L’initiative de Partenariat pour les compétences et l’emploi des Autochtones (PCEA) contribuera grandement à l’amélioration des compétences et des résultats d’apprentissage des Autochtones. Élaboré dans le cadre « Advantage Canada », le PCEA s’attaque à la fois au manque de compétences et à l’absence d’emplois. Chacun des projets financés par le PCEA adoptera une approche collaborative à un plan de formation et d’emploi autochtone qui relie le perfectionnement des compétences à des possibilités d’embauche précises pour des développements économiques à grande échelle dans l’ensemble du pays et dont les impacts sur l’emploi seront importants. Cette initiative fournira à la fois un accès immédiat à des emplois et le perfectionnement continu des compétences (c.-à-d. avantages à court terme et à long terme).
Le 23 novembre 2006, le gouvernement a publié son plan économique national à long terme intitulé Avantage Canada : Bâtir une économie forte pour les Canadiens qui permettra de faire du Canada un véritable leader économique sur la scène internationale. Dans ce document, le gouvernement reconnaît qu’il faut aider les Canadiens qui se heurtent à des difficultés particulieres ainsi que ceux qui sont sous-représentés au sein de la population active, comme c’est le cas des personnes Autochtones. Il reconnaît également qu’il faut tirer le maximum des programmes déjà en place, comme l’Initiative des Partenariats pour les compétences et l’emploi des Autochtones. Par la suite, le gouvernement s’est engagé, dans son budget de 2007, à consacrer la somme de 105 millions de dollars pour prolonger le PCEA et en élargir la portée sur une période des cinq prochaines annees, soit de 2007-2008 à 2011-2012. Cette enveloppe comprend notamment un montant de 35 millions de dollars alloués en 2007-2008 et 2008-2009 (à raison de millions et 30 millions, respectivement).
L’initiative de PCEA a été élaborée à l’origine, en 2003 en vertu de l’article 6 de l’ancienne Loi sur le ministère du Développement des ressources humaines. Le ministre de Ressources humaines et Développement social Canada est habilité à renouveler le PCEA en vertu de l’article 7 de la Loi sur le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences. Selon cet article, le ministre peut, dans le cadre des attributions que lui confère la Loi, concevoir et réaliser des programmes destinés à appuyer les projets ou autres activités qui contribuent au développement des ressources humaines au Canada et au développement des compétences des Canadiens et accorder des subventions et des contributions pour appuyer ces programmes.
L’objectif général de l’initiative de PCEA est l’emploi stable des Autochtones entraînant des avantages durables pour les collectivités et les familles Autochtones et pour les individus. Le PCEA visera à favoriser l’emploi maximum des Autochtones dans de grands projets de développement économique par le biais d’une approche collaborative.
Il atteindra cet objectif à l'aide de plans de formation et d’emploi pluri-annuels mis au point et gérés dans le cadre de partenariats formels. Ceux-ci sont des entités légalement constituées au niveau provincial désignées par les promoteurs de projet dans le but d’administrer les fonds et de mettre en oeuvre le plan (de formation et d’emploi). Le partenariat ou l’entité légale se compose d’organisations autochtones, d’employeurs et d’autres parties comme le gouvernement de la province ou du territoire, d’institutions d’enseignement et d’autres membres ou partenaires au besoin. RHDS ne fait pas partie du partenariat et n’est pas non plus un partenaire, mais il conserve de bonnes relations avec le partenariat et a la responsabilité de s’assurer que les activités sont conformes au plan de formation et que les fonds sont affectés aux activités indiquées dans le plan de formation.
Les résultats du programme escomptés sont les suivants :
Le financement dépendra de la réalisation et de l’approbation d’un plan de formation et d’emploi (autochtone) axé sur des possibilités d’emploi spécifiques qu’offrent des grands projets de développement économique ou qui en découlent. Exemples d’activités prévues dans le plan qui pourraient être financées afin d’atteindre les objectifs du PCEA:
Toutes les activités de formation et d’emploi doivent tenir compte des principes d’équité afin d’assurer la participation équitable au programme des femmes et des personnes handicapées.
On mènera les activités conformément aux lignes directrices suivantes :
Les contributions peuvent être versées à des organismes sans but lucratif, constitués en personne morale, créés dans le but de fournir des programmes de développement des ressources humaines aux Autochtones afin de favoriser leur participation à d’importants projets de développement économique.
Les bénéficiaires admissibles devraient représenter les intervenants des principaux projets de développement économique, notamment une représentation équitable de toutes les collectivités Autochtones locales et du secteur privé. L’organisme constitué en personne morale peut également inclure, s’il y a lieu, des représentants du gouvernement provincial ou territorial intéressé, de la main-d’ œuvre, d’établissements d’enseignement locaux ou régionaux et de conseils sectoriels, ainsi que d’autres intervenants.
Le plan de formation et d’emploi autochtone reflétera une approche générale du perfectionnement des compétences des Autochtones et regroupera un vaste éventail d’activités, notamment les activités admissibles financées en vertu d’un accord entre RHDS et le bénéficiaire. On s’attendra à ce que les intervenants principaux fassent une contribution pour la mise en œ uvre du plan, mais pas nécessairement pour les activités admissibles en vertu de l’accord. RHDS partagera les frais de mise en œuvre du plan de formation et d’emploi pour les Autochtone avec :
Le niveau normal ou visé d’aide fournie par le gouvernement fédéral, y compris RHDS, au plan de formation et d’emploi autochtone est de 50 %.
S’il y a lieu, les coûts des activités admissibles financées en vertu d’un accord entre RHDS et le bénéficiaire seront partagés entre les conseils de bande, les conseils tribaux et d’autres organismes Autochtones, le gouvernement provincial ou territorial et l’employeur principal ou les employeurs principaux. Les coûts peuvent aussi être partagés avec des ministères et agences fédéraux et le secteur privé. Cependant, le niveau maximal (limite de cumul) de l’aide gouvernementale totale (aide fédérale, provinciale ou municipale pour les mêmes dépenses admissibles) peut s’élever jusqu'à 100 % des dépenses admissibles.
Le Ministère doit s’assurer que le montant de sa contribution est convenable par rapport aux contributions d’autres sources aux coûts des activités admissibles.
Le Ministère doit demander au bénéficiaire de divulguer toute autre source de financement (gouvernement et secteur privé) pour les activités admissibles à financer avant d’approuver une contribution et exigera que le bénéficiaire déclare, à chaque trimestre, toute aide supplémentaire reçue à partir de ce moment.
Si l’aide gouvernementale totale que reçoit un bénéficiaire dépasse les montants d’aide qu’il a déclarés, le ministère doit faire en sorte qu’il ait le droit de réduire sa contribution du montant de toute aide supplémentaire à recevoir ou d’exiger que le bénéficiaire rembourse une somme égale au montant d’une telle aide si la contribution du ministère a déjà été versée.
Les bénéficiaires admissibles doivent prouver dans les propositions ou les demandes d’aide pour les activités admissibles que la réalisation ces dernières appuierait les objectifs du PCEA et respecterait les lignes directrices énoncées dans la section 5, selon le cas :
Il faut fournir dans les demandes :
Chaque proposition approuvée sera assujettie à un accord officiel précisant les responsabilités de chaque partie, les domaines dans lesquels des dépenses sont prévues, les conditions dans lesquelles les paiements seront versés et les mesures adoptées d’un commun accord qui permettront d’évaluer le succès des activités dans la poursuite de leurs objectifs. Les modalités régissant la manière dont un bénéficiaire peut attribuer les fonds à de tiers organismes devront également figurer dans l’accord. L’accord devra respecter les exigences du Conseil du Trésor établies à l’Annexe C de la Politique du Conseil du Trésor sur les paiements de transfert.
Les contributions seront versées à des bénéficiaires admissibles, y compris à ceux qui distribuent les fonds aux bénéficiaires finals, afin de couvrir les dépenses des activités admissibles comme suit :
Normalement, le total des frais d’administration, y compris ceux des tiers entrepreneurs, ne doit pas dépasser 15 % du total de la contribution.
On peut fournir de l’aide pour les dépenses en immobilisations, comme l’achat de matériel informatique, de logiciels, de programmes de simulation et autres outils liés à la formation, jusqu’à concurrence de 1 M$ par an et par accord là et dans la mesure où de telles dépenses sont essentielles pour atteindre les objectifs. Tout achat en immobilisations doit être approuvé par RHDS au préalable. Les dépenses en immobilisation pour la construction d’un édifice (autre que les réparations ou les rénovations effectuées pour soutenir la participation des personnes handicapées) ou l’achat de terrain ou d’édifices ne sont pas des dépenses admissibles en vertu de ce programme.
Chaque proposition approuvée sera assujettie à un accord officiel précisant les conditions dans lesquelles les paiements seront versés et les obligations du ministère et du bénéficiaire.
Aux fins des présentes modalités d’application, les dérogations suivantes à la Politique du Conseil du Trésor sur les paiements de transfert s’appliquent :
On demande aux bénéficiaires de faire états de leurs dépenses tous les trois mois et notamment d’indiquer les revenus en intérêts sur le paiement anticipé. Les intérêts sur le payement anticipé seront déduits du paiement anticipé suivant
Les contributions sont faites à des corporations sans but lucratif constituées au niveau provincial et créées dans le but de mettre en oeuvre le plan de formation et d'emploi; elles sont par conséquent exemptées de rembourser une contribution, comme indiqué dans l'article 7.8.3 de la Politique du Conseil du Trésor sur les paiements de transfert. Cependant, si le bénéficiaire conclut une entente avec une autre entreprise afin de commercialiser un produit ou un processus, il sera tenu d'effectuer un remboursement (en vertu de l'article 7.8.3).
Le ministre de RHDS peut déléguer l’autorité d’approuver des accords conformément aux instruments de délégation de RHDS.
Le ministre de RHDS peut déléguer l’autorité de signer des accords et de les modifier par la suite conformément aux instruments de délégation de RHDS.
Le ministre de RHDS peut déléguer l’autorité d’approuver les paiements en certifiant le respect de modalités des accords conformément aux instruments de délégation de RHDS.
RHDS garantit que les systèmes, les procédures et les ressources dont il a besoin pour remplir son devoir de diligence dans l’approbation des paiements de transfert, la vérification de l’admissibilité et la gestion et l’administration du programme sont en place. Ces ressources comprennent notamment : le s ystème commun pour les subventions et les contributions, le Guide des opérations de subventions et contributions, le cadre d’assurance de la qualité, le suivi du projet fondé sur l’évaluation du risque, la vérification financière annuelle et l’examen annuel du plan.
RHDS a élaboré un cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) en consultation avec le Secrétariat du Conseil du Trésor, qui comprend notamment des indicateurs de rendement, les résultats escomptés, les méthodes utilisées pour rendre compte du rendement et les critères d’évaluation à utiliser pour évaluer l’efficacité des paiements de transfert.
L’évaluation mesurera surtout le succès avec lequel les initiatives auront aidé les personnes, les employeurs et les collectivités et établi des partenariats entre le gouvernement, les collectivités et les intervenants privés. Les résultats clés définis dans le CGRR sont :
Pour chaque année financière couverte par la durée des accords, le bénéficiaire soumettra au Canada un compte rendu contenant les états financiers vérifiés préparés conformément aux principes et aux pratiques comptables généralement reconnus.
Les accords spécifieront que RHDS a le droit de vérifier les livres des bénéficiaires et que, si le montant versé est supérieur au montant payable, la différence passera pour une dette envers la Couronne.
RHDS a élaboré un cadre axé sur le risque en consultation avec le Secrétariat du Conseil du Trésor pour contrôler et vérifier les bénéficiaires et un plan de vérification interne, notamment une évaluation de la gestion du programme de paiements de transfert.
Les frais supplémentaires de gestion et d'administration du programme sont de 10,3M$ sur cinq ans (de 2007-2008 à 2011-2012) et proviennent du crédit 1 (dépenses de fonctionnement) du Budget supplémentaire des dépenses de Ressources humaines et développement social Canada.
Les documents et les accords du programme comprendront des clauses relatives à l’annulation ou à la réduction des paiements de transfert si le Parlement changeait les niveaux de financement.
Ces modalités seront en vigueur à partir du 7 juin 2007 jusqu’au 31 mars 2012; les paiements pourront être versés en fonction de cette période.