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Métal, transformation

CONTEXTE ÉCONOMIQUE

Contexte

Que contient les profils?

Le présent profil industriel s’appuie principalement sur des travaux de recherche effectués en 1998. Il expose les tendances sectorielles établies sur des données qualitatives dérivées de sources secondaires et d’entrevues avec des intervenants de premier plan de l’industrie. Les données statistiques ont en outre été mises à jour en 2001 et elles reflètent les données les plus récentes. Le présent profil industriel a pour objectif d’enrichir la compréhension des enjeux au chapitre des ressources humaines auxquels le secteur doit faire face.

Définition de l'industrie

Industrie de première transformation des métaux
Cette industrie comprend tous les établissements dont l'activité principale est la fonte et l'affinage, dans des hauts fourneaux ou dans des fours électriques, de métaux ferreux et non ferreux comme l'aluminium, le cuir, le zinc, le plomb, le nickel, le titane, l'étain et leurs alliages à partir de minerai, de gueuses ou de déchets. Les alliages métalliques sont des métaux qui comprennent plus d'un élément chimique. Le produit de la fonte ou de l'affinage, qui se présente habituellement sous forme de lingot, sert aux opérations de laminage et d'étirage dans le but de produire des feuilles, des rubans, des tiges, des barres, des fils, des tubes et des tuyaux, y compris les tuyaux de canalisation servant à la transmission de fluides, de gaz ou d'autres matières. L'industrie produit aussi des métaux moulés et extrudés et du coke dans des fours qui fonctionnent à l'aide des hauts fourneaux, ainsi que d'autres profilés primaires. De plus, on trouve dans cette industrie des entreprises dont l'activité principale est la production de moulages sous pression de tous les métaux non ferreux et de leurs alliages et les entreprises qui récupèrent les métaux non ferreux à partir des déchets.

Cette définition de l'industrie comprend toutes les entreprises de première transformation des métaux (SCIAN 331) et les industries des métaux de première fusion (CTI 29). Les catégories de la Classification type des industries (CTI) ne correspondent pas exactement à celles du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN). Dans le présent profil, cette différence signifie que les données tirées de l'Enquête de la population active ne comprennent pas les codes du SCIAN suivants :

  • SCIAN 332113 - forgeage (métaux non ferreux)
  • SCIAN 332810 - revêtement, gravure, traitement thermique et activités analogues
  • SCIAN 332999 - Fabrication de tous les autres produits métalliques (articles fabriqués à partir de feuillards, exception faite du cuivre, de l'aluminium ou des métaux précieux).

L'industrie de première transformation des métaux comprend beaucoup de sous-industries que nous appellerons des divisions aux fins du présent profil.

Le profil contient des informations tirées du recensement de 1996 et des données plus récentes tirées de l'Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada. Les données du recensement sont présentées en fonction de la Classification type des industries (CTI), et les données de l'EPA, en fonction du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN). Les données de l'EPA sont constituées à partir d'un échantillon et ne fournissent pas le même niveau de détails que les données du recensement. Les lecteurs devraient aussi savoir que, en raison de la petite taille des échantillons concernant certaines provinces, les données détaillées de l'EPA sur une industrie particulière ne sont pas toujours accessibles.

Caractéristiques de l'industrie

Cette industrie manufacturière produit de l'acier de base, des alliages d'acier, du cuivre et des alliages de cuivre sous plusieurs formes qui passeront ensuite au processus de transformation. L'industrie vise aussi la transformation de l'acier de base qu'elle fournit ensuite au secteur de la construction, de la fabrication (secteur automobile et, dans une moindre mesure, secteur des électroménagers), des services publics et des ressources (le secteur gazier et pétrolier en étant l'élément le plus important).

Les expéditions de cette industrie atteignaient, en 1995, environ 26,4 milliards de dollars, et ses revenus totaux pour la même année dépassaient quelque peu les 7,6 milliards de dollars. Par expédition, on entend la valeur des biens produits par une entreprise, y compris les droits de douanes et les services de réparation, et les biens produits sous contrat. (Source : Industrie Canada, Strategis)

Une proportion considérable du métal distribué en Amérique du Nord est vendue par le biais de « centres de services », intermédiaires intégrés qui offrent des services d'expédition, de commande, de contrôle de la qualité, d'entreposage, de coupe aux dimensions et de consultations à propos de l'utilisation du produit. Dans un tel cas, les producteurs de métal expédient directement leurs produits au centre de services, qui assure le lien avec les consommateurs. Cependant, la plupart des producteurs de métal entretiennent des relations directes avec les clients importants, particulièrement dans les industries de l'automobile, de l'électroménager et des équipements, et leur expédie directement leurs produits. Dans ces cas, les sociétés métallurgiques peuvent collaborer directement avec les clients pour formuler des produits en métal ou élaborer de nouveaux produits à leur intention. Les centres de services jouent un rôle de plus en plus important et se spécialisent dans une gamme de produits; de leur côté, les consommateurs cherchent un guichet unique et des façons qui leur conviennent d'acheter de petites quantités de produits. Les centres de services s'occupent de plus de 30% des expéditions d'acier de l'Amérique du Nord, et, de plus en plus souvent, fournissent des services comme la coupe à longueur.

Division de l'acier
Une grande partie de la recherche et du développement de l'industrie sidérurgique vise à répondre aux besoins des grandes entreprises clientes de l'industrie automobile, par exemple, et des aciers spécialisés peuvent être élaborés pour répondre directement aux spécifications des clients.

Pour ce qui est des grands consommateurs de l'industrie automobile, pétrolière et gazière, les fabricants de tubes et de tuyaux, particulièrement ceux qui sont associés avec un fabricant de métaux de première fusion qui contrôle l'approvisionnement et la mise au point, ils traitent directement avec les utilisateurs finaux et collaborent avec eux à l'élaboration des nouveaux produits. Ces dernières années, ce sont les relations de l'industrie avec, surtout, les grands clients industriels, qui ont été le moteur de la plupart des avancées technologiques et de l'élaboration des nouveaux produits.

Les plus importants clients des producteurs d'acier nord-américains transcendent les frontières nationales. Parmi ces clients, mentionnons Chrysler, Ford, GM, les entreprises de pièces d'auto, Caterpillar, John Deere, Michelin, Crown Cork and Seal et Whirlpool. Les produits vendus à ces consommateurs font normalement l'objet d'un processus de soumission et d'approvisionnement continental qui comprend un système de livraison au moment adéquat et des normes strictes de sélection des fournisseurs. Environ un tiers de la production canadienne est exportée, et les importations répondent à environ le tiers des besoins canadiens. Les États-Unis sont de loin les principaux partenaires commerciaux du Canada.

Beaucoup d'aciéries sont des établissements intégrés, affiliés à des opérations minières, de façon que l'approvisionnement en matériaux bruts n'est pas un problème. La division des fonderies fournit le métal nécessaire aux entreprises de laminage, de moulage et d'extrusion. Certains de ces établissements font partie de la même entreprise et collaborent étroitement entre eux.

Environ 70% des installations de fabrication d'acier et 75% des emplois sont situés dans la province de l'Ontario, le Québec comptant environ 15% des installations et des emplois.

Division des tubes et tuyaux d'acier
Un grand nombre, mais non la totalité, des usines de tubes sont la propriété des fabricants d'acier primaire et sont gérées dans le cadre d'un ensemble d'activités étroitement reliées où les rouleaux d'acier sont livrés directement et continuellement de l'entreprise de raffinage à l'usine. Tous les grands fabricants d'acier, et la plupart des usines de taille moyenne de l'Amérique du Nord, exercent des activités de fabrication de tubes et de tuyaux d'acier. Un pourcentage considérable des établissements de cette division achètent des rouleaux des fabricants d'acier primaire et les convertissent en produits.

Il s'agit d'une industrie dont le niveau de concentration est relativement élevé. Ce niveau pourrait diminuer à mesure qu'on ajoute un grand nombre de petites usines de tubes indépendantes, qui ne sont pas la propriété de grandes compagnies et qui achètent leurs matières premières à proximité.On prévoit que l'industrie de l'automobile augmentera le nombre de ses achats de produits tubulaires afin de remplacer les pièces coulées. En particulier, cette industrie utilise de plus en plus les produits tubulaires pour fabriquer des panneaux latéraux et d'autres pièces de véhicule plus légères et d'une intégrité structurale absolue. La capacité de l'industrie de formuler de nouveaux produits qui répondent à ces besoins déterminera si l'acier continuera d'être le principal matériau des véhicules ou s'il sera remplacé dans une certaine mesure par l'aluminium, le plastique et les composites.

De même, la capacité de la division de l'industrie de formuler de nouveaux produits qui répondent aux besoins de production et d'exploration de l'industrie pétrolière dans des conditions de plus en plus rudes et exigeantes aura un impact majeur sur la rentabilité et les nouveaux investissements.

Division du laminage, du moulage et de l'extrusion de l'aluminium
Dans la plupart des cas, l'industrie du laminage, du moulage et de l'extrusion de l'aluminium obtient sa matière première des industries de la fusion et de l'affinage, avec lesquelles elle est liée de près et qui, souvent, sont situées près des usines de laminage, de moulage et d'extrusion des métaux. Comme c'est le cas avec les autres métaux, une proportion de plus en plus importante de la production est envoyée à des centres de service. Ces intermédiaires servent d'entrepôt, coupent à façon et offrent des services de consultation et d'autres services à une clientèle de petite ou de moyenne taille. Toutefois, les grands consommateurs font affaire directement avec les entreprises de ce secteur qui leur fournissent des produits et qui travaillent directement avec leurs clients pour formuler des alliages et déterminer la taille et la forme du produit. Cette relation a débouché sur une activité importante de recherche et développement de nouveaux produits.

Division du laminage, du moulage et de l'extrusion du cuivre et de ses alliages
Dans la division du laminage, du moulage et de l'extrusion du cuivre et de ses alliages, certains des grands producteurs sont la propriété de fonderies de cuivre, ou leur sont affiliés, et leur approvisionnement en matières premières est continu plutôt que de se faire de façon indépendante. Toutefois, les petites entreprises achètent des fonderies leur matière première sous forme de barres et la transforment en tuyaux, câbles ou feuilles pour l'industrie de la construction. La fluctuation des prix dépend de l'approvisionnement mondial à un moment donné, et les plus petites entreprises peuvent acheter leurs matières premières d'un certain nombre de fournisseurs, en fonction du prix et de la disponibilité.

La division du laminage, du moulage et de l'extrusion du cuivre et de ses alliages envoie une proportion importante de sa production à des centres de service. Ici encore, ces intermédiaires entreposent, taillent à façon et offrent des services de consultation et d'autres services. Les contacts directs avec les consommateurs existent aussi, mais cela est moins fréquent que dans d'autres industries, comme l'industrie de l'aluminium ou de l'acier en feuilles.

Cette industrie fournit l'industrie de la construction, l'industrie électrique et l'industrie électronique et diverses industries manufacturières, en particulier l'industrie de l'automobile. Un volume considérable de cuivre est utilisé pour produire des moules de laiton et de bronze. En ce qui concerne les raccords de tuyauterie, le cuivre est victime des cycles de la mode, et on observe, pour ces produits comme pour l'industrie de la construction, une tendance à remplacer le cuivre par du chlorure de polyvinyle (PVC) ou d'autres matériaux. Puisque l'industrie est très dépendante des ventes de biens de consommation qui comprennent des câbles de cuivre, ses commandes et ses expéditions dépendent du cycle du commerce, de la mise en marché de nouveaux produits de consommation et d'équipement ainsi que de la santé de l'industrie de l'automobile et de celle des produits de consommation. La réussite de chacun des producteurs dépend énormément de la limitation des coûts et de la rapidité de la livraison. Par contre, la composition du cuivre n'est pas sujette à des changements continuels, et les produits en cuivre ne sont pas soumis à d'autres spécifications, comme c'est le cas pour les autres métaux.

Division des fonderies de fer et de la fonte et de l'affinage des métaux non ferreux
Les principales entreprises de fonte et d'affinage sont intégrées au marché nord-américain. Elles présentent des soumissions un peu partout sur le continent pour obtenir des contrats d'approvisionnement. En ce qui a trait aux fonderies de fer, les établissements sont souvent liés à un client. Ils sont situés à proximité de ce client, qui œuvre dans le secteur de la fabrication, ou sont intégrés à leurs locaux. Le succès de la plupart des établissements de la division des fonderies de fer et de la fonte et de l'affinage des métaux non-ferreux repose sur leur capacité de respecter les normes environnementales, qui se font de plus en plus strictes, et de limiter les coûts dans un secteur économique où la production des principaux métaux se fait partout dans le monde. La réussite des grands affineurs d'aluminium dépend de la mesure dans laquelle, au cours des prochaines années, ils pourront satisfaire aux exigences de poids et d'intégrité structurelle dictées par le secteur des produits de consommation, comme les automobiles et les appareils, et de la vigueur du marché des équipements de transport.

La production d'aluminium se concentre presque entièrement au Québec, à l'exception d'une fonderie importante en Colombie-Britannique. Le Québec se classe au troisième rang mondial des producteurs, derrière les États-Unis et la Communauté des États indépendants.

Indicateurs industriels récents

Poids relatif de l'industrie dans l'économie
L'industrie des métaux de première transformation représente 0,86% du produit intérieur brut (PIB) du Canada (6,5 milliards de dollars par rapport à 750,2 milliards de dollars). Au total, 39% du PIB qui sont dûs à l'industrie des métaux de première transformation viennent de la fabrication d'acier primaire, ce qui indique que c'est le secteur qui joue le rôle le plus important dans l'industrie des métaux de première transformation. Même si son poids relatif est inférieur à 1% du PIB, il s'agit néanmoins d'une industrie très importante pour l'économie puisqu'elle approvisionne beaucoup d'autres industries qui ont besoin de métaux, par exemple l'industrie automobile ou l'industrie aéronautique. (Source : Statistique Canada, CANSIM)

Taux de croissance du PIB depuis 1987
La figure 1 montre que le taux de croissance du PIB dans l'industrie des métaux de première transformation suit de très près la tendance de la croissance du PIB du Canada. L'industrie des métaux de première transformation a accusé un déclin du PIB entre 1988 et 1991, ramenant le PIB annuel à un niveau inférieur à celui de 1987. Ce déclin est en grande partie attribuable à la diminution de 25% du PIB de la division de l'acier primaire, qui représente près de 39% du produit de cette industrie. Après 1991, le PIB de l'industrie des métaux de première transformation a augmenté à un taux annuel de 3,0%. De 1987 à 1999, le PIB de l'industrie des métaux de première transformation a augmenté de 22,8% par rapport à une augmentation de 31,7% du PIB du Canada. (Source : Statistique Canada, CANSIM)

Croissance du PIB depuis 1987

Nombre d'entreprises selon la taille
Dans l'industrie des métaux de première transformation, 30% des entreprises emploient de un à quatre employés, 38,5% en emploient de cinq à 49 et 31,5% emploient plus de 50 travailleurs (figure 2). À titre de comparaison avec l'ensemble des industries du Canada, en moyenne, 59% des entreprises comptent de un à quatre employés et seulement 4,5% en emploient 50 ou plus. Les entreprises qui emploient de cinq à 49 travailleurs représentent à peine plus de 36% de l'ensemble des entreprises. (Source : Statistique Canada, Registre des entreprises canadiennes de 1999)

Établissements selon la taille

Technologie et innovation

La technologie est en train de transformer les procédés de fabrication de l'acier à l'échelle mondiale. Par conséquent, les fabricants canadiens doivent presque constamment innover sur le plan technologique et faire d'importantes mises de fonds.

L'investissement en capital initial des nouvelles petites aciéries, qui utilisent des fours électriques à arc est substantiellement moins élevé que celui d'une aciérie intégrée, qui utilise les hauts-fourneaux. Par conséquent, les obstacles que doivent surmonter les nouveaux venus sont considérablement moins importants que dans le passé. Les petites aciéries peuvent également exercer leurs activités de façon efficiente, à une échelle plus petite que les aciéries intégrées.

L'aménagement d'aciéries spécialisées dans le laminage des produits plats et la coulée de fine brame, popularisées par Nucor en 1989, a permis aux petites aciéries de fabriquer des produits plats laminés peu coûteux et de concurrencer de grandes aciéries intégrées. Avant 1989, l'acier produit dans les fours électriques à arc des petites aciéries n'était pas concurrentiel sur les marchés haut de gamme de l'automobile et de l'électroménager. Mais cette situation est en train de changer. Les producteurs d'acier traditionnel de l'Amérique du Nord subiront vraisemblablement d'importantes pressions concurrentielles de la part des nouvelles petites aciéries sur leurs marchés établis.

Selon l'American Iron and Steel Institute, les aciéries intégrées de l'Amérique du Nord affichent présentement une moyenne de 3,8 heures-personne par tonne d'acier produit, au lieu des 10,1 heures-personne des années 80.

La plus récente innovation dans l'industrie, en ce qui concerne la commercialisation et la distribution, est la gestion des stocks par les fournisseurs. De plus en plus, les producteurs et les centres de service ont recours à cette méthode pour gérer leurs relations. Grâce à la gestion des stocks par le fournisseur, ce dernier peut vérifier continuellement les stocks et les activités d'un consommateur et adapter en conséquence ses propres achats et le roulement de ses stocks. Les relations entre les producteurs et les centres de services sont de plus en plus fréquemment fondées sur ce système de gestion. Comme la gestion des stocks par le fournisseur deviendra vraisemblablement universelle dans un avenir rapproché, l'industrie devra relever des défis au chapitre des investissements et de l'exécution.

Les changements technologiques touchant les automobiles, les électroménagers, les produits électroniques, les ordinateurs et les autres produits de consommation auront une incidence sur la demande relative de fer, d'aluminium, de cuivre, de zinc et de plomb. Récemment, la plupart des grands fabricants d'automobiles d'Amérique du Nord ont tenté d'utiliser des automobiles entièrement fabriquées en aluminium ou dont le panneau de carrosserie est entièrement en aluminium. La réussite, dans ce marché, dépendra de la possibilité d'offrir les produits à un prix comparable à celui de l'acier en feuilles et de l'acier en tubes, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

L'utilisation de nouveaux alliages de zinc pour l'emboutissage et le pressage permet d'exécuter rapidement des petits tirages de produits emboutis. De plus, le nouvel outillage de production permet de changer les moules assez rapidement pour que de petits tirages soient possibles et économiques.

Moteurs du changement

Économie et marché

Division de l'acier
La plupart des investissements de la division du fer et de l'acier sont consacrés à la construction de nouvelles installations de finition et à des projets d'amélioration de la productivité ou de réduction des coûts, et non à l'augmentation de la capacité. On a récemment investi des capitaux principalement dans de nouvelles technologies de l'information relatives au contrôle des stocks et à la commande de procédés, à la mise à l'essai, au service à la clientèle, aux nouvelles méthodes de travail et aux structures de gestion, et on a assumé des dépenses beaucoup plus élevées que dans le passé au chapitre de la formation des employés.

L'élaboration de nouveaux aciers plus légers, d'acier trempé et traité contre la corrosion, de nouveaux alliages en acier et de nouvelles formulations constitue un élément essentiel de la stratégie commerciale de l'industrie sidérurgique.

Division des tubes et tuyaux d'acier
La division des tubes et tuyaux d'acier est de plus en plus intégrée à l'échelle nord-américaine grâce aux ententes sur le libre-échange. Tous les fournisseurs d'acier présentent des soumissions un peu partout sur le continent pour obtenir des contrats : cette activité supplémentaire entraînera fort probablement une concurrence plus forte. Cette situation devrait être la plus évidente chez les fournisseurs des industries de l'automobile et des électroménagers. Il y a un excédent de production d'acier à l'échelle mondiale. Les nouveaux concurrents de l'Asie, de l'Europe, de l'Amérique du Sud et de l'ancienne Union soviétique exportent leurs produits vers les marchés nord-américains. Les activités s'exercent souvent à l'échelle de l'Amérique du Nord, même si on a tendance à gérer les approvisionnements dans les régions, en raison du poids des produits. Les frais de transport et les délais de livraison sont donc des facteurs considérables.

Le prix relativement faible des produits et la multiplication des sources d'approvisionnement dans les pays en voie de développement ont imposé de fortes pressions sur les producteurs de métal au cours des dernières années.

En Amérique du Nord, on utilise de plus en plus l'acier de forme tubulaire pour fabriquer des autos et des camions, parce qu'il permet de solidifier les pièces, de réduire le poids des véhicules, d'économiser des coûts de fabrication et de réduire les exigences relatives au soudage par accumulation d'énergie. Les fabricants d'automobiles posent des poutres de renforcement tubulaires sans joint extrêmement solides dans les portes des véhicules de tourisme et des camionnettes. De nombreux acheteurs d'acier de l'industrie de l'automobile réduisent le nombre de leurs fournisseurs afin d'abaisser leurs coûts, ce qui donne lieu à une plus grande concurrence et à des tentatives d'établir des relations plus étroites avec les consommateurs d'automobiles et de pièces d'auto.

Division de l'aluminium
On observe une forte demande d'aluminium dans le domaine du transport, par exemple dans le secteur aéronautique et des wagons, alors que la demande n'a pas bougé au cours des dernières années dans le secteur des cannettes pour boissons. Les exigences en matière d'efficience énergétique amènent les constructeurs automobiles à utiliser plus d'aluminium dans leurs véhicules. On estime que le poids moyen de l'aluminium dans les automobiles, qui se situe aujourd'hui à 200 livres en moyenne, atteindra 350 livres dans quelques années. Toutefois, la réussite de la division de l'aluminium sur ces marchés dépendra de la possibilité de réduire le coût des produits pour le ramener à un niveau comparable aux produits en acier. Un autre des facteurs de changement est la disponibilité d'une électricité à bas prix, puisque l'électricité compte pour près du tiers du coût de production d'aluminium. Le Canada jouit d'un avantage au chapitre des coûts, puisque, au Canada, cette industrie utilise une énergie hydroélectrique à bas prix plutôt qu'une énergie tirée à grands frais des combustibles fossiles. La disponibilité continue des sources d'énergie économiques pourrait influer sur les occasions d'ouvrir de nouvelles usines.

Division du cuivre
Depuis quelques années, on utilise beaucoup plus de cuivre dans les applications automobiles et électroniques. Cette tendance semble vouloir se poursuivre. Toutefois, elle devra l'emporter sur l'arrivée des fibres optiques dans certaines applications de télécommunications. De façon générale, la consommation de cuivre augmente dans les pays en voie de développement, et elle est stable ou en légère croissance dans les pays développés. L'utilisation du cuivre devrait augmenter dans les secteurs des électroménagers et des produits de consommation, puisque les automobiles comprennent de plus en plus de composantes électroniques.

Division du zinc
On utilise de plus en plus le zinc comme revêtement des produits du fer et de l'acier, surtout dans l'industrie automobile, qui se sert de nouvelles préparations d'acier pour prévenir la rouille. La galvanisation est à l'origine de près de la moitié de la consommation mondiale de zinc. On voit de plus en plus de moulages de zinc à bas volume; cela pourrait faire augmenter la demande en zinc. La croissance de cette division dépendra aussi de l'utilisation de feuilles d'acier galvanisé comme matériaux principaux dans les nouvelles automobiles.

Division du titane
Compte tenu du petit volume de titane utilisé dans la plupart des alliages, cette division n'est pas particulièrement sensible aux prix; elle est par contre très sensible aux facteurs de la demande des industries des produits finaux, par exemple l'industrie aéronautique.

Division du nickel
La demande de produits fabriqués à partir de nickel est sensible aux cycles commerciaux et aux ventes des produits finaux (les automobiles et les électroménagers, par exemple) ainsi qu'aux ventes de tuyaux d'acier inoxydables utilisés à grande échelle dans certaines applications, par exemple pour les oléoducs et gazoducs.

Réglementation

Presque toutes les fonderies ont des problèmes liés aux rejets de produits toxiques et dangereux comme les hydrocarbures ou l'anhydride sulfureux, aux rejets d'eau chaude dans les cours d'eau et leurs effluents et à l'entreposage des déchets solides. Dans certains cas, on a remis en question l'effet des rejets dans les effluents sur la faune aquatique et autres. On fait pression sur les fonderies et les raffineries pour qu'elles investissent dans la construction de nouvelles installations, plus respectueuses de l'environnement.

Division de l'acier
Les principaux enjeux réglementaires auxquels fait face l'industrie sidérurgique sont environnementaux. Au cours des dernières années, cette division a consenti d'importants investissements afin de s'attaquer aux questions liées aux gaz à effet de serre, à l'ozone troposphérique ainsi qu'à la gestion et à l'évacuation des déchets toxiques.

La consommation d'électricité dans la division de l'acier a diminué de 15% au cours de la dernière décennie. Les émissions de dioxyde de carbone ont chuté de 21% au cours de la même période.

Les pressions que subit la division de l'acier pour améliorer son rendement environnemental ne risquent pas de s'atténuer au cours des prochaines années. Parmi ces pressions, mentionnons les ententes internationales sur le changement climatique, comme celles conclues à Kyoto en 1997. On pourrait également citer en exemple la Convention des Nations Unies sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance, qui pourrait être intégrée dans des ententes internationales liant les parties.

La division de l'acier est préoccupée par les répercussions financières de la politique de gestion des substances toxiques du gouvernement fédéral, qui suppose l'intégration du principe de l'« élimination virtuelle » de toutes les substances toxiques, rémanentes et biocumulatives. Le gouvernement fédéral a cerné 16 de ces substances qui sont émises, produites ou utilisées par les aciéries, y compris les biphényles polychlorés (BPC), les dioxines et les furanes. La plupart de ces émissions proviennent des fours à coke et des hauts fourneaux qui rejettent également dans l'air des quantités importantes de monoxyde de carbone, de dioxyde de carbone, d'anhydride sulfureux, d'oxyde nitreux/nitrique et diverses particules. L'élimination ou la neutralisation de ces substances, conformément aux exigences réglementaires du gouvernement, constituera une importante priorité pour l'industrie au cours des prochaines années.

Division des tubes et tuyaux d'acier
Les enjeux relatifs au commerce et au dumping sont importants dans la division des tubes et tuyaux d'acier. La surcapacité de production de cette division a amené plusieurs pays à subventionner leur industrie nationale. Ces dernières années, on a débarqué de grandes quantités de tubes subventionnés en Amérique du Nord. Compte tenu de la compétition féroce qui sera livrée au Canada et aux États-Unis dans les années qui viennent et de la valeur peu élevée du dollar canadien par rapport au dollar américain, des conflits à propos du dumping pourraient éclater entre le Canada et les États-Unis.

Division du plomb
Ces dernières années, l'utilisation du plomb a été la cible d'attaques répétées. L'utilisation du plomb dans l'essence, dans la soudure, dans les conserves alimentaires et les peintures domestiques n'a presque plus cours, et cette tendance se poursuivra dans les endroits où on l'utilise encore. En général, on utilise beaucoup moins de plomb pour des produits autres que les piles, notamment les munitions, les gaines de câble et le calfeutrage.

Il se pourrait qu'un certain nombre de négociations et de traités internationaux visés par la Convention de Bâle aient des répercussions sur la demande en plomb. « La Convention de Bâle est la réponse de la communauté internationale aux problèmes liés à la production mondiale annuelle de centaines de millions de tonnes de déchets dangereux pour l'homme ou pour l'environnement, le danger tenant au fait qu'ils sont toxiques, nocifs, explosifs, corrosifs, inflammables, écotoxiques ou infectieux. Cet instrument réglemente strictement les mouvements transfrontières de déchets dangereux et fait obligation aux Parties de veiller à ce que ces déchets soient gérés et éliminés selon des méthodes écologiquement rationnelles ». (Source : Collection des traités des Nations Unies http://untreaty.un.org/French/TreatyEvent2002/Basel_Conv_16.htm)

Le plomb fait partie des produits dangereux qui pourraient être frappés d'une interdiction de commerce dans les pays qui ne font pas partie de l'OCDE, selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement.

Comme dans la plupart des divisions de la métallurgie, les producteurs de plomb doivent relever plusieurs défis environnementaux liés à la gestion des déchets solides, au recyclage des rebuts et aux rejets d'hydrocarbures et de polluants de l'atmosphère. Ces pressions pourraient les amener à investir de plus en plus dans de nouveaux équipements de contrôle de la pollution.

PROFIL DES RESSOURCES HUMAINES

Tendances de l'emploi

Dans cette industrie, l'emploi est principalement offert à temps plein et le temps partiel est courant. On n'y voit presque jamais de travail à contrat puisque la production se déroule dans de grandes installations complexes, qui exigent un volume d'équipement important. En général, au Canada comme aux États-Unis, les divisions de l'acier primaire supposent trois quarts de travail par jour, six ou sept jours par semaine.

Indicateurs récents concernant l'emploi

Poids relatif des emplois au Canada
En 2000, l'industrie des métaux de première transformation employait 0,7% des travailleurs du Canada. En nombre absolu, sur un total de 14 909 700 travailleurs occupés au Canada, 109 400 travaillaient pour l'industrie des métaux de première transformation. (Source : Statistique Canada, EPA)

Taux de croissance de l'emploi depuis 1987
Depuis 1987, l'emploi a augmenté dans toutes les industries, mais a diminué dans l'industrie des métaux de première transformation (figure 3). Cette diminution est principalement due au déclin de l'emploi dans les fonderies, qui offrent 60% des emplois totaux de l'industrie des métaux de première transformation. Cette réduction considérable, survenue en 1992, est une suite directe de la récession. (Source : Statistique Canada, EPA)

Croissance de l'emploi depuis 1987

Évolution de la productivité
Comme on le voit dans la figure 4, en 1987, le PIB de l'industrie des métaux de première transformation a augmenté tandis que l'emploi diminuait; cela pourrait signifier que la productivité des travailleurs a augmenté. La productivité de la main d'œuvre de l'ensemble des industries a aussi augmenté au cours de la même période, mais à un rythme plus lent. (Source : Statistique Canada, EPA, CANSIM)

Production vs l'emploi

Répartition de l'emploi dans les provinces
Les emplois offerts dans l'industrie des métaux de première transformation se concentrent en Ontario (50%) et au Québec (30%); de son côté, la Colombie-Britannique offre 10% des emplois dans ce domaine et les Prairies, 9%. (Source : Statistique Canada, EPA)

Répartition de l'emploi par province

Importance relative de l'emploi dans chaque province
Bien que ce soit en Ontario que l'on compte le plus grand nombre de travailleurs dans cette industrie par rapport au nombre total d'emplois, l'industrie des métaux de première transformation est plus importante au Québec. Il est intéressant de signaler que le Manitoba, qui arrive au cinquième rang par rapport au nombre total d'emplois dans cette industrie, arrive au troisième rang quand il s'agit du poids relatif sur l'emploi total de la province (0,56%) (Source : Statistique Canada, EPA)

Importance relative de l’emploi dans chaque province

Province

Importance relative

Importance au Canada (Rang)

QUÉBEC

0,95

2

ONTARIO

0,94

1

MANITOBA

0,56

5

COLOMBIE-BRITANNIQUE

0,54

3

SASKATCHEWAN

0,33

6

ALBERTA

0,31

4

NOUVELLE-ÉCOSSE

0,24

7

Syndicalisation
Dans l'industrie des métaux de première transformation, 52% des employés sont syndiqués. C'est un pourcentage beaucoup plus élevé que la moyenne nationale, qui s'établit à 30%. Ce secteur est associé à quatre grands syndicats :

  • Métallurgistes unis d'Amérique (MUA)
  • Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA)
  • Fédération de la métallurgie (au Québec seulement)
  • Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale

L'industrie est aussi représentée par cinq grandes associations :

  • Association de l'industrie de l'aluminium
  • Canadian Copper & Brass Development Association (CCBDA)
  • Association canadienne des mouleurs sous pression
  • Association des fonderies canadiennes
  • Association canadienne des producteurs d'acier (ACTA)

(Source : Statistique Canada, EPA)

Revenu moyen
En 2000, le revenu hebdomadaire moyen, dans l'industrie des métaux de première transformation, atteignait 842,69 $, un montant passablement plus élevé que la moyenne nationale, qui s'établit à 614,87 $. Il est important de signaler que, sans tenir compte des heures de travail supplémentaires, les travailleurs de l'industrie des métaux de première transformation travaillent en moyenne 3,6 heures de plus par semaine que la moyenne nationale. Les femmes gagnent en moyenne 707,47 $ par semaine, soit 82% du revenu moyen des hommes (858,11 $). Cette proportion est à comparer à la moyenne nationale de l'ensemble des industries, qui s'établit à 69%. (Source : Statistique Canada, EPA)

Distribution des revenus
La distribution des revenus dans l'industrie des métaux de première transformation et dans l'ensemble des industries présente de grandes différences (voir la figure 6). Dans cette industrie, la répartition des revenus prend la forme d'une cloche : environ 20% des travailleurs gagnent moins de 29 000 $ par année, 60% gagnent de 30 000 à 59 000 $, et 20%, plus de 60 000 $. À titre de comparaison, dans l'ensemble des industries, les revenus se concentrent surtout dans les tranches les moins élevées. (Source : Statistique Canada, Recensement de 1996)

Distribution des revenus

Moyenne des heures de travail réelles
En 2000, une semaine moyenne de travail dans l'industrie des métaux de première transformation durait 38,1 heures, soit 3,6 heures de plus que la moyenne canadienne, toutes industries confondues, qui s'établit à 34,5. (Source : Statistique Canada, EPA)

Heures de travail supplémentaires
Le quart des travailleurs de l'industrie des métaux de première transformation effectue chaque semaine en moyenne 9,3 heures de travail supplémentaires. À titre de comparaison, dans l'ensemble des industries, 15% des employés effectuent chaque semaine en moyenne 9,0 heures de travail supplémentaires. (Source : Statistique Canada, EPA)

Emplois à temps partiel
L'emploi à temps partiel est rare dans l'industrie des métaux de première transformation. En 2000, 1,4% de travailleurs de ce secteur travaillaient à temps partiel, par rapport à une moyenne nationale de 18%. (Source : Statistique Canada, EPA)

Emplois à temps partiel involontaire
Le nombre d'emplois à temps partiel involontaire est trop faible pour que des statistiques soient publiées.

aux de chômage
En 2000, pour l'ensemble des industries, le taux de chômage se situait en moyenne à 6,8% par rapport à l'industrie des métaux de première transformation, où il était de 2,0%. Ce faible taux de chômage est fort probablement le résultat d'une économie forte et d'une demande élevée en métal. (Source : Statistique Canada, EPA)

Durée du chômage
La durée moyenne du chômage dans l'industrie des métaux de première transformation est de dix semaines, soit la moitié de la moyenne de l'ensemble des industries canadiennes. (Source : Statistique Canada, EPA)

Durée moyenne des emplois
En 2000, les travailleurs de l'industrie des métaux de première transformation travaillaient en moyenne depuis deux fois plus longtemps (14 ans et deux mois) que les travailleurs de l'ensemble des industries (sept ans et 11 mois). (Source : Statistique Canada, EPA)

Permanence de l'emploi
La permanence de l'emploi mesure le pourcentage des travailleurs dont le statut est permanent; il vise à la fois les travailleurs à temps plein et les travailleurs à temps partiel. En 2000, à l'échelle nationale, 73,3% des travailleurs de l'ensemble des industries avaient un emploi permanent par rapport à 94,9% des employés de l'industrie des métaux de première transformation. Les données sur la permanence de l'emploi et le chômage relatives à cette industrie indiquent qu'au cours des dernières années, la stabilité de l'emploi est plus élevée que dans les autres industries. (Source : Statistique Canada, EPA)

Type de travail
L'indicateur du type de travail mesure la proportion des travailleurs autonome, d'une industrie. En moyenne, toutes industries confondues, 16,2% des travailleurs sont autonomes, par rapport à une proportion de seulement 1,5% dans l'industrie des métaux de première transformation. La faible proportion de travailleurs autonomes n'est pas surprenante, compte tenu du fait que les activités se déroulent à grande échelle et exigent beaucoup d'investissement. (Source : Statistique Canada, EPA)

Taux de roulement
Le taux de roulement établit le pourcentage de travailleurs qui changent d'emploi au cours de l'année. De 1989 à 1996, le taux de roulement des emplois dans l'industrie des métaux de première transformation était moins élevé que la moyenne de l'ensemble des industries (voir la figure 7). En 1996, la moyenne nationale s'établissait à 31,1%, alors qu'elle était de 17,6% dans l'industrie des métaux de première transformation; ces données confirment que, ces dernières années, la stabilité des emplois dans cette industrie est élevée. (Source : DRHC)

Taux de roulement des emplois

Raison de la cessation d'emploi
En 1996, c'est une pénurie de travail qui explique 54% des cessations d'emploi dans l'industrie des métaux de première transformation. Par comparaison, la moyenne nationale s'établissait à seulement 46%. Pendant la même période, 12% des travailleurs ont quitté volontairement leur emploi, alors qu'ils étaient 19% dans l'ensemble des industries canadiennes. D'autres motifs expliquent l'autre tranche de 34% des cessations d'emploi (par exemple, maladie, congé de maternité). (Source : DRHC)

Provenance des travailleurs
En 1996, la plupart des travailleurs qui commençaient un nouvel emploi dans l'industrie des métaux de première transformation détenaient auparavant un autre emploi dans cette industrie (63%). Une autre tranche de 14% des travailleurs venaientt des industries du secteur primaire, manufacturier ou de la construction (voir la figure 8). Il est intéressant de signaler que moins de 5% des travailleurs de l'industrie des métaux de première transformation venaient d'une autre industrie. (Source : DRHC)

Provenance des travailleurs de l'industrie de la première transformation des métaux en 1996

Profil professionnel
L'industrie des métaux de première transformation est dominée par deux grands groupes professionnels. La première catégorie comprend les occupations uniques liées à la transformation, à la fabrication et aux services publics, et représente 48% des emplois totaux. La seconde catégorie, qui représente 22% des travailleurs, comprend les occupations uniques liées aux métiers, au transport et à l'opération de l'équipement (voir la figure 9). (Source : Statistique Canada, EPA)

Profil professionnel

Sexe
En 2000, 90% des travailleurs de l'industrie des métaux de première transformation étaient des hommes (voir figure 10); toutes industries confondues, cette moyenne s'établissait à 54%. Les postes en commerce, finances et administration étaient les seuls où la proportion des hommes et des femmes était presque égale dans l'industrie des métaux de première transformation (55% d'hommes, 45% de femmes). (Source : Statistique Canada, EPA)

Distribution des travailleurs selon le sexe dans les principales professions

Âge
La figure 11 montre qu'en 1996, seulement 24% des travailleurs avaient moins de 35 ans; la moyenne nationale s'établissait à 40%. L'industrie des métaux de première transformation emploie plus d'employés de 35 à 60 ans que l'ensemble des industries canadiennes (73% par rapport à 55%). La distribution des groupes d'âge pourrait constituer un défi au chapitre des ressources humaines, lorsque les travailleurs plus âgés prendront leur retraite. (Source : Statistique Canada, Recensement de 1996)

Répartition des travailleurs selon le groupe d'âge

Tendances en matière de formation

Dans l'industrie des métaux de première transformation, la formation se fait surtout en cours d'emploi. Elle ne suppose pas l'acquisition de compétences officielles qui mènent à une certification. Au cours des dernières années, l'industrie a déployé d'importants efforts pour améliorer les niveaux d'alphabétisme et les notions de calcul de ses employés. La plupart de ces travaux ont été exécutés par le Conseil canadien du commerce et de l'emploi dans la sidérurgie (CCCES), qui a élaboré un large éventail de programmes offerts dans des écoles secondaires, des collèges communautaires et des cégeps et, dans certains cas, dans des universités. Le CCCES a également élaboré un programme de téléapprentissage des compétences de base.

La formation la plus courante est celle qui est dispensée en cours d'emploi, mais elle est de plus en plus officielle grâce aux travaux du CCCES, qui a commencé à établir des descriptions de travail normalisées en ce qui concerne les professions de base de l'industrie et à concevoir des programmes de formation dans l'industrie sidérurgique de base.

Indicateurs concernant la formation

Scolarité
En 1996, 55% des travailleurs de l'industrie des métaux de première transformation disaient ne détenir aucun diplôme ou détenir un diplôme d'études secondaires; toutes industries confondues, ce pourcentage s'établit à 49%. En ce qui concerne les diplômes universitaires de premier cycle ou de cycle supérieur, cette industrie présente un taux de 7%, soit moins de la moitié du taux national qui s'établit à 18%. En ce qui concerne les métiers, 21% des employés de l'industrie des métaux de première transformation détenaient un certificat de compétences professionnelles, par rapport à une moyenne nationale de seulement 12%. (Source : Statistique Canada, Recensement de 1996)

Scolarité de la main-doeuvre

Incidence de la formation
En 1997, le pourcentage d'employés de l'industrie des métaux de première transformation qui suivaient un cours de formation était moins élevé que la moyenne nationale (32% par rapport à 39%). De plus, seulement 7% des employés de cette industrie avaient suivi un cours de formation de moins de 40 heures par année; toutes industries confondues, cette proportion est de 17%. Dans l'industrie des métaux de première transformation, 27% des cours de formation étaient soutenus par l'employeur, par rapport à une moyenne de 25%, toutes industries confondues. (Source : Statistique Canada, Enquête sur l'éducation et la formation des adultes)

Importance de la formation pour l'emploi
En 1997, dans l'industrie des métaux de première transformation, 22% des employés ont suivi un cours de formation lié à leur emploi comparativement à une moyenne nationale de 25%. Dans cette industrie, 10% des employés ont suivi un cours de formation étranger à leur domaine, comparativement à une moyenne nationale de 14%. (Source : Statistique Canada, Enquête sur l'éducation et la formation des adultes)

Obstacles à la formation
Aucune donnée disponible.

Pratiques de gestion des RH

Malgré une sensibilisation de plus en plus grande à l'égard de l'importance de la formation et de l'éducation, le recrutement des travailleurs de la production ne met pas l'accent sur des niveaux élevés de formation officielle au-delà des diplômes d'études secondaires. Cependant, on pourrait augmenter les exigences minimales puisque les nouveaux venus ont un niveau de scolarité supérieur et que les aspects techniques de la production exigent des niveaux supérieurs d'alphabétisation et de maîtrise du calcul.

La rémunération des travailleurs de cette industrie dépend grandement des négociations collectives. La plupart des travailleurs sont syndiqués, et cette situation a des répercussions sur les avantages sociaux et les droits à pension de presque tous les employés d'exécution, même ceux qui ne sont pas syndiqués.

Récemment, la réduction des effectifs de la division des fonderies s'est appuyée en grande partie sur l'attrition et la retraite anticipée.

Principaux enjeux en matière de RH

Conception organisationnelle
Cette industrie a fait l'objet d'importantes réductions des effectifs et d'une réorganisation des pratiques de travail. Dans la plupart des cas, ces changements, qui sont survenus grâce à des négociations collectives, concernent la réduction du nombre d'appellations d'emplois et de règles de travail officielles et une augmentation des transferts d'apprentissage dans le but d'améliorer la souplesse de la main-d'oeuvre. Certains changements ont suscité la controverse, mais, dans la plupart des cas, ils ont donné lieu à une augmentation des niveaux de productivité. Dans les petits établissements, les règles de travail sont souvent plus souples. Dans certains cas, comme à Algoma Steel, ces changements ont été introduits avec la participation active du syndicat. Dans d'autres cas, ils ont été négociés dans le cadre du processus de négociation habituel. La plupart du temps, ces changements ont donné lieu à une élimination des niveaux de gestion et de supervision.

L'industrie des métaux de première transformation a adopté la gestion de la qualité totale. Cette décision a contribué à l'augmentation des besoins en compétences générales et en formation au travail en équipe, particulièrement pour les superviseurs de première ligne, et à l'augmentation des besoins en formation à l'alphabétisme et au calcul à l'intention des travailleurs de la production.

Recrutement
En raison de la grande force physique nécessaire et des dures conditions de travail, l'industrie des métaux de première transformation a un problème d'image et a de la difficulté à recruter des femmes et du personnel technique spécialisé. Les chefs de file de l'industrie et les associations industrielles comme le CCCES et l'ACPA ont commencé à s'attaquer au problème en lançant des campagnes de relations publiques et à s'attaquer aux enjeux connexes liés au recrutement de nouveaux employés possédant un niveau supérieur de compétences fondamentales. De toute évidence, les problèmes d'image nuisent à la croissance de toutes les divisions de l'industrie des métaux de première transformation.

Beaucoup d'employés, la plupart travailleurs de la production, devraient prendre leur retraite dans quelques années. Cela aura des répercussions sur les pratiques de recrutement, en particulier au chapitre des exigences minimales de scolarité pour les emplois de premier niveau et sur les efforts déployés par l'industrie au chapitre de la formation en cours d'emploi.

Dans cette industrie, la présence des femmes dans les emplois liés à la production est relativement faible et beaucoup moins élevée que la moyenne, toutes occupations confondues. Cette situation devrait évoluer lentement, puisque de plus en plus de femmes choisissent un métier, un poste en technique ou en génie ou une profession connexe.

Ces dernières années, le recrutement de nouveaux employés n'a pas été une priorité puisque l'industrie a connu d'importantes réductions de son effectif. Le recrutement devrait pourtant redevenir important au cours des prochaines années, puisque la moyenne d'âge des travailleurs de la production, dans cette industrie, est relativement élevée. Beaucoup de travailleurs pourront prendre leur retraite au cours des cinq prochaines années.

Formation et perfectionnement
Dans bon nombre de postes de l'industrie des métaux de première transformation, la formation est traditionnellement offerte en cours d'emploi et permet d'occuper successivement des emplois de plus en plus spécialisés au fil du temps. L'industrie emploie aussi beaucoup de travailleurs qui recevront une formation en cours d'emploi pour occuper un poste spécifique ou qui devront suivre des cours de formation supplémentaires à l'extérieur du milieu de travail.

Les compétences générales et les compétences en leadership sont de plus en plus importantes, particulièrement pour les superviseurs, compte tenu du fait que les règles de travail sont plus souples et que la supervision directe est moins hiérarchisée.

Un des principaux enjeux relatifs aux ressources humaines dans cette industrie est la pénurie d'employés spécialisés et détenant des certificats de compétences, par exemple les outilleurs ajusteurs, les mécaniciens d'entretien et les mécaniciens en machinerie. Les programmes de formation à l'interne font partie de la solution, mais cette pénurie nuit toujours aux possibilités de croissance.

Autres
Les travailleurs de cette industrie sont couverts par les lois provinciales sur le travail. On s'est toujours beaucoup préoccupé des questions de santé et de sécurité, mais l'incidence des blessures en milieu de travail a diminué au cours des dernières années. La plupart des entreprises sont visées par des lois provinciales en matière de santé et de sécurité, qui rend obligatoires la création de comité de santé et de sécurité en milieu de travail et la formation à la santé et à la sécurité.

Principaux acteurs

Conseil canadien du commerce et de l'emploi dans la sidérurgie (CCCES) - http://www.cstec.ca/French/index.html Lien autre que le gouvernement du Canada

Syndicats

Travailleurs canadiens de l'automobile (TAC) - http://www.caw.ca/ Lien autre que le gouvernement du Canada

Métallurgistes unis d'Amérique (MUA) -

Associations

Association de l'industrie de l'aluminium -

Canadian Copper & Brass Development Association (CCBDA) - http://ccbda.org/french/homepage.htm Lien autre que le gouvernement du Canada

Association canadienne des mouleurs sous pression Association des fonderies canadiennes - http://www.foundryassociation.ca/ Lien autre que le gouvernement du Canada

Association canadienne des producteurs d'acier (ACTA) - http://www.canadiansteel.ca/ Lien autre que le gouvernement du Canada

Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale - http://www.iamaw.org/ Lien autre que le gouvernement du Canada

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