L’itinérance n’est pas seulement une question de vivre sans avoir de logement permanent. Elle devient également un mode de vie. Pour de nombreux sans abri, la drogue, l’alcool et le stress de devoir vivre au jour le jour les empêchent d’acquérir les aptitudes essentielles à la vie quotidienne. À Vancouver, la Belkin House de l’Armée du Salut excelle à redonner ces connaissances de base à ses habitants en créant un sentiment d’appartenance à la collectivité.
« La Belkin House m’a apporté les aptitudes fondamentales pour vivre ma vie, affirme Sam Fellows*, un soldat de l’Armée du Salut qui habite à Vancouver. « Je vivais dans la rue et j’étais complètement déboussolé. Je ne pouvais plus me nourrir, me loger, m’habiller ou me laver correctement. »
Sam Fellows est un ancien élève de la Belkin House de l’Armée du Salut, construite au moyen de fonds fédéraux totalisant 1 000 000 $. Trois ans après avoir quitté la Belkin House, il travaille aujourd’hui à l’Extreme Weather Shelter de l’Armée du Salut de New Westminster, où il aide les personnes qui connaissent des problèmes semblables.
La Belkin House a été fondée il y a plus de 50 ans. À l’époque, on la connaissait sous le nom de « Dunsmuir House ». Toutefois, comme l’a souligné Jim Coggles, directeur général de la Belkin House, on manquait d’espace.
« La Dunsmuir House était devenue trop petite en ce qui a trait aux locaux destinés à la programmation, et les coûts de rénovation étaient trop élevés, déclare Jim Coggles. Nous avions besoin d’un édifice beaucoup plus fonctionnel qui nous permettrait d’avoir des locaux de programmation. »
L’ancien édifice a été relocalisé, et la Belkin House a été construite à cet emplacement. Conçue précisément pour servir d’hébergement, pour offrir des programmes de formation, de l’instruction en classe et des activités sociales et récréatives, pour contenir des salles communes destinées aux clients et à d’autres services, comme l’aumônerie et la consultation, elle a ouvert de nouveau ses portes en septembre 2004 en tant que nouvel établissement mixte.
« Nous sommes extrêmement fiers de cet établissement, affirme Jim Coggles. C’est un superbe immeuble qui nous permet d’offrir une grande variété de services aux hommes, aux femmes, aux enfants, aux réfugiés et aux délinquants à risque élevé. Le fait d’avoir su intégrer tous ces services et ces groupes différents dans un seul établissement est une véritable réussite. »
En tant qu’habitant de la Belkin House, Sam Fellows apprécie les services et programmes offerts sur place. Il est arrivé à la Belkin House en 2007 après avoir achevé avec succès un programme de désintoxication de 90 jours.
« On ne peut pas réussir si on termine un programme de 90 jours sans avoir d’aide supplémentaire, explique Sam Fellows. Étant donné que toute l’aide dont vous avez besoin est offerte ici, la Belkin House est en mesure de répondre aux besoins de chacun. La consultation est adaptée à vous. »
Sam Fellows est resté à la Belkin House pendant six mois avant de déménager dans une autre maison, mais les membres du personnel de la Belkin House sont encore là pour l’aider. Sam Fellows aime bien leur rendre visite; il a même incarné le Père Noël.
« Vous établissez des liens avec les personnes qui travaillent là, déclare t il. Il existe un véritable sentiment d’appartenance à la collectivité. »
Résumant ses sentiments, Sam Fellows affirme énergiquement que « Dieu m’a sauvé la vie, mais la Belkin House m’a appris à vivre ».
Le gouvernement du Canada travaille en collaboration avec les provinces et les territoires, les collectivités, le secteur privé et le secteur bénévole afin de renforcer les capacités et d’assurer la durabilité. Il effectue des recherches pour entraîner une meilleure compréhension de l’itinérance et recueille et promeut des pratiques exemplaires pour faciliter la conception d’interventions plus efficaces. De plus, il encourage la collaboration entre les gouvernements, les ministères et les organismes communautaires afin qu’ils puissent trouver des solutions propres à leur région pour venir en aide aux sans-abri et aux personnes à risque d’itinérance.
La mission de Ressources humaines et Développement des compétences Canada est de bâtir un Canada plus fort et plus concurrentiel, d’aider les Canadiennes et Canadiens à faire les bons choix afin que leur vie soit productive et gratifiante, et d’améliorer leur qualité de vie.
*Le nom a été modifié afin de protéger la vie privée de la personne concernée.