle du portefeuille et prend des décisions concernant des enjeux qui concernent l'ensemble du portefeuille. Le CGP est en outre le véhicule clé aux fins de la mise en commun d'information, de la consultation et de la collaboration aux échelons du sous ministre et des sous ministres adjoints.
Comité de la gestion ministérielle (CGM) – Le CGM dirige le programme de gestion du portefeuille afin de veiller à ce que les résultats et les objectifs énoncés dans le Plan d'activités intégré et dans le Cadre de responsabilisation de gestion soient atteints et à ce que les exigences relatives aux processus budgétaires et de planification ministériels soient respectées. Le CGM est chargé de superviser les stratégies, les opérations et les processus ministériels de gestion dans les secteurs suivants : ressources humaines, finances et fonctions auxiliaires, technologies de l'information et gestion de l'information, vérification et responsabilisation; planification, gestion des risques, établissement des rapports (en incluant l'affectation des ressources et la prestation des programmes), autres fonctions administratives et supervision générale.
L'environnement de contrôle de RHDCC comprend également une série de mesures qui ont pour but de sensibiliser davantage les employés, de leur donner accès aux connaissances et outils appropriés et de leur offrir des occasions d'accroître leurs compétences afin qu'ils soient aptes à bien gérer les risques. Voici la liste de ces mesures clés :
Pour satisfaire aux exigences de la Politique sur le contrôle interne, le Ministère doit être en mesure de maintenir un système de CIRF efficace permettant de fournir les garanties raisonnables suivantes :
Au fil du temps, le processus inclut également l'évaluation de l'efficacité conceptuelle et opérationnelle du système de CIRF, ce qui se traduit par la surveillance et l'amélioration continues du système ministériel de CIRF.
L'évaluation de l'efficacité conceptuelle consiste à s'assurer que les points de contrôle clés sont précisés, consignés et mis en place, que les contrôles clés sont en adéquation avec les risques qu'ils visent à atténuer et que les ajustements nécessaires sont apportés. Il faut pour cela mettre en correspondance les principaux processus et systèmes de TI avec les principaux comptes, en fonction de l'emplacement s'il y a lieu.
L'évaluation de l'efficacité opérationnelle consiste à vérifier le bon fonctionnement des contrôles clés pendant une période donnée et à s'assurer que les ajustements nécessaires sont apportées. Ce type d'évaluation s'applique à tous les niveaux de contrôle, notamment les contrôles du ministère ou de l'entité, les contrôles informatiques généraux et les contrôles des processus opérationnels.
La surveillance continue signifie que les contrôles clés sont examinés à intervalle régulier pour fournir une garantie raisonnable de leur efficacité au fil du temps.
Dans sa démarche de mise en œuvre de la Politique sur le contrôle interne, RHDCC a pris des mesures pour évaluer son système de CIRF en commençant par l'évaluation de ses états financiers, et ce tout en mettant l'accent sur les principaux processus opérationnels (voir la liste ci après à la rubrique Processus opérationnels).
Au cours de la période de quatre ans qui prendra fin le 31 mars 2013, et ce pour chacun de ses processus clés, RHDCC schématisera ses processus, préparera des grilles de contrôle financier et éprouvera l'efficacité conceptuelle et l'efficacité opérationnelle de ses contrôles clés. Au terme de cette période, RHDCC aura en outre cerné les lacunes des mécanismes de contrôle et apporté les ajustements appropriés.
Au 31 mars 2011, RHDCC affichait le bilan suivant au terme des deux premières années de son plan d'évaluation de quatre ans :
Contrôles à l'échelle de l'entité
RHDCC a documenté et éprouvé l'efficacité conceptuelle de ses contrôles à l'échelle de l'entité. La démarche visant à remédier aux lacunes cernées durant l'évaluation conceptuelle des mécanismes de contrôle clés va bon train. La planification des essais visant à éprouver l'efficacité opérationnelle devrait débuter au cours du prochain exercice.
Contrôles informatiques généraux
RHDCC a documenté et éprouvé l'efficacité conceptuelle de ses contrôles informatiques généraux. La démarche visant à remédier aux lacunes cernées durant l'évaluation conceptuelle des mécanismes de contrôle clés va bon train. La planification des essais visant à éprouver l'efficacité opérationnelle devrait débuter au cours du prochain exercice.
Processus opérationnels
RHDCC a documenté et évalué l'efficacité conceptuelle des contrôles clés de l'ensemble des processus opérationnels figurant ci après, ce qui inclut les contrôles relatifs aux applications des systèmes :
RHDCC avait en outre amorcé l'établissement de plans d'action visant à remédier aux lacunes cernées durant l'évaluation de l'efficacité des contrôles clés de tous les processus opérationnels. Certains plans d'action sont terminés et plus de 50 % des ajustements ont été apportés pour les processus opérationnels propres aux composantes suivantes : subventions et contributions, états financiers et PCEE.
RHDCC envisage de commencer la documentation et l'évaluation de l'efficacité conceptuelle des contrôles clés applicables aux trois processus ci-après mentionnés, pour lesquels la vérification annuelle des états financiers est complétée par des services externes :
Le fait de procéder selon la méthode d'évaluation décrite ci-dessus permet à RHDCC d'élaborer une architecture de référence pour tous les points de contrôle clés, par processus et pour chacun des principaux systèmes de TI.
Lors de l'évaluation de ses contrôles clés, RHDCC détermine tout d'abord l'efficacité conceptuelle, étape préalable à la démarche visant à éprouver l'efficacité opérationnelle.
Lors de la démarche visant à éprouver l'efficacité conceptuelle, RHDCC détermine, documente et évalue tous les contrôles clés (ce qui inclut la validation par les responsables des processus). Le Ministère vérifie en outre si le processus et la documentation relative aux systèmes de TI sont en place et s'ils correspondent aux pratiques en cours. L'évaluation de l'efficacité conceptuelle consiste également à s'assurer que chacun des contrôles clés est bien adapté aux risques. Des plans d'action sont ensuite élaborés et mis en œuvre pour remédier aux lacunes relatives aux contrôles clés que l'évaluation permet de relever.
Au 31 mars 2011, RHDCC avait terminé les étapes liées à la documentation et à l'évaluation de l'efficacité conceptuelle de tous les processus clés figurant à la section 3.2. L'évaluation de l'efficacité conceptuelle a permis à RHDCC de déterminer les ajustements nécessaires et d'élaborer des plans d'action afin de remédier aux lacunes cernées à l'égard des contrôles clés applicables aux volets suivants :
Documentation
Intégrité et rapprochement des données
Gestion générale du système de TI
Division des tâches et processus d'approbation
Contrôle et assurance de la qualité
Le 31 mars 2011, RHDCC n'avait pas encore éprouvé l'efficacité opérationnelle des contrôles clés. Lorsque la démarche d'ajustement des contrôles clés consécutive à l'évaluation de l'efficacité conceptuelle aura suffisamment progressé, RHDCC amorcera l'évaluation de l'efficacité opérationnelle. Au cours du prochain exercice, le Ministère élaborera à cet égard un plan d'évaluation axé sur les risques pour chacun des processus figurant à la section 3.2. Ces plans préciseront les contrôles clés devant être évalués au cours d'une période définie, ainsi que le choix des emplacements pour les mises à l'essai, la période et la méthode d'essai ainsi que la fréquence des essais. RHDCC devra également mener des essais pour confirmer le bon fonctionnement de ses contrôles clés sur une période donnée.
Au cours de l'exercice 2010-2011, RHDCC a continué de réaliser des progrès importants au chapitre de l'évaluation et de l'amélioration de ses contrôles clés. Voici un résumé des principaux progrès réalisés par le Ministère.
RHDCC a maintenant terminé les étapes consistant à documenter et à évaluer l'efficacité conceptuelle de tous les principaux processus figurant à la section 3.2 :
RHDCC a réalisé d'importants progrès dans sa démarche visant à remédier aux lacunes relevées à l'égard de ses contrôles clés lors de l'évaluation de l'efficacité conceptuelle :
RHDCC a amorcé la démarche visant à remédier aux lacunes relevées à l'égard de contrôles clés lors de l'évaluation de l'efficacité conceptuelle :
RHDCC a également amorcé l'élaboration d'un plan ministériel d'évaluation de l'efficacité opérationnelle.
Que ce soit pour se préparer aux vérifications axées sur les contrôles ou pour répondre aux exigences de la Politique sur le contrôle interne, les ministères doivent pouvoir maintenir un système efficace de CIRF en vue de fournir une assurance raisonnable que a) les opérations sont autorisées comme il se doit, b) les registres financiers sont bien tenus, c) les actifs sont protégés et d) les lois, règlements et politiques applicables sont respectés.
Compte tenu des progrès réalisés jusqu'à ce jour, RHDCC sera en mesure d'amorcer l'évaluation de l'efficacité opérationnelle de son système de CIRF en 2011-2012.
En 2011-2012, RHDCC projette de faire ce qui suit :
En 2012-2013 et durant les années subséquentes, RHDCC projette de faire ce qui suit :