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Caoutchouc, Industrie du

Contexte économique

Que contient les profils?

Renseignements généraux

Le présent profil industriel se fonde avant tout sur des recherches effectuées en 1998. Il décrit des tendances sectorielles établies à partir de renseignements qualitatifs recueillis auprès de sources secondaires et au moyen d’entretiens avec les acteurs principaux de l’industrie. En outre, on a mis à jour en 2001 les données statistiques en fonction des plus récentes informations accessibles. Le présent profil vise à élargir notre compréhension des enjeux avec lesquels le secteur doit composer en matière de ressources humaines.

Définition de l’industrie

Le présent profil englobe des renseignements du recensement de 1996 ainsi que des données plus récentes issues de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada. Les données du recensement sont classées en fonction de la Classification type des industries (CTI), tandis que les données provenant de l’EPA sont classées en fonction du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN). Les données qui proviennent de l’EPA, tirées d’un échantillon, ne sont pas aussi précises que les statistiques du recensement. Notons que l’industrie des produits en caoutchouc englobe de nombreux sous-secteurs, que nous appellerons «domaines» dans le cadre du présent document.

L’industrie des produits en caoutchouc correspond au classement suivant :

CTI 15 – Industrie des produits en caoutchouc
Établissements dont l’activité principale est la fabrication de pneus et de chambres à air, de boyaux et de courroies en caoutchouc, d’articles en caoutchouc d’usage mécanique, de garnitures d’étanchéité (en caoutchouc et en matière plastique), de rubans adhésifs, de crépins pour bottes et chaussures en caoutchouc, de matériel de rechapage de pneus, etc.

SCIAN 3262 – Industrie de produits en caoutchouc
Ce groupe comprend les établissements dont l’activité principale consiste à traiter le caoutchouc naturel, synthétique ou recyclé pour la fabrication de produits intermédiaires ou finals à l’aide de procédés comme la vulcanisation, le collage, le moulage, l’extrusion et le taillage au tour.

Les systèmes CTI et SCIAN ne concordent pas exactement. Par exemple, la catégorie CTI 15 comprend les codes suivants du SCIAN :

  • SCIAN 313320 – Revêtement de tissus (tissus caoutchoutés)
  • SCIAN 322220 – Fabrication de sacs en papier et de papiers couchés (fabrication de ruban adhésif en cellophane)
  • SCIAN 332910 – Fabrication de soupapes en métal (assemblage et fabrication de boyaux et de tubes)
  • SCIAN 339990 – Toutes les autres activités diverses de fabrication (joints et produits connexes en caoutchouc)

Le lecteur remarquera qu’il n’est pas toujours possible d’avoir accès à des statistiques détaillées de l’EPA sur chacune des industries : cette situation est attribuable à la petitesse des échantillons dans certaines provinces.

Caractéristiques de l’industrie

L’industrie manufacturière des produits du caoutchouc transforme le caoutchouc naturel ou synthétique manufacturé pour en faire des courroies, des boyaux, des pneus, des chambres à air et d’autres produits en caoutchouc. «Bien que les produits industriels en caoutchouc soient employés presque par toutes les industries, le marché dominant est celui de l’industrie de l'automobile (exemple : durites, courroies, joints et bourrelets). Les autres marchés importants incluent l’industrie des tapis roulants pour les secteurs des mines et de la sylviculture, des rouleaux de tapis et des produits de consommation.» (Industrie Canada, Produits industriels en caoutchouc)

«Tout le caoutchouc naturel utilisé au Canada est importé; il peut être extrait à partir d'une variété de plantes, mais la source la plus importante est l'arbre à gomme (Hevea brasiliensis). Les caoutchoucs synthétiques sont produits chimiquement à partir de produits de base pétrochimiques. Bayer Rubber (anciennement Polysar Rubber Corp.) est l’unique fabricant de caoutchoucs synthétiques au Canada. Les principaux caoutchoucs synthétiques sont le styrène-butadiène, le butyle, le nitrile, l'isoprène, le chloroprène, le polysulfide et le terpolymère de silicone et d'éthylène-propylène-diène (EPDM).» (Industrie Canada, Produits industriels en caoutchouc)

L’industrie a facilement accès aux nouveaux matériaux et elle utilise en général des équipements modernes. Si peu de recherches et de développement se font au Canada, les entreprises ont accès à la technologie dans des filiales qui font partie du même réseau qu’elles. Un grand nombre de fabricants de petits produits en caoutchouc s’en remettent en totalité aux fournisseurs de matières premières et aux formulateurs pour obtenir l’aide technique voulue dans le cas des nouveaux produits. Les fabricants de produits spécialisés doivent faire davantage de recherche et de développement que la moyenne pour conserver l’avantage concurrentiel qui différencie leurs produits sur le marché.

Les principaux facteurs déterminant la capacité concurrentielle dans le secteur des autres industries de produits en caoutchouc sont l’ampleur des opérations, le niveau relatif de technologies utilisées, les services à la clientèle et la proximité des marchés.

Au cours des dernières années, les producteurs ont dû faire face à des augmentations importantes des prix des matières premières, qui ont été retransmises aux consommateurs. L’industrie conserve des marges bénéficiaires réduites pour tenter de s’attirer la loyauté des clients.

Les fabricants canadiens, qui n’ont qu’un petit nombre d’usines produisant 30 000 pneus par jour, sont maintenant complètement intégrés au marché nord-américain. C’est pourquoi les sièges sociaux des compagnies canadiennes de pneus ont été transférés aux États-Unis.

«Au Canada, l'industrie des produits industriels en caoutchouc comprend environ 200 établissements. En 1998, ce secteur employait 17 500 personnes et les expéditions s’élevaient à 2,8 milliards de dollars. Les importations se sont élevées à 1,9 milliard de dollars en 1998, ce qui représente 54% du marché canadien. Quatre-vingt six pour cent des importations proviennent des États-Unis. Les principales catégories de produits importés comprennent les joints d’étanchéité, les rondelles, les tuyaux, les mélanges d'élastomères, les plaques et les courroies.» (Industrie Canada, Produits industriels en caoutchouc)

«Les exportations se sont élevées à 1,2 milliard de dollars en 2000, représentant 42% de la valeur des expéditions. Ces exportations sont allées aux États-Unis dans une proportion de 96%. Les principales exportations étaient les joints d’étanchéité, les rondelles, les mélanges d'élastomères, les bourrelets, les tuyaux et les courroies - en grande partie, les mêmes produits qui sont importés en gros volumes.» (Industrie Canada, Produits industriels en caoutchouc)

La hausse des coûts de transport pour les importations ainsi que les difficultés pratiques liées au fait d’assurer un service à des clients trop éloignés favorisent les fabricants canadiens en ce qui a trait au marché national. Cependant, ces mêmes éléments freinent le développement des marchés d’exportation pour ces producteurs canadiens. La croissance, à l’avenir, pourrait fort bien dépendre de la mise en place d’entreprises de fabrication étrangères, filiales de grandes entreprises, et de réseaux de distribution. Les entreprises canadiennes pourraient également envisager de conclure des accords de partenariat avec les entreprises locales sur d’autres marchés. Ce type d’entente peut permettre de rationaliser la production et de répartir les coûts de commercialisation, de distribution et de service à la clientèle.

Indicateurs industriels récents

Importance relative de l’industrie
En 2000, l’industrie des produits en caoutchouc représentait 0,35% du PIB total du Canada. Ainsi, en nombres absolus, l’industrie des produits en caoutchouc compte pour $2,7 milliards du PIB national total de $786,9 milliards. (Source : Statistique Canada, CANSIM)

Croissance du PIB depuis 1987

La figure 1 montre que l’industrie des produits en caoutchouc a décliné de 1988 à 1991 : le PIB annuel est plus faible que celui de 1987. Après 1991, le PIB de l’industrie des produits en caoutchouc a augmenté à raison de 6,6% par année en moyenne. En 2000, le PIB de l’industrie des produits en caoutchouc a augmenté de 129,3% si on le compare aux chiffres de 1987. Le PIB a augmenté de 38,2% entre 1987 et 2000. Cette croissance remarquable de l’industrie durant les années 90 reflète le rendement élevé de l’industrie automobile durant cette période (le PIB a crû de 87% de 1990 à 1999). (Sources : Industrie Canada, Statistique Canada, CANSIM)

Croissance du PIB depuis 1987

Nombre d’entreprises selon la taille
En 1999, 30% des entreprises de l’industrie des produits en caoutchouc employaient de une à quatre personnes, contre 59% en moyenne pour l’ensemble des secteurs à l’échelle nationale (figure 2). Quarante-neuf pour cent des entreprises de l’industrie des produits en caoutchouc comptaient de 5 à 49 employés, alors que cette proportion était de 36% au sein de l’ensemble des secteurs. En outre, il est important de noter que 20,5% des entreprises de l’industrie des produits en caoutchouc employaient 50 travailleurs ou plus, tandis que cette proportion était de 4,5% dans l’ensemble des industries à l’échelle nationale. (Source : Statistique Canada, Registre des entreprises de 1999)

Établissement selon la taille

Technologie et innovation

Les fabricants ont fait des progrès technologiques importants au cours des années. C’est ainsi que la combinaison de plusieurs techniques a rendu possible la mise au point de pneus radiaux quatre-saisons. On est ainsi parvenu à réduire le nombre de marques et de types de pneus, ce qui a permis de prolonger les cycles de production.

La différenciation des produits par la technologie restera un des points forts du secteur des pneus. Dans le domaine des développements technologiques, on s’attend à la mise au point d’un pneu de sûreté (qui ne se dégonfle pas). On a récemment annoncé la mise au point du premier pneu pour voiture avec une armature tout en acier qui remplacera celles en polyester et en rayonne. Cet acier très extensible est le matériau de renforcement des pneus le plus résistant du monde et on s’attend à ce que son utilisation se généralise pour la fabrication aussi bien de pneus classiques que de pneus de sûreté.

L’industrie canadienne des produits en caoutchouc est notamment caractérisée par de très faibles dépenses en recherche et développement (R-D). Par conséquent, elle dépend de sources externes au chapitre du savoir-faire technique et de l’innovation.

Les développements de la technologie du caoutchouc thermoplastique offrent la possibilité d’améliorer sensiblement la productivité et la qualité des produits. Le caoutchouc thermoplastique a l’élasticité du caoutchouc tout en étant, dans des conditions adaptées, déformable de façon permanente comme le plastique. Cette caractéristique permet d’appliquer les technologies de transformation du plastique aux produits en caoutchouc thermoplastique, ce qui permet de réaliser des économies importantes et des gains d’efficience marqués par rapport aux méthodes traditionnelles de transformation du caoutchouc.

Le marché du caoutchouc thermoplastique devrait croître à un rythme beaucoup plus rapide que celui de l’ensemble des produits industriels de caoutchouc. Le caoutchouc thermoplastique remplace notamment les caoutchoucs thermodurcis dans les joints, les tuyaux rigides et flexibles, les tissus enduits, les bourrelets étanches, les revêtements, les courroies des convoyeurs, les manchons sur les colonnes de direction et les canalisations d’air dans les automobiles.

Moteurs du changement

Économie et marché
Le marché intérieur et international des pneus et des chambres à air en caoutchouc s’est de plus en plus mondialisé. Cette tendance a incité les entreprises à rechercher une plus grande efficience et à limiter les coûts. Ces changements ont ensuite contribué à une plus grande intégration des producteurs nationaux sur les marchés internationaux.

Le prix de la charge d’alimentation pétrochimique a une incidence directe sur le coût de la fabrication des produits en caoutchouc. L’augmentation des coûts de l’énergie réduit les marges bénéficiaires.

À l’échelle mondiale, on rationalise et consolide le marché de façon continuelle au moyen de fusions et d’acquisitions. En Amérique du Nord, où le marché du pneu est le plus lucratif, le nombre de grands producteurs de pneus a chuté, passant de 11 dans les années 50 à trois dans les années 90.

L’industrie des boyaux et courroies en caoutchouc est soumise, pour l’essentiel, aux mêmes influences que celle des pneus et des chambres à air, quoique dans une moindre mesure. La mondialisation a amené à rechercher une plus grande efficience et à limiter les coûts. Parallèlement, on a assisté à la consolidation et à l’intégration des producteurs canadiens au marché nord-américain.

L’élimination du tarif douanier applicable aux produits en caoutchouc aux termes de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) a transformé le marché intérieur canadien en l’orientant vers l’ensemble de l’Amérique du Nord. Cette élimination a obligé l’industrie canadienne des produits en caoutchouc à devenir très concurrentielle.

L’ALÉ et l’ALENA ont vivement incité les sociétés appartenant à des intérêts canadiens à améliorer leur efficience et leur capacité concurrentielle, soit en constituant des alliances commerciales avec des entreprises implantées aux États-Unis, soit en axant leurs activités sur une gamme plus étroite de produits destinée à l’ensemble du marché nord-américain.

Dans le secteur des boyaux et des courroies de caoutchouc, les avancées technologiques sont imposées dans une large mesure par l’évolution de l’industrie automobile. Au cours des dernières décennies, le nombre de courroies et de boyaux dans un véhicule à moteur classique a diminué. Parallèlement, les courroies utilisées dans les moteurs d’aujourd’hui sont plus perfectionnées; c’est pourquoi on a dû modifier les méthodes de fabrication.

De plus en plus, les sociétés multinationales rationalisent leurs activités nord-américaines afin que les usines puissent fabriquer de plus grandes quantités dans une gamme plus étroite de produits. La rationalisation des marchés signifie également que les fournisseurs canadiens vont concentrer leurs efforts sur les marchés canadiens et américains, facilement accessibles. L’augmentation des coûts de commercialisation et des capitaux nécessaires pour améliorer la capacité concurrentielle favorisent les grandes entreprises. La mise en œuvre de nouveaux partenariats et de coentreprises avec d’autres sociétés pourront se révéler essentielles pour assurer à ces entreprises une présence continue sur le marché.

Réglementation
La recherche d’une méthode d’élimination des vieux pneus qui soit respectueuse de l’environnement constitue un défi permanent pour l’industrie. Tous les secteurs de la fabrication accordent de plus en plus d’attention aux considérations environnementales. Si, dans ce domaine, ce sont les fabricants de pneus qui ont retenu le plus l’attention jusqu’à maintenant, tous les fabricants de produits de caoutchouc auront à composer avec les problèmes de déchets et de rebuts. Les produits de caoutchouc sont plus difficiles à recycler que ceux qui sont faits de plastique parce qu’on ne peut pas les transformer tout simplement en les chauffant et en les comprimant. Les procédés de recyclage supposent la désagrégation mécanique des produits, la séparation des composantes, la récupération des éléments de caoutchouc, ainsi que l’intégration des granules de caoutchouc ainsi obtenues à d’autres procédés de fabrication.

En conséquence, le recyclage à grande échelle de pneus usagés n’est pas encore une réalité. Si la mise en œuvre de solutions comme l’enfouissement, l’exportation de pneus utilisables et la combustion (carburant extrait des pneus) se sont révélées utiles, elles n’ont pas entamé de façon significative le vaste stock de pneus usés du pays. Actuellement, toutes les provinces, sauf Terre-Neuve et l’Ontario, ont mis en place des programmes pour gérer le recyclage des pneus.

Si la question de l’élimination des pneus a, en général, des répercussions sur le secteur du détail de l’industrie (qui n’a pas de lien avec un fabricant), le problème de la responsabilité pendant le cycle de vie du produit reçoit une attention accrue de tous les éléments du secteur du caoutchouc.

À ce jour, seulement un petit nombre d’applications ont été mises au point pour transformer le caoutchouc recyclé, mais on en verra apparaître beaucoup d’autres au fur et à mesure que les coûts de la conformité à la réglementation environnementale augmenteront. Parmi les utilisations actuelles, mais limitées, du caoutchouc recyclé, on peut citer le goudron caoutchouté, les revêtements de sol pour la pratique des sports, les matelas en caoutchouc et les sous-tapis.

De plus en plus, les fabricants devront assumer la responsabilité de l’ensemble du cycle de vie de leurs produits, ce qui les poussera à tirer profit de la technologie du caoutchouc thermoplastique dans la mesure où ce matériau peut être recyclé comme le plastique. Cette caractéristique facilite le traitement des déchets et des rebuts et laisse entrevoir davantage de possibilités en ce qui a trait à leur incorporation dans d’autres articles utiles.

Société et démographie
Les consommateurs recherchent également des innovations allant des pneus radiaux quatre-saisons à haute performance aux pneus conçus pour éviter l’aquaplanage sur les routes mouillées.

Le service à la clientèle est reconnu depuis peu comme un facteur clé de l’industrie. Maintenant nombreuses, les entreprises ont mis l’accent sur leurs capacités au chapitre de la conception de produits, de la prestation et des services.

Profil des ressources humaines

Tendances de l’emploi

Les employés de l’industrie des produits en caoutchouc sont essentiellement des travailleurs de production répartis en trois équipes par jour pendant six ou sept jours par semaine. Habituellement, l'entretien est assuré par les équipes de fin de semaine. Cette industrie a très peu recours à la sous-traitance parce que le travail se fait dans de grandes usines.

La catégorie de travailleurs la plus importante dans cette industrie est celle des ouvriers spécialisés, qui composent environ 55% de la main-d'œuvre. Elle comprend les opérateurs de machines à transformer le caoutchouc, les manœuvres, les manutentionnaires, les concierges et les commis à la réception et aux expéditions.

La plupart travaillent à plein temps. La proportion de femmes est plus faible dans cette industrie que dans l'ensemble du secteur de la fabrication. Les jeunes de moins de 25 ans occupent le plus souvent des postes de débutant, comme ceux de manutentionnaire, qui exigent une certaine force physique. Toutefois, la proportion de jeunes occupant ce type de postes n’est pas plus élevée dans l’industrie des produits en caoutchouc que dans l’ensemble de l’industrie.

Relativement à ces métiers, l'emploi varie en fonction des cycles d'affaires et des modifications structurelles à long terme de l'industrie. Les perspectives d'emploi resteront probablement faibles à moyen terme, puisque l'on assistera à la disparition de certains postes au fur et à mesure que l'industrie cherchera à améliorer l'efficience de sa production, ce qui libérera des fonds pour acheter de nouvelles machines.

Une automatisation plus poussée et des cycles de production allongés dans le cadre d’opérations unifiées pourraient permettre d’accroître l’efficacité. Au fur et à mesure que la nature de la production va évoluer, certaines compétences seront recherchées chez la majorité des travailleurs. Avec l’entrée en service de machines plus automatisées, on exigera que les travailleurs connaissent l’informatique, et on recrutera un plus grand nombre de programmeurs et de techniciens en informatique.

Les perspectives d’emploi pour les manutentionnaires de l’industrie des produits en caoutchouc seront probablement intéressantes dans un avenir prévisible. Toutefois, la concurrence entre les candidats et les employeurs sera forte : les exigences scolaires seront de plus en plus élevées pour les postes de débutant, puisque l’on aura tendance à exiger une formation reconnue en informatique et en technologie pour tous les postes de manutentionnaires. Des possibilités accrues s’offriront aux nouveaux venus sur le marché du travail qui détiendront un diplôme universitaire et seront habiles au chapitre de l’application de la robotique et des outils informatiques dans un contexte de traitement des matériaux.

Dans les années à venir, on prévoit une augmentation du niveau d’emploi dans l’industrie des produits en caoutchouc en fonction de l’augmentation prévue de l’investissement en capital – c.-à-d. nouvelles constructions et agrandissement d’usines.

La demande accrue pour les produits en caoutchouc engendrera probablement des possibilités pour les jeunes travailleurs qui ont une expérience en informatique, en ingénierie, ou dans le domaine de la vente et de la commercialisation. L’automatisation et l’innovation incessantes offriront des possibilités d’emplois aux travailleurs éventuels qui ont une connaissance pratique du matériel et des méthodes spécialisées.

Indicateurs récents concernant l’emploi

Importance relative de l’emploi au Canada
En 2000, l’industrie des produits en caoutchouc employait 32 600 travailleurs, c'est-à-dire 0,2% des 14.9 millions d’employés de l’ensemble des secteurs canadiens. (Source : Statistique Canada, EPA)

Croissance de l’emploi depuis 1987
L’emploi au sein de l’industrie des produits en caoutchouc a connu, de 1987 à 1989, une croissance légèrement plus élevée que la moyenne nationale. En revanche, en 1991, l’emploi a chuté en dessous du niveau de 1987 et a stagné jusqu’en 1999. On a ensuite vu l’emploi croître de 25% entre 1999 et 2000, ce qui a porté le niveau d’emploi à un sommet de 11% plus élevé que celui de 1987. (Source : Statistique Canada, EPA)

Croissance de l'emploi depuis 1987

Changements sur le plan de la productivité
Comme le montre la figure 4, le PIB de l’industrie des produits en caoutchouc a augmenté depuis 1991 tandis que l’emploi a diminué, ce qui correspond à un gain en matière de productivité du travail. Cette augmentation de la productivité est essentiellement attribuable à l’automatisation accrue, à de meilleurs rapports capital-travail et à la prolongation des cycles de production. On a vu la productivité du travail croître dans toutes les industries au cours de cette période, bien qu’à un rythme plus lent. (Sources : Statistique Canada, EPA et CANSIM)

Production vs Emploi

Répartition de l’emploi par province
Comme le montre la figure 5, c’est en Ontario que les travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc sont le plus nombreux (16 000). Le Québec est en deuxième place (10 300), suivi par la Nouvelle-Écosse (3 800) et le Manitoba (500). (Source : Statistique Canada, EPA)

Répartition de l'emploi par province en 2000

Importance relative de l’emploi dans chaque province
En Ontario et au Québec, premiers employeurs en nombres absolus, l’industrie des produits en caoutchouc représente respectivement 0,27 et 0,30% de l’ensemble des emplois. En revanche, en Nouvelle-Écosse, où l’industrie des produits en caoutchouc présente des nombres absolus plus faibles au chapitre de l’emploi, l’industrie des produits en caoutchouc compte pour une plus grande part du marché global de l’emploi (0,91% du nombre total d’emplois à l’échelle de la province). (Source : Statistique Canada, EPA)

Syndicalisation
Trente-neuf pour cent des employés de l’industrie des produits en caoutchouc sont syndiqués : ce pourcentage dépasse la moyenne nationale, qui est de 30%. Deux syndicats majeurs sont rattachés au secteur :

  • Métallurgistes unis d’Amérique
  • Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier

Trois associations principales représentent les employeurs de l’industrie des produits du caoutchouc :

  • Association canadienne de l’industrie du caoutchouc
  • Rubber Manufacturers Association (RMA)
  • International Tire and Rubber Association Foundation (ITRA)

(Source : Statistique Canada, EPA)

Revenu hebdomadaire moyen
Le revenu hebdomadaire moyen dans l’industrie des produits en caoutchouc est de 700,30 $, ce qui est considérablement plus élevé que la moyenne nationale de 614,90 $. Il est intéressant de remarquer la différence entre le salaire hebdomadaire des hommes et des femmes : dans cette industrie, les femmes gagnent en moyenne 585,70 $ par semaine, ce qui équivaut à seulement 79% du salaire hebdomadaire des hommes (741,50 $). (Source : Statistique Canada, EPA)

Répartition des revenus
La répartition des revenus au sein de l’industrie des produits en caoutchouc n’est pas la même que dans les autres industries (voir la figure 6). En 1996, environ 35% des travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc gagnaient moins de 29 000 $ par année, 60% gagnaient de 30 000 à 59 000 $, et 5% avaient un revenu annuel de plus de 60 000 $. En revanche, au sein de l’ensemble des secteurs, les revenus se concentrent davantage dans les tranches de revenu inférieures. (Source : Statistique Canada, Recensement de 1996)

Distribution des revenus

Moyenne des heures réelles travaillées
En 2000, les membres de la population active qui travaillent principalement dans l’industrie des produits en caoutchouc ont travaillé en moyenne 37,2 heures par semaine, c'est-à-dire 2,7 heures de plus que la moyenne nationale de 34,5 heures. Il est intéressant de remarquer que les hommes de l’industrie des produits en caoutchouc travaillent 0,5 heures de moins que les hommes de l’ensemble de la population active à l’échelle de la nation, tandis que les femmes de l’industrie des produits en caoutchouc travaillent en moyenne 5,8 heures de plus que l’ensemble de la population active féminine à l’échelle nationale. (Source : Statistique Canada, EPA)

Heures supplémentaires
Les employés de l’industrie des produits en caoutchouc travaillent en moyenne 8,8 heures supplémentaires par semaine, ce qui correspond approximativement à la moyenne nationale de 9,0 heures. (Source : Statistique Canada, EPA)

Emplois à temps partiel
Les emplois à temps partiel sont rares dans l’industrie des produits en caoutchouc : seulement 2,2% des employés travaillent à temps partiel, alors que la moyenne nationale est de 18,1%. (Source : Statistique Canada, EPA)

Emplois à temps partiel involontaire
Aucune donnée accessible.

Taux de chômage
En 2000, le taux de chômage était de 1,2% au sein de l’industrie des produits en caoutchouc, ce qui correspond à moins 20% de la moyenne nationale pour l’ensemble des secteurs, qui était de 6,8%. La demande est très élevée pour les produits en caoutchouc, particulièrement dans le secteur de l’automobile, ce qui contribue largement à faire diminuer le taux de chômage. (Source : Statistique Canada, EPA)

Durée du chômage
Aucune donnée accessible.

Durée des fonctions
En 2000, les travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc étaient en poste depuis en moyenne 10 ans et 7 mois. La moyenne nationale pour l’ensemble des industries est de 8 ans. (Source : Statistique Canada, EPA)

Postes permanents
La permanence des emplois est établie en fonction du%age de travailleurs qui ont obtenu leur permanence, qu’ils occupent des postes à temps partiel ou à temps plein. En 2000, 73,3% de l’ensemble des employés à l’échelle nationale avaient le statut de permanent, comparativement à 94,5% des employés de l’industrie des produits en caoutchouc. La permanence des emplois ainsi que le taux de chômage de l’industrie de produits en caoutchouc vont de pair avec une meilleure stabilité d’emploi depuis quelques années. (Source : Statistique Canada, EPA)

Type de travail
Aucune donnée accessible.

Taux de roulement
Le roulement du personnel correspond au%age de travailleurs qui changent d’emploi au cours d’une année donnée. De 1989 à 1996, le roulement de personnel au sein de l’industrie des produits en caoutchouc était moins élevé que la moyenne de l’ensemble des industries (voir la figure 7). En 1996, la moyenne nationale était de 31,1%, alors que la moyenne de l’industrie des produits en caoutchouc était de 24,1%. C’est en 1992 que le taux de roulement de personnel au sein de l’industrie des produits en caoutchouc a été le plus élevé (28,0%), tandis que le plus faible taux de roulement (15,4%) date de 1989. (Source : DRHC)

Taux de roulement des emplois

Profil des fonctions
L’industrie des produits en caoutchouc est constituée de deux groupes professionnels majeurs. La catégorie la plus imposante est celle des postes qui concernent le traitement, la fabrication et les services : elle regroupe 58% de l’ensemble des emplois. La deuxième catégorie regroupe les travailleurs dont l’emploi est lié au commerce et au transport ainsi que les conducteurs de matériel : ce groupe représente 15% de l’ensemble des travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc (voir la figure 8). (Source : Statistique Canada, EPA)

Profil professionnel

Raison de la cessation d’emploi
En 1996, au sein de l’industrie des produits en caoutchouc, 54% des cessations d’emploi étaient attribuables à une pénurie de travail, alors que la moyenne nationale à ce chapitre était de 46%. Au cours de la même période, 13% des travailleurs ont volontairement quitté leur emploi, tandis que cette proportion s’élève à 20% dans l’ensemble des secteurs à l’échelle nationale. Les 34% restants des cessations d’emploi sont attribuables à d’autres motifs (p. ex., décès, maladie, congé de maternité). (Source : DRHC)

Provenance des travailleurs
En 1996, la majorité des personnes qui ont décroché un nouvel emploi dans l’industrie des produits en caoutchouc étaient issues d’autres secteurs de l’industrie (48%). En outre, 23% des nouveaux emplois ont été comblés par des travailleurs provenant des industries primaire ou manufacturière ou de l’industrie de la construction (voir la figure 9). Il est intéressant de remarquer que moins de 2% des travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc sont issus d’une autre industrie. (Source : DRHC)

Provenance des travailleurs de l'industrie des Produits en caouthcouc en 1996

Sexe
En 2000, 74% des travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc étaient des hommes (voir la figure 10), comparativement à une moyenne nationale de 54% pour l’ensemble des secteurs. Les professions des secteurs des affaires, des finances et de l’administration sont les seules où l’on retrouve davantage de femmes que d’hommes (55% de femmes contre 45% d’hommes) (Source : Statistique Canada, EPA)

Distribution des travailleurs selon le sexe dans les principales professions

Répartition selon l’âge
La figure 11 illustre que seulement 9% des travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc étaient âgés de moins de 25 ans en 1996, alors que cette proportion était de 15% à l’échelle nationale pour l’ensemble des secteurs. La majorité des travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc, environ 76%, était âgée de 25 à 50 ans, ce qui représente 10 points de%age de plus que les 66% de l’ensemble des secteurs à l’échelle nationale. (Source : Statistique Canada, Recensement de 1996)

Répartition des travailleurs selon le groupe d'âge

Tendances en matière de formation

Les compétences en informatique, en communications, en littérature et en calcul sont de plus en plus importantes au sein de l’industrie des produits en caoutchouc. Les expéditionnaires et les réceptionnaires doivent notamment suivre une formation spécialisée pour travailler avec les systèmes d’inventaire informatisés.

On utilise diverses méthodes de formation pour que les employés assimilent des compétences de base en fonction de leur travail. Pour les emplois spécialisés, on offre généralement la formation en milieu de travail : ensuite, les employés acquièrent de l’expérience et peuvent gravir des échelons.

En ce qui a trait aux postes de direction et de supervision, les employés acquièrent les compétences essentielles pour le poste en s’inscrivant à un cours collégial ou universitaire dans un secteur donné, comme l’administration des affaires.

Indicateurs récents concernant la formation

Niveau de scolarité
En 1995, 64% des travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc étaient détenteurs d’un diplôme d’études secondaires ou n’avaient aucun diplôme, alors que cette proportion était de 49% à l’échelle nationale. En outre, 8% des travailleurs de l’industrie des produits en caoutchouc sont détenteurs d’un diplôme universitaire – baccalauréat, maîtrise ou doctorat –, tandis que cette proportion est de 18% à l’échelle nationale. En ce qui a trait au certificat de compétence, la proportion est de 14% au sein de l’industrie des produits en caoutchouc, alors qu’elle est de seulement 12% à l’échelle nationale. (Source : Statistique Canada, Recensement de 1996)

Relativement à l’industrie des produits en caoutchouc, il est impossible d’obtenir les données concernant les trois indicateurs suivants :

· Incidence de la formation

· pertinence de la formation par rapport à l’emploi

· obstacles à la formation

Toutefois, il existe des données sur les industries combinées du caoutchouc, du plastic et du cuir (CTI 151-171), que nous présentons dans la section suivante. L’industrie des produits en caoutchouc représente 23% des emplois du regroupement.

Incidence de la formation
En 1997, le%age des employés de l’industrie du caoutchouc, du plastic et du cuir qui suivaient une formation était moins élevé que la moyenne nationale (27% contre 39%). En outre, 16% des employés de cette industrie étaient inscrits à des cours de formation de plus de 40 heures par année, tandis que cette proportion était de 17% pour tous les secteurs à l’échelle nationale – c'est-à-dire que les deux profils sont très similaires sur ce point. Dans l’industrie du caoutchouc, du plastic et du cuir, les employeurs soutiennent 19% des cours de formation, tandis que cette proportion est de 25% pour l’ensemble des industries. (Source : Statistique Canada, EEFA)

Pertinence de la formation par rapport à l’emploi
En 1997, 16% des employés de l’industrie du caoutchouc, du plastic et du cuir suivaient un cours de formation lié à leur emploi, tandis que cette proportion était de 25% à l’échelle nationale, ce qui signifie que 11% des employés de l’industrie du caoutchouc, du plastic et du cuir sont inscrits à des cours de formation qui ne sont pas lié à leur travail, alors que cette proportion est de 14% à l’échelle nationale. (Source; Statistique Canada, EEFA)

Obstacles à la formation
En 1997, 76% des employés de l’industrie du caoutchouc, du plastic et du cuir n’étaient inscrits à aucun cours de formation parce qu’ils étaient trop occupés au travail, ou que leur employeur n’offrait aucun soutien à la formation : cette proportion est comparable à la moyenne nationale de 67% (voir la figure 13). En outre, 46% des employés de cette industrie n’étaient inscrits à aucun cours de formation parce qu’aucun cours n’était offert ou parce que les heures de cours ne leur convenaient pas; cette proportion est comparable à la moyenne nationale pour tous les secteurs, qui est de 53%. Enfin, 35% des employés de l’industrie du caoutchouc, du plastic et du cuir indiquent que des raisons personnelles les empêchent de se perfectionner, tandis que 26% invoquent des motifs financiers. (Source : Statistique Canada, EEFA)

Pratiques de gestion des RH

Pour tenter d’accroître l’efficacité de la production, les entreprises sont passées à trois quarts de travail par jour, sept jours par semaine, le personnel de maintenance travaillant pendant les quarts de fin de semaine.

Les modalités comme le travail autonome, le télétravail et le temps partiel sont très rares dans l’industrie des produits en caoutchouc.

Les conditions de travail de l’industrie se sont nettement améliorées au cours des dernières années. Les usines sont maintenant beaucoup plus propres et mieux organisées, et, en conséquence, plus sûres.

À l’heure actuelle, l’industrie des produits en caoutchouc est exigeante en main d’œuvre, mais la demande d’automatisation est à la hausse.

Principaux enjeux en matière de RH

Conception de l'organisation
Le déménagement des sièges sociaux aux États-Unis a éliminé un certain nombre de niveaux de gestion dans les usines canadiennes. La tendance à utiliser de plus en plus d’appareils automatisés et à allonger les cycles de production aura pour effet de favoriser les rapports capital-travail et la productivité de la main-d’œuvre.

Les fabricants nord-américains d’automobiles se sont maintenant lancés sur la voie de la haute technologie, ce qui a contraint un certain nombre de fabricants de boyaux et de courroies, qui dépendent très largement du secteur de l’automobile, à adopter des méthodes de production modernes comme les systèmes de contrôle statistique des procédés et les approvisionnements à flux tendu.

L’utilisation accrue du caoutchouc thermoplastique et des technologies de transformation du plastique permet à l’industrie d’utiliser moins de main-d’œuvre et d’être plus productive.

Recrutement
Les emplois sont généralement réputés être bien rémunérés, et les annonces de postes vacants attirent les candidats en grand nombre. On ne craint aucunement une possible pénurie de candidats; on se préoccupe plutôt des qualités des travailleurs éventuels. L’industrie se doit d’attirer des employés habiles avec les lettres, les chiffres et l’informatique, qui pourront se perfectionner au moyen d’une formation interne plus spécialisée.

Formation et perfectionnement
La Rubber Manufacturers Association (RMA) a élaboré un programme de formation de quatre cours à l’intention des travailleurs, qui est accessible sur CD-Rom. Ce cours de formation, conçu pour les travailleurs de l’industrie, vise à augmenter la productivité et la compétitivité de l’industrie tout en réduisant le risque de blessure.

Récompenses et maintien en poste
Les conditions de travail et les salaires sont intéressants et attirent des candidats en nombre suffisant.

L’industrie offre des perspectives de carrière, particulièrement pour le personnel technique spécialisé. En revanche, les possibilités d’avancement sont limitées pour les employés de la production.

La santé et la sécurité sont un enjeu important pour l’industrie. Les programmes de formation et d’éducation abordent le sujet. En l’an 2000, 63 installations de fabrication de pneus et de caoutchouc situées en Amérique du Nord ont reçu des récompenses spéciales de la Rubber Manufacturers Association (RMA) pour les améliorations majeures qu’elles ont apportées aux programmes de santé et sécurité des travailleurs.

Principaux acteurs

Syndicats
Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCCEPP) — http://www.cep.ca/ Lien autre que le gouvernement du Canada

Métallurgistes unis d’Amérique (MUA) —

Associations
International Tire & Rubber Association, inc. (ITRA) - http://www.itra.com/ Lien autre que le gouvernement du Canada

Association canadienne de l’industrie du caoutchouc —

Rubber Manufacturers Association (RMA) — http://www.rma.org/ Lien autre que le gouvernement du Canada

Bibliographie

Alperowicz, Natasha, «Goodyear development likely to hit fiber sector», Chemical Week, v. 160 no 10, 18 mars, 1998, p. 43.

Association canadienne de l’industrie du caoutchouc, 89, Queensway ouest, bureau 308, Mississauga. Voir également site Web :

Chaudhry, Saeed, «Expanding international market for rubber products», International Trade Forum, no 3, 1996, pp. 26-29.

CIBC, «Outlook for Manufacturing : Investment Goods Rubber and Plastic Products».

D’Amico, Esther, «Producers seek ways to add capacity», Chemical Week, v. 158, no 9, 6 mars, 1996, p. 33.

Dallas Morning News, «Run-flat tires expected to pump up industry sales», 29 mars, Sunday, Home Final Edition, Business, 1998, p. 7H.


Développement des ressources humaines Canada, Emploi- Avenir 

Industrie Canada, «Produits industriels de caoutchouc»

Industrie Canada, Strategis,site Web http://strategis.ic.gc.ca/SSGF/io15214f.html Site du gouvernement du Canada


International Institute of Synthetic Rubber Products, Worldwide Rubber Statistics 1996, Houston, Texas.

Rubber Manufacturers Association (U.S.), site Web : http://www.rma.org Lien autre que le gouvernement du Canada

Site Web de Polysort : http://www.polysort.com Lien autre que le gouvernement du Canada

Speer, Tibbett L., «How Goodyear forecast a great decade», American Demographics, v. 17, mars, 1995, p. 39.

Statistique Canada, Base de données du registre des entreprises, 1997.

Statistique Canada, CANSIM, 2000.

Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA), 2000.

Statistique Canada, Enquête sur l'éducation et sur la formation des adultes (EEFA), 1997.

Statistique Canada, «Industries des produits du caoutchouc et du plastique», diverses années, no de catalogue 33-250 XPB.

Statistique Canada, Recensement 96, 1996.

U.S. Department of Commerce «Fabricated Rubber Products» STAT-USA on the Internet, 4 janvier 1996.

U.S. Department of Commerce, «Synthetic Rubber», STAT-USA on the Internet, 4 janvier 1996.

U.S. Industry and Trade Outlook 1998, chapitre 13 : «Plastics and Rubber», New York, DRI McGraw-Hill.

Wood, Andrew et Steven Vames, «Earnings look strong, but demand and pricing plateau», Chemical Week, v. 159, 15 octobre, 1997, p. 8.

Worldwide Rubber Statistics 1996, International Institute of Synthetic Rubber Products, Houston, Texas.