Les données utilisées dans la présente étude viennent des trois premiers cycles de la cohorte plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), laquelle renseigne en détail sur les activités liées à l'éducation, ainsi que sur les résultats qu'elles produisent sur le marché du travail (salaire, emploi, profession, industrie, etc.). Les enquêtés de l'EJET ont été interrogés tous les deux ans, l'entrevue initiale ayant été effectuée par Statistique Canada entre janvier et avril 20001. Dans cette première enquête, la population cible dans la cohorte plus ancienne était composée de jeunes gens ayant de 18 à 20 ans en 2000. Shaienks et coll. (2006) indiquent que, en décembre 2003, 32 % étaient aux études (la vaste majorité au palier postsecondaire), que 45 % travaillaient à plein temps (plus de 30 heures par semaine) et 9 % à temps partiel et que 14 % n'étaient ni aux études ni au travail. Il est donc nécessaire que toute analyse fondée sur l'EJET des résultats sur le marché du travail reconnaisse le fait que de nombreux répondants soient toujours aux études et que les intéressés puissent ne pas être sélectionnés au hasard dans cette jeune population. Faire fi de cette nécessité, c'est risquer de largement biaiser les résultats.
La présente étude analyse les informations extraites des trois reprises de l'enquête. Plus précisément, les données sur la moyenne des notes au palier secondaire, sur la présence du père et de la mère biologiques pendant la majeure partie des études secondaires, sur le niveau de scolarité et la profession des parents et sur les capacités scolaires autoévaluées (écriture, lecture et solution de problèmes mathématiques) viennent de l'enquête initiale. Les données sur le principal domaine d'études des diplômés du palier postsecondaire proviennent, elles, des deuxième et troisième versions. Enfin, l'information sur la scolarité acquise et les résultats sur le marché du travail (salaire, chômage, profession, etc.) est issue de la plus récente enquête. Dans notre étude, les résultats sur le marché du travail sont généralement mesurés en décembre 2003, c'est-à-dire à la date la plus récente de disponibilité des données. On trouvera plus loin d'autres détails sur l'élaboration des variables employées. Vu les différences régionales tant de système éducatif que de caractéristiques du marché du travail, il y aura généralement une analyse distincte pour les quatre régions suivantes : région de l'Atlantique (Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard et Nouveau-Brunswick), Québec, Ontario et Ouest canadien (Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique)2. De plus, tous les résultats sont livrés séparément pour les hommes et les femmes. Enfin, nous nous sommes reportés dans tout notre exposé aux valeurs de pondération d'échantillon fournies par Statistique Canada.
En ce qui concerne le niveau de scolarité, le tableau 1 indique le plus haut certificat, diplôme ou grade atteint ou obtenu par le répondant en décembre 2003. La partie supérieure de ce tableau porte sur les hommes et la partie inférieure, sur les femmes. Commençons par les hommes qui, dans une proportion de 26 % à 37 %, ne se trouvaient à cette date à aucun niveau postsecondaire. La proportion était la plus forte dans l'Ouest canadien (36,8 %) et la plus faible en Ontario (26,3 %); la région de l'Atlantique et la province de Québec approchaient l'une et l'autre des 30 %. Sur le nombre de répondants n'ayant pas atteint le palier postsecondaire, le tiers environ n'avaient pas terminé leurs études secondaires (ce que nous appelons les décrocheurs du secondaire à ce même tableau) dans toutes les régions sauf au Québec. Dans cette province, plus de la moitié (56 %) des répondants sans études postsecondaires n'avaient pas terminé leurs études secondaires, ce qui indiquerait un taux de décrochage du palier secondaire considérablement plus élevé chez les hommes au Québec que dans le reste du Canada.
Environ 12 % des répondants dans toutes les régions avaient entrepris des études postsecondaires, mais s'étaient arrêtés avant d'obtenir un certificat, un diplôme ou un grade (ce que nous appelons les décrocheurs du palier postsecondaire au tableau). Environ 30 % des répondants suivaient un programme postsecondaire en décembre 20033. Le taux de fréquentation était le plus haut en Ontario (33,6 %) et le plus bas dans la région de l'Atlantique et l'Ouest canadien (28,3 %). Que le taux de fréquentation soit plus élevé en Ontario que dans la région de l'Atlantique et dans l'Ouest canadien peut être en partie dû à ce que, normalement, les études secondaires se terminent après la 13e année en Ontario et après la 12e année dans les provinces de ces deux régions4. Dans le cas des diplômés du palier postsecondaire, les données du tableau 1 (et celles de toute notre étude) font la distinction entre les études postsecondaires universitaires et non universitaires. Les diplômés d'université sont les titulaires d'un baccalauréat, d'un premier grade professionnel ou d'un diplôme ou grade des deuxième et troisième cycles (maîtrise et doctorat). Les diplômés du niveau postsecondaire non universitaire ont fréquenté un programme de formation professionnelle, un institut de formation ou un centre d'enseignement commercial privé, un programme d'apprentissage ou un collège ou cégep. Les taux d'obtention d'un diplôme postsecondaire varient de 23,6 % (Ouest canadien) à 29,4 % (région de l'Atlantique).
| Région | |||||
| Situation - éducation postsecondaire (EPS) | Atlantique | Québec | Ontario | Ouest | Ensemble des régions |
| Hommes | |||||
| Aucune EPS | 0,299 | 0,294 | 0,263 | 0,368 | 0,306 |
| Sortant - école secondaire | 0,101 | 0,167 | 0,080 | 0,138 | 0,121 |
| Sortant - EPS | 0,123 | 0,128 | 0,138 | 0,114 | 0,127 |
| Poursuivant - EPS | 0,283 | 0,305 | 0,336 | 0,283 | 0,308 |
| Diplômé - EPS | 0,294 | 0,273 | 0,263 | 0,236 | 0,259 |
| Études universitaires | 0,077 | 0,052 | 0,097 | 0,077 | 0,078 |
| Études non universitaires | 0,217 | 0,221 | 0,166 | 0,159 | 0,181 |
| Femmes | |||||
| Aucune EPS | 0,175 | 0,178 | 0,168 | 0,266 | 0,201 |
| Sortant - école secondaire | 0,043 | 0,087 | 0,063 | 0,072 | 0,070 |
| Sortant - EPS | 0,135 | 0,116 | 0,107 | 0,105 | 0,111 |
| Poursuivant - EPS | 0,299 | 0,373 | 0,389 | 0,303 | 0,352 |
| Diplômé - EPS | 0,391 | 0,333 | 0,336 | 0,326 | 0,336 |
| Études universitaires | 0,161 | 0,096 | 0,120 | 0,133 | 0,121 |
| Études non universitaires | 0,230 | 0,237 | 0,216 | 0,193 | 0,215 |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycle 3. Note : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la situation générale sur le plan des études postsecondaires et au plus haut certificat, diplôme ou grade obtenu en décembre 2003. Les poursuivants de l'école secondaire sont les répondants qui n'avaient pas obtenu le diplôme d'études secondaires ou l'équivalent à cette date. Les sortants EPS sont les répondants qui avaient fréquenté le palier postsecondaire avant décembre 2003, mais qui avaient quitté avant le diplôme. Les poursuivants EPS sont les répondants inscrits à un programme postsecondaire en décembre 2003. Enfin, les diplômés d'université (études postsecondaires universitaires) sont les diplômés d'un programme postsecondaire au niveau du baccalauréat ou aux niveaux supérieurs; les diplômés d'un programme postsecondaire non universitaire sont les diplômés des collèges ou des cégeps, des programmes d'apprentissage ou d'autres programmes postsecondaires. |
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Les données de la partie inférieure du tableau semblent indiquer que la population féminine est plus scolarisée que la population masculine. Les taux de décrochage du palier secondaire sont bien moindres chez les femmes; ils sont en fait de la moitié environ de ceux des hommes dans la plupart des régions. Les taux féminins de décrochage et de fréquentation du palier postsecondaire sont semblables à ceux des hommes, mais les taux d'obtention d'un diplôme de ce palier sont bien plus élevés chez les femmes. Là encore, la région de l'Atlantique présente le plus haut taux d'obtention d'un diplôme.
Le tableau 2 dresse le profil des étudiants du palier postsecondaire au Canada en soulignant les différences pour certaines caractéristiques choisies entre ces diplômés et ceux du palier secondaire5. La différence entre hommes et femmes parmi les diplômés du palier postsecondaire ressort une fois de plus, les hommes prédominant dans le cas des études secondaires et les femmes, dans celui des études postsecondaires. Il n'y a que peu de différences régionales pour cet écart entre les sexes. La variable de la famille nucléaire prend la valeur de un si le répondant vivait avec son père et sa mère biologiques à la fois pendant la majeure partie de ses études secondaires. On a jugé dans des études antérieures que c'était là un facteur important de fréquentation scolaire (voir, par exemple, Belzil et Hansen, 2002 et 2006). Il semblerait toutefois, à en juger par le tableau 2, que la présence du père et de la mère biologiques à la fois pendant les études secondaires n'est pas un grand déterminant de l'obtention d'un diplôme d'études postsecondaires, puisque les différences entre les diplômés du palier secondaire et du palier postsecondaire sont ténues à l'échelle des régions. Les différences relevées de niveau de scolarité des parents, père et mère, peuvent également expliquer qu'on choisisse ou non de se mettre en quête d'un diplôme du palier postsecondaire. Des études antérieures ont décrit des liens significatifs de corrélation intergénérationnelle de la scolarisation tant au Canada qu'à l'étranger. On peut voir de tels liens au tableau 2 pour toutes les régions, bien qu'ils soient quelque peu faibles sauf en Ontario. Le peu de corrélation entre le niveau de scolarité des parents et celui des répondants au tableau 2 pourrait en partie tenir à ce que les décrocheurs de l'école secondaire aient été retirés de l'échantillon et que les répondants inscrits au palier postsecondaire mais n'ayant pas encore reçu de diplôme soient inclus dans la catégorie des diplômés du palier secondaire.
Les dernières données du tableau 2 illustrent le rapport à établir entre la moyenne des notes au palier secondaire et la situation au palier postsecondaire. Comme prévu, les élèves ayant une note moyenne de plus de 80 % à l'école secondaire ont bien plus de chances d'obtenir un diplôme au palier postsecondaire.
| Atlantique | Québec | Ontario | Ouest | Ensemble des régions | ||||||
| ES | EPS | ES | EPS | ES | EPS | ES | EPS | ES | EPS | |
| Homme | 0,55 | 0,44 | 0,52 | 0,47 | 0,53 | 0,44 | 0,55 | 0,42 | 0,54 | 0,44 |
| Famille nucléaire | 0,86 | 0,93 | 0,92 | 0,96 | 0,89 | 0,90 | 0,86 | 0,89 | 0,88 | 0,91 |
| Scolarité de la mère | ||||||||||
| Moins que les études secondaires | 0,19 | 0,17 | 0,21 | 0,16 | 0,12 | 0,13 | 0,13 | 0,10 | 0,15 | 0,13 |
| Études secondaires | 0,43 | 0,35 | 0,37 | 0,32 | 0,37 | 0,36 | 0,42 | 0,36 | 0,39 | 0,35 |
| Plus que les études secondaires | 0,38 | 0,48 | 0,42 | 0,53 | 0,50 | 0,51 | 0,45 | 0,53 | 0,46 | 0,52 |
| Scolarité du père | ||||||||||
| Moins que les études secondaires | 0,25 | 0,25 | 0,26 | 0,22 | 0,15 | 0,15 | 0,20 | 0,17 | 0,19 | 0,18 |
| Études secondaires | 0,34 | 0,32 | 0,24 | 0,22 | 0,28 | 0,29 | 0,32 | 0,26 | 0,29 | 0,27 |
| Plus que les études secondaires | 0,41 | 0,43 | 0,50 | 0,56 | 0,56 | 0,56 | 0,49 | 0,57 | 0,52 | 0,55 |
| Moyenne des notes à l'école secondaire | ||||||||||
| 80 % et plus | 0,37 | 0,48 | 0,31 | 0,49 | 0,38 | 0,47 | 0,32 | 0,49 | 0,35 | 0,48 |
| Moins de 80 % | 0,63 | 0,52 | 0,69 | 0,51 | 0,62 | 0,53 | 0,68 | 0,51 | 0,65 | 0,52 |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycle 1 (enquête initiale). Note: La moyenne des notes à l'école secondaire est la moyenne autodéclarée pour la dernière année des études secondaires. L'échantillon se limite à ceux qui ont obtenu le diplôme d'études secondaires ou un diplôme du palier postsecondaire (les décrocheurs de l'école secondaire ont été retranchés). |
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Les dernières données du tableau 2 illustrent le rapport à établir entre la moyenne des notes au palier secondaire et la situation au palier postsecondaire. Comme prévu, les élèves ayant une note moyenne de plus de 80 % à l'école secondaire ont bien plus de chances d'obtenir un diplôme au palier postsecondaire.
Comme nous l'avons indiqué, les programmes postsecondaires sont hétérogènes au Canada; on peut quelque peu juger de cette hétérogénéité au tableau 3 qui présente les principaux domaines d'études séparément pour les hommes et les femmes ainsi que par région6. Les données indiquent des différences appréciables entre hommes et femmes. Ainsi, les femmes sont plus concentrées dans les sciences humaines ou sociales et l'administration des affaires, alors que les hommes se retrouvent surtout en mathématiques et en génie. Cette différenciation scolaire des sexes est relativement constante dans les régions et a aussi été observée ailleurs (voir, par exemple, Drewes, 2006, et Hansen, 2006).
À l'aide de données sur l'emploi le plus récent entre janvier 2002 et décembre 2003, le tableau 4 décrit la répartition des professions selon la situation au palier postsecondaire. Pour ménager une période de transition entre l'école et le travail pour les diplômés de ce palier, on a retiré de l'échantillon du tableau 4 les répondants qui ont fréquenté un programme postsecondaire après décembre 2001. Les professions ont été regroupées en cinq catégories : gestion-affaires; sciences naturelles-santé; sciences sociales-éducation-administration publique-arts; vente-services; métiers-production primaire-transformation. Bien que ces catégories soient très générales, les trois premières peuvent sans doute être considérées comme comprenant la plupart des professions de haute qualification et les deux dernières comme comportant principalement des professions de faible qualification7. On constate que, sans que le phénomène varie outre mesure selon les régions, les diplômés du palier postsecondaire sont moins susceptibles de travailler dans la catégorie vente-services ou métiers-production primaire-transformation.
| Atlantique | Québec | Ontario | Ouest | Ensemble des régions | ||||||
| Sans EPS | EPS | Sans EPS | EPS | Sans EPS | EPS | Sans EPS | EPS | Sans EPS | EPS | |
| Gestion-affaires | 0,140 | 0,271 | 0,122 | 0,189 | 0,187 | 0,234 | 0,148 | 0,196 | 0,154 | 0,213 |
| Sciences naturelles-santé | 0,048 | 0,152 | 0,071 | 0,196 | 0,045 | 0,142 | 0,058 | 0,189 | 0,056 | 0,173 |
| Sciences sociales-éducation-administration publique-arts | 0,036 | 0,051 | 0,036 | 0,132 | 0,051 | 0,117 | 0,043 | 0,083 | 0,043 | 0,105 |
| Vente-services | 0,394 | 0,326 | 0,352 | 0,215 | 0,355 | 0,377 | 0,367 | 0,316 | 0,361 | 0,305 |
| Métiers-production primaire-transformation | 0,382 | 0,201 | 0,419 | 0,267 | 0,363 | 0,131 | 0,385 | 0,216 | 0,385 | 0,204 |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycle 3. Les calculs sont fondés sur des données relatives à la profession de rattachement de l'emploi le plus récent occupé par le répondant entre janvier 2002 et décembre 2003. L'échantillon se limite aux enquêtés ayant eu au moins un emploi entre ces deux mois. Nous avons retranché les répondants ayant obtenu un diplôme du palier postsecondaire après décembre 2001. |
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Dans une analyse du rapport entre le principal domaine d'études et les choix professionnels des diplômés du palier postsecondaire, les tableaux 5a et 5b présentent une répartition professionnelle par grand domaine d'études tant pour les hommes que pour les femmes. Dans le cas des hommes dont le principal domaine d'études était les sciences sociales ou humaines, 32,6 % des intéressés exerçaient des professions relevant des sciences sociales ou des arts et qui correspondent sans doute bien au grand domaine des sciences humaines et sociales. Presque autant cependant travaillaient dans la vente (31,2 %) et en gestion-affaires (20 %). Comme prévu, la proportion dans ce cas est plus élevée pour les répondants ayant les affaires pour principal domaine d'études (39,8 %). Il y avait aussi une forte proportion des intéressés dans le secteur de la vente (29,7 %). Les répondants dont le principal domaine d'études était les mathématiques-génie-agriculture ou la santé travaillaient surtout dans les disciplines des sciences naturelles ou les professions de la santé (environ 40 %). Dans le premier de ces groupes, presque autant (38 %) appartenaient à la catégorie métiers-production primaire-transformation.
Chez les femmes, des tendances analogues s'observent, bien que la correspondance entre le principal domaine d'études et la profession paraisse encore plus étroite. Ainsi, 57 % des répondantes dont le principal domaine d'études était les affaires travaillaient dans la catégorie gestion-affaires. Dans l'ensemble, le domaine principal d'études et la profession sont assez largement en correspondance chez les répondants de cet échantillon.
| Profession | ||||||
| Principal domaine d'études | Gestion-affaires | Sciences naturelles-santé | Sciences sociales-arts | Vente | Métiers-production primaire-transformation | |
| Sciences humaines-sciences sociales-éducation | 0,200 | 0,041 | 0,326 | 0,312 | 0,122 | |
| Affaires | 0,398 | 0,073 | 0,118 | 0,297 | 0,115 | |
| Sciences physiques et biologiques-technologie | 0,081 | 0,319 | 0,243 | 0,226 | 0,132 | |
| Mathématiques-génie-agronomie | 0,050 | 0,381 | 0,054 | 0,134 | 0,380 | |
| Santé | 0,039 | 0,414 | 0,232 | 0,169 | 0,145 | |
| Services personnels-transports | 0,089 | 0,060 | 0,055 | 0,586 | 0,211 | |
| Autres | 0,195 | 0,171 | 0,164 | 0,271 | 0,199 | |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycle 3. Note : Voir les notes des tableaux 3 et 4. |
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| Profession | ||||||
| Principal domaine d'études | Gestion-affaires | Sciences naturelles-santé | Sciences sociales-arts | Vente | Métiers-production primaire-transformation | |
| Sciences humaines-sciences sociales-éducation | 0,210 | 0,028 | 0,366 | 0,374 | 0,022 | |
| Affaires | 0,566 | 0,026 | 0,121 | 0,279 | 0,009 | |
| Sciences physiques et biologiques-technologie | 0,098 | 0,261 | 0,231 | 0,306 | 0,103 | |
| Mathématiques-génie-agronomie | 0,187 | 0,260 | 0,128 | 0,306 | 0,120 | |
| Santé | 0,120 | 0,515 | 0,114 | 0,232 | 0,020 | |
| Services personnels-transports | 0,234 | 0,062 | 0,132 | 0,513 | 0,059 | |
| Autres | 0,195 | 0,171 | 0,164 | 0,271 | 0,199 | |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycle 3. Note : Voir les notes des tableaux 3 et 4. |
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Les données du tableau 6 indiquent la proportion des répondants de l'échantillon qui étaient occupés (avaient un emploi) ou chômeurs (cherchaient du travail) ou n'étaient ni occupés ni chômeurs en décembre 2003. Dans cet échantillon, les étudiants à plein temps et les travailleurs indépendants sont exclus. Ainsi, la catégorie des inactifs comprend des gens qui ne sont ni occupés ni chômeurs. Pour illustrer l'effet de la scolarisation sur la situation sur le marché du travail, nous présentons les proportions de chaque catégorie pour quatre niveaux de scolarité, à savoir les décrocheurs du palier secondaire, les diplômés de ce palier sans poursuite des études, les diplômés du niveau postsecondaire non universitaire et les diplômés d'université. Les proportions des hommes figurent dans la première colonne et les proportions des femmes, dans la seconde.
| Hommes | Femmes | |
| Études secondaires incomplètes | ||
| Occupés | 0,836 | 0,629 |
| Chômeurs | 0,095 | 0,063 |
| Inactifs | 0,069 | 0,307 |
| Études secondaires seulement | ||
| Occupés | 0,856 | 0,816 |
| Chômeurs | 0,067 | 0,051 |
| Inactifs | 0,077 | 0,133 |
| Études postsecondaires non universitaires | ||
| Occupés | 0,898 | 0,879 |
| Chômeurs | 0,056 | 0,041 |
| Inactifs | 0,047 | 0,080 |
| Études postsecondaires universitaires | ||
| Occupés | 0,835 | 0,861 |
| Chômeurs | 0,093 | 0,062 |
| Inactifs | 0,071 | 0,077 |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycle 3. Note : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la situation sur le marché du travail et au plus haut niveau de scolarité atteint ou obtenu (diplôme) en décembre 2003. Nous avons retranché les étudiants à plein temps et les travailleurs indépendants de l'échantillon. La catégorie « inactivité » se définit comme un état résiduel pour tous les répondants qui n'étaient ni occupés ni chômeurs en décembre 2003. |
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Parmi les décrocheurs de l'école secondaire, 83,6 % avaient un emploi chez les hommes et 62,9 % seulement, chez les femmes. Les proportions de chômeurs étaient respectivement de 9,5 % et 6,3 % chez les hommes et les femmes. Enfin, la proportion de décrocheurs du palier secondaire classés comme inactifs était respectivement de 6,9 % chez les premiers et de 30,7 % chez les secondes. L'importance d'achever les études secondaires est illustrée dans l'autre partie du tableau où figurent les résultats des diplômés de l'école secondaire sans poursuite des études. Bien que, chez les hommes, le taux d'emploi soit semblable à celui des décrocheurs du palier secondaire, tel n'est pas le cas chez les femmes où ce même taux d'emploi est de 81,6 % chez les diplômées d'école secondaire, valeur proche de celle des hommes. Précisons aussi que, tant chez les hommes que chez les femmes, le taux de chômage est moins élevé et que la proportion de femmes classées comme inactives est bien plus basse (13,3 %).
Le taux d'emploi est encore plus élevé tant chez les hommes que chez les femmes ayant fait des études postsecondaires non universitaires et, là encore, la différence est peu marquée entre les deux sexes. Et le taux de chômage et le taux d'inactivité sont inférieurs à ceux de la catégorie « études secondaires seulement ». Enfin, parmi les gens ayant fait des études postsecondaires universitaires, le taux d'emploi chez les hommes est le plus bas de tous les niveaux de scolarité, même par rapport aux décrocheurs de l'école secondaire. En fait, et le taux d'emploi et le taux de chômage des hommes sont des plus convergents pour les études universitaires et les études secondaires incomplètes. Chez les femmes, le taux d'emploi est légèrement plus bas pour les études universitaires que pour les études postsecondaires non universitaires et le taux de chômage est supérieur. Toutefois, le taux d'inactivité est bas à 7,7 %, le cédant largement à celui des décrocheuses du palier secondaire. Pour expliquer le taux de chômage relativement élevé des diplômés d'université, il y a peut-être le fait que les membres du jeune échantillon n'aient guère eu le temps de s'établir sur le marché du travail après les études. Les chiffres du tableau 6 ne tiennent pas compte des différences de temps écoulé après les dernières études, ce qui pourrait nettement influer sur la proportion de personnes occupées pour toute catégorie de scolarisation.
| Temps écoulé depuis les dernières études (mois) |
Femmes | Hommes | ||||
| Emploi | Chômage | Inactivité | Emploi | Chômage | Inactivité | |
| Études secondaires incomplètes | ||||||
| 1 | 0,654 | 0,104 | 0,242 | 0,651 | 0,108 | 0,241 |
| 3 | 0,708 | 0,105 | 0,187 | 0,667 | 0,101 | 0,231 |
| 6 | 0,679 | 0,130 | 0,192 | 0,687 | 0,102 | 0,211 |
| 12 | 0,721 | 0,102 | 0,178 | 0,764 | 0,047 | 0,189 |
| 24 | 0,721 | 0,077 | 0,202 | 0,769 | 0,062 | 0,170 |
| Études secondaires seulement | ||||||
| 1 | 0,746 | 0,106 | 0,148 | 0,739 | 0,104 | 0,157 |
| 3 | 0,759 | 0,118 | 0,123 | 0,785 | 0,090 | 0,125 |
| 6 | 0,799 | 0,078 | 0,122 | 0,813 | 0,072 | 0,115 |
| 12 | 0,799 | 0,096 | 0,106 | 0,836 | 0,064 | 0,099 |
| 24 | 0,844 | 0,069 | 0,087 | 0,823 | 0,065 | 0,111 |
| Études postsecondaires non universitaires | ||||||
| 1 | 0,807 | 0,080 | 0,113 | 0,808 | 0,060 | 0,132 |
| 3 | 0,850 | 0,062 | 0,089 | 0,853 | 0,053 | 0,094 |
| 6 | 0,877 | 0,055 | 0,068 | 0,863 | 0,047 | 0,090 |
| 12 | 0,887 | 0,033 | 0,080 | 0,901 | 0,033 | 0,066 |
| 24 | 0,877 | 0,051 | 0,072 | 0,909 | 0,031 | 0,060 |
| Études postsecondaires universitaires | ||||||
| 1 | 0,757 | 0,111 | 0,132 | 0,654 | 0,151 | 0,195 |
| 3 | 0,827 | 0,098 | 0,075 | 0,746 | 0,101 | 0,153 |
| 6 | 0,859 | 0,069 | 0,071 | 0,834 | 0,086 | 0,080 |
| 12 | 0,903 | 0,061 | 0,036 | 0,911 | 0,040 | 0,049 |
| 24 | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycles 1 à 3. Note : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la situation sur le marché du travail et au plus haut niveau de scolarité atteint ou obtenu (diplôme) de janvier 1999 à décembre 2003. La catégorie « inactivité » se définit comme un état résiduel pour tous les répondants qui n'étaient ni occupés ni chômeurs. |
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Il reste que le caractère longitudinal de l'EJET se prête à une analyse détaillée du passage de l'école au travail. Au tableau 7, nous présentons la proportion d'anciens élèves occupés, chômeurs ou inactifs en fonction du temps écoulé depuis les dernières études. Les données de ce tableau indiquent clairement le rapport entre le niveau de scolarité et le succès qui peut suivre sur le marché du travail. Le taux d'emploi est généralement supérieur chez les plus scolarisés et le taux de chômage est inférieur. Ainsi, un mois après avoir quitté l'école, 65,4 % des femmes ayant décroché de l'école secondaire avaient un emploi contre 80,7 % des diplômées de programmes postsecondaires non universitaires. On peut relever des chiffres semblables pour les hommes : 65,1 % des décrocheurs du palier secondaire avaient un emploi comparativement à 80,8 % des diplômés du niveau postsecondaire non universitaire. On constate toutefois que, un mois après les études, les taux d'emploi sont moins élevés pour la catégorie « études postsecondaires universitaires » que pour la catégorie « études postsecondaires non universitaires ». Les données indiquent également que les taux d'emploi s'élèvent avec le temps. Cette constatation vaut particulièrement pour les diplômés d'université. Étant donné la taille limitée de l'échantillon, il n'a été possible de suivre ces diplômés que 12 mois après leurs études. Dans ce cas, les taux d'emploi augmentent de 75,7 % un mois après les études à 90,3 % chez les femmes et de 65,4 % à 91,1 % chez les hommes. Ainsi, le temps écoulé après les dernières études constitue un facteur important dont il faut tenir compte dans la comparaison des résultats sur le marché du travail à l'échelle des niveaux de scolarité de ces jeunes répondants. Une fois prises en compte les différences de temps écoulé depuis les études, nous constatons que les plus scolarisés ont plus de chances d'être occupés et moins d'être chômeurs. Enfin, les données du tableau 7 semblent indiquer que, si les taux d'emploi s'accroissent dans la première année après les études, ils ne changent pas outre mesure dans l'année qui suit. Il en va de même de tous les niveaux de scolarité, depuis les décrocheurs du palier secondaire jusqu'aux diplômés des programmes postsecondaires non universitaires8. En d'autres termes, les élèves qui sont incapables de trouver un emploi dans la première année qui suit leurs études peuvent éprouver des difficultés à s'établir sur le marché du travail les années qui suivent.
| Femmes | Hommes | |
| Études secondaires incomplètes | ||
| Durée du chômage (mois) | 7,826 | 5,225 |
| (0,820) | (0,619) | |
| Proportion n'ayant jamais été en chômage | 0,208 | 0,195 |
| (0,031) | (0,023) | |
| Études secondaires seulement | ||
| Durée du chômage (mois) | 5,576 | 4,541 |
| (0,314) | (0,290) | |
| Proportion n'ayant jamais été en chômage | 0,239 | 0,223 |
| (0,012) | (0,010) | |
| Études postsecondaires non universitaires | ||
| Durée du chômage (mois) | 3,484 | 3,061 |
| (0,299) | (0,277) | |
| Proportion n'ayant jamais été en chômage | 0,168 | 0,147 |
| (0,010) | (0,010) | |
| Études postsecondaires universitaires | ||
| Durée du chômage (mois) | 3,528 | 2,482 |
| (0,315) | (0,296) | |
| Proportion n'ayant jamais été en chômage | 0,201) | 0,257) |
| (0,014) | (0,021) | |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycles 1 à 3. Note : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la situation sur le marché du travail et au plus haut niveau de scolarité atteint ou obtenu (diplôme) de janvier 1999 à décembre 2003. On mesure la durée dans la première année suivant les études dans le cas des répondants qui sont directement passés des études au chômage. La proportion ayant jamais été en chômage est la partie des répondants qui ont traversé toute période de chômage pendant cette première année. Les erreurs-types figurent entre parenthèses. |
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Les données du tableau 7 indiquent en outre que le chômage se fait moins fréquent à mesure que s'allonge la période écoulée depuis les dernières études. C'est ce qui peut s'observer pour tous les niveaux de scolarité. Le tableau 8 décrit plus en détail l'expérience du chômage après les études. On peut y voir la durée moyenne du chômage dans le cas des répondants qui sont passés des études au chômage, ainsi que la proportion de répondants qui ont connu le chômage dans la première année suivant les études. Une tendance ressort pour la longueur des périodes de chômage : les décrocheurs de l'école secondaire ont les plus longues périodes (7,8 mois chez les femmes et 5,2 chez les hommes) et les diplômés d'université, les plus courtes (3,5 mois chez les femmes et 2,5 chez les hommes). Une proportion de 15 % à 25 % a connu le chômage dans la première année suivant les études et, contrairement à ce qu'on observe pour les durées de chômage, il n'y a pas de lien évident entre la scolarité acquise et le risque d'être sans emploi.
Les tableaux 9a et 9b résument respectivement la répartition du salaire horaire par niveau de scolarité pour les hommes et les femmes. Comme des différences régionales sont probables, les statistiques sommaires présentées visent séparément chacune des quatre régions considérées, à savoir la région de l'Atlantique, le Québec, l'Ontario et l'Ouest canadien. Dans les tableaux, nous récapitulons les données salariales par la moyenne, la médiane et les quartiles du bas et du haut. Les échantillons se limitent aux répondants qui avaient un emploi en décembre 2003. Sont exclus les étudiants à plein temps, les travailleurs indépendants et les répondants qui avaient un emploi, mais n'ont pas fourni de renseignements sur leur salaire. Commençons par les résultats des hommes. Il n'y a que de légères différences de taux salarial moyen entre les niveaux de scolarité, bien que le salaire moyen s'accroisse généralement avec la scolarisation. Une tendance semblable s'observe pour les médianes. Dans toutes les régions sauf dans la région de l'Atlantique, le salaire horaire moyen est plus élevé de 1 $ chez les diplômés que chez les décrocheurs du niveau secondaire. La différence est de 2 $ seulement dans toutes les régions entre les diplômés respectifs du niveau postsecondaire non universitaire et du palier secondaire. Disons enfin que la différence entre « études postsecondaires universitaires » et « études postsecondaires non universitaires » est inférieure (de 1 $ l'heure) dans la région de l'Atlantique, la même en Ontario et dans l'Ouest canadien et supérieure (de 1 $ l'heure) au Québec.
| Atlantique | Québec | Ontario | Ouest | Ensemble des régions | |
| Études secondaires incomplètes | |||||
| Moyenne | 11 | 13 | 14 | 14 | 13 |
| Médiane | 9 | 12 | 12 | 12 | 12 |
| Quartile inférieur | 8 | 10 | 9 | 10 | 10 |
| Quartile supérieur | 14 | 15 | 17 | 17 | 16 |
| Études secondaires seulement | |||||
| Moyenne | 11 | 14 | 15 | 15 | 14 |
| Médiane | 10 | 12 | 13 | 13 | 13 |
| Quartile inférieur | 8 | 10 | 10 | 10 | 10 |
| Quartile supérieur | 12 | 17 | 17 | 18 | 17 |
| Études postsecondaires non universitaires | |||||
| Moyenne | 13 | 16 | 17 | 17 | 16 |
| Médiane | 12 | 15 | 16 | 16 | 15 |
| Quartile inférieur | 10 | 12 | 12 | 13 | 12 |
| Quartile supérieur | 15 | 19 | 22 | 21 | 20 |
| Études postsecondaires universitaires | |||||
| Moyenne | 12 | 17 | 17 | 17 | 17 |
| Médiane | 11 | 16 | 17 | 18 | 16 |
| Quartile inférieur | 9 | 10 | 12 | 12 | 11 |
| Quartile supérieur | 16 | 21 | 22 | 21 | 21 |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycle 3. Note : Les calculs sont fondés sur des données relatives au salaire horaire dans l'emploi occupé en décembre 2003. Nous avons exclu les étudiants à plein temps, les travailleurs indépendants et les enquêtés n'ayant pas fourni de données salariales. |
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| Atlantique | Québec | Ontario | Ouest | Ensemble des régions | |
| Études secondaires incomplètes | |||||
| Moyenne | 9 | 10 | 10 | 10 | 10 |
| Médiane | 8 | 10 | 10 | 9 | 10 |
| Quartile inférieur | 7 | 8 | 7 | 8 | 8 |
| Quartile supérieur | 13 | 11 | 12 | 12 | 12 |
| Études secondaires seulement | |||||
| Moyenne | 10 | 11 | 12 | 12 | 12 |
| Médiane | 9 | 10 | 11 | 11 | 11 |
| Quartile inférieur | 7 | 8 | 9 | 9 | 9 |
| Quartile supérieur | 10 | 13 | 14 | 15 | 14 |
| Études postsecondaires non universitaires | |||||
| Moyenne | 12 | 15 | 14 | 14 | 14 |
| Médiane | 11 | 15 | 13 | 12 | 13 |
| Quartile inférieur | 8 | 11 | 10 | 10 | 10 |
| Quartile supérieur | 14 | 18 | 16 | 16 | 17 |
| Études postsecondaires universitaires | |||||
| Moyenne | 16 | 18 | 16 | 17 | 16 |
| Médiane | 15 | 16 | 15 | 17 | 16 |
| Quartile inférieur | 11 | 11 | 10 | 11 | 11 |
| Quartile supérieur | 20 | 21 | 20 | 21 | 21 |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycle 3. Note : Les calculs sont fondés sur des données relatives au salaire horaire dans l'emploi occupé en décembre 2003. Nous avons exclu les étudiants à plein temps, les travailleurs indépendants et les enquêtés n'ayant pas fourni de données salariales. |
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Le tableau 9b décrit les répartitions salariales des femmes. Contrairement à ce qui se passe pour les hommes, il y a croissance monotone du salaire moyen avec la scolarité acquise dans toutes les régions. Cela vaut aussi pour le salaire médian. Dans l'ensemble, les données des tableaux 9a et 9b semblent indiquer que la scolarisation est généralement liée à des salaires plus élevés, et ce, plus pour les femmes que pour les hommes. Ces tableaux livrent en outre une mesure de la dispersion des salaires par l'intervalle interquartile. Chez les hommes comme chez les femmes et dans toutes les régions, la dispersion salariale augmente avec le niveau de scolarité.
Le caractère longitudinal des données se prête à une analyse de première croissance salariale. Au tableau 10, on peut voir les taux salariaux médians en fonction du temps écoulé depuis les dernières études. Ce tableau illustre la variation du salaire initial selon les niveaux de scolarité, ainsi que les différences de croissance salariale dans les deux premières années suivant les études. Le salaire de début (observé dans le premier mois suivant les études) est en corrélation positive avec la scolarité et les femmes qui sont diplômées d'université présentent un salaire médian supérieur de 70 % à celui des décrocheuses du palier secondaire. Le chiffre est un peu moindre chez les hommes (60 %).
| Temps écoulé depuis les dernières études (mois) | Femmes | Hommes |
| Études secondaires incomplètes | ||
| 1 | 7,0 | 8,0 |
| 3 | 7,0 | 8,0 |
| 6 | 7,0 | 8,5 |
| 12 | 8,0 | 9,0 |
| 24 | 9,0 | 10,0 |
| différence % m12-m1 | 14,3 | 12,5 |
| différence % m24-m1 | 28,6 | 25,0 |
| Études secondaires seulement | ||
| 1 | 8,0 | 9,0 |
| 3 | 8,0 | 9,0 |
| 6 | 8,0 | 9,5 |
| 12 | 8,5 | 10,5 |
| 24 | 9,0 | 11,0 |
| différence % m12-m1 | 6,3 | 16,7 |
| différence % m24-m1 | 12,5 | 22,2 |
| Études postsecondaires non universitaires | ||
| 1 | 10,0 | 11,0 |
| 3 | 10,0 | 11,5 |
| 6 | 10,0 | 12,0 |
| 12 | 11,0 | 12,5 |
| 24 | 12,0 | 13,5 |
| différence % m12-m1 | 10,0 | 13,6 |
| différence % m24-m1 | 20,0 | 22,7 |
| Études postsecondaires universitaires | ||
| 1 | 12,0 | 13,0 |
| 3 | 12,0 | 13,5 |
| 6 | 14,0 | 15,0 |
| 12 | 15,0 | 16,0 |
| 24 | s.o. | s.o. |
| différence % m12-m1 | 25,0 | 23,1 |
| Source : Les calculs sont fondés sur des données relatives à la cohorte la plus ancienne de l'Enquête auprès des jeunes en transition (EJET), cycles 1 à 3. Note : Les calculs sont fondés sur des données relatives au salaire et au plus haut niveau de scolarité atteint ou obtenu (diplôme) de janvier 1999 à décembre 2003. |
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Les données du tableau indiquent en outre que le salaire « médian » s'élève bien plus rapidement chez les diplômés d'université. L'augmentation en pourcentage de ce salaire la première année est respectivement de 25 % et 23 % chez les femmes et les hommes de ce groupe. Chez les moins scolarisés, la croissance salariale est moindre, variant de 6 % à 16 %. Pour ces groupes, le tableau décrit aussi la croissance salariale sur deux ans. Chez les femmes, les taux de croissance sont respectivement de 28 %, 12 % et 20 % pour les catégories « décrochage du palier secondaire », « études secondaires seulement » et « diplôme d'études postsecondaires non universitaires ». Chez les hommes, le taux de croissance salariale sur deux ans varie de 22 % à 25 %.
Une explication possible de l'amélioration de la croissance salariale avec la scolarisation est que les plus scolarisés pourraient recevoir des offres d'emploi plus nombreuses et plus intéressantes que les travailleurs ayant par ailleurs les mêmes capacités. En fait, les données du tableau 8 indiquent que les périodes de chômage dans la première année suivant les études sont significativement moindres chez les travailleurs plus scolarisés, ce qui s'accorde avec l'hypothèse selon laquelle les plus scolarisés reçoivent des offres d'emploi supérieures en quantité et en qualité à celles des moins scolarisés.