Ressources humaines et Développement des compétences Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Ressources humaines et Développement des compétences Canada

www.rhdcc.gc.ca

Fil d'Ariane

  1. Accueil >
  2. L'assurance-emploi

III. Le service national de placement et les activités pancanadiennes

Comme il est mentionné dans l’introduction du présent chapitre, RHDCC continue à jouer un rôle de premier plan dans l’exécution des PEMS. Outre le transfert des fonds des EDMT à la plupart des provinces et territoires, RHDCC concentre ses efforts sur la reddition de comptes, l’évaluation et l’élaboration continue des politiques. Ces activités sont orientées par les priorités nationales visant l’atteinte du résultat stratégique, qui se définit comme « l’amélioration de la productivité et de la participation des Canadiens grâce à des marchés du travail inclusifs et efficaces, à des milieux de travail compétitifs et à un accès à l'apprentissage24 ». RHDCC contribue également à l’atteinte de cet objectif en assurant le maintien de certaines fonctions du Service national de placement (SNP) et en réalisant des activités pancanadiennes.

En 2008-2009, RHDCC avait à son actif plusieurs réalisations marquantes en ce qui a trait aux PEMS, aux activités pancanadiennes et au SNP, qui ont contribué à l’atteinte du résultat stratégique décrit ci-dessus :

  • RHDCC a largement contribué à la mise au point d’une nouvelle architecture du marché du travail; il a notamment :
    • transféré la responsabilité de la conception et de l’exécution des programmes et des services offerts en vertu de l’EDMT à la province de la Colombie-Britannique, le 2 février 2009;
    • signé des accords de transfert avec les dernières provinces en régime de cogestion – Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et- Labrador. Ces accords entreront en vigueur en 2009-2010;
    • évalué, élaboré et mis en œuvre différentes options en vue d’établir une stratégie du marché du travail autochtone après 2009-2010;
    • conclu avec des provinces quatre nouvelles ententes bilatérales relatives au marché du travail, afin que les personnes qui n’ont pas droit à une formation financée par l’assurance-emploi puissent aussi profiter des programmes d’emploi et d’acquisition de compétences.
  • En cette période de ralentissement économique à l’échelle mondiale, RHDCC a fait en sorte que le régime d’assurance-emploi continue de répondre aux besoins des Canadiens sans emploi en :
    • aidant à mettre au point un éventail de programmes et une stratégie d’investissement dans les administrations en régime de cogestion, qui permettront de satisfaire au mieux les besoins du marché du travail, tant à l’échelle régionale que locale, et de favoriser la mobilité des travailleurs;
    • appuyant les initiatives sectorielles et en trouvant de nouvelles façons d’améliorer les partenariats en milieu de travail;
    • investissant un milliard de dollars de plus sur deux ans par l’intermédiaire du Plan d’action économique (PAE), afin de rendre plus accessibles les programmes d’emploi offerts par l’intermédiaire des EDMT, cette mesure devant entrer en vigueur le 1er avril 200925
    • mettant au point l’Initiative d’aide à la transition de carrière (IATC) pour aider les travailleurs de longue date à renouveler ou à perfectionner leurs compétences tout en continuant à recevoir leurs prestations d’assurance-emploi régulières; la mise en œuvre de cette initiative est prévue pour le début de 2009-2010.
  • RHDCC a coparrainé, avec la province de l’Alberta, la tenue d’un atelier national en juin 2008, pour offrir à des agents provinciaux et territoriaux responsables du marché du travail l’occasion de mettre en commun leurs pratiques exemplaires et leurs problèmes liés aux EDMT, et pour mettre en évidence l’expérience fédérale concernant les programmes pancanadiens.
  • RHDCC a relancé le site Web de la Classification nationale des professions (CNP) et du Guide sur les carrières. Ce site est désormais entièrement accessible et offre plusieurs nouvelles fonctions, dont des options de recherche avancée et de l’information sur divers services offerts en ligne. Le site, qui reçoit quelque 200 000 visites par mois, se trouve à l’adresse : http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/Bienvenue.aspx.

RHDCC a atteint plusieurs de ces résultats en assurant le maintien de certaines fonctions du SNP et en réalisant des activités pancanadiennes.

1. Service national de placement

RHDCC/Service Canada administre deux services relevant du SNP: le Guichet emplois et l’Information sur le marché du travail (IMT). Ces deux services sont des outils indispensables qui aident les Canadiens à trouver un emploi qui leur convient, notamment en période de ralentissement économique. Ils permettent en outre de mettre en rapport employeurs et chercheurs d’emploi, et ils aident les particuliers à établir leur plan de retour au travail. Le Guichet emplois et l’Information sur le marché du travail sont deux services en ligne qui sont accessibles à tous. Étant donné que les clients y ont librement accès sans avoir à s’inscrire, les données sur l’utilisation des services et leurs résultats sont difficiles à obtenir et à attribuer à des interventions précises.

1.1 Guichet emplois

Le Guichet emplois est administré par RHDCC en partenariat avec les provinces et les territoires. Ce service électronique de placement, qui fait partie intégrante du SNP, alimente des marchés du travail efficaces et inclusifs en mettant en rapport employeurs et chercheurs d’emploi. Il permet de jumeler l’offre et la demande de compétences conformément au code de CNP, qui normalise les descriptions de travail dans l’ensemble du Canada. Il offre aussi des outils spécialisés qui contribuent à rapprocher les employeurs des chercheurs d’emploi, notamment : le Concepteur de c.v., le Jumelage d’emploi, Alerte-emploi et Navigation-carrière. Le site comporte également une section Formation et carrières, qui renseigne les utilisateurs sur la manière d’acquérir les compétences dont ils ont besoin pour faire évoluer leur carrière. Le Guichet emplois est entièrement bilingue et accessible sans frais.

En 2008-2009, les utilisateurs du Guichet emplois ont ouvert plus de 70 millions de sessions, et 1,1 million d’offres d’emploi ont été affichées sur le site. Au-delà de 85 000 alertes-emploi ont été diffusées chaque jour pour aviser les chercheurs d’emploi des possibilités offertes, ce qui représente plus de 20 millions d’alertes pour l’exercice. À la fin de l’année, le Guichet emplois comptait plus de 165 000 comptes d’employeurs actifs et 869 000 comptes de chercheurs d’emploi, Le Guichet emplois est accessible à l’adresse http://www.guichetemplois.gc.ca.

1.2 Information sur le marché du travail

Le service d’IMT fournit des renseignements de portée locale, régionale ou nationale, sur différents sujets, comme les perspectives d’emploi, la situation actuelle et prévue du marché du travail, les possibilités d’études et de formation, ainsi que les besoins en ressources humaines. Les Canadiens, des chercheurs d’emploi aux décideurs, utilisent cette information pour prendre des décisions favorisant un meilleur jumelage entre les compétences des travailleurs et les besoins des employeurs, qui font en sorte que le marché du travail fonctionne plus efficacement.

Un réseau régional d’IMT, composé d’analystes et d’économistes, surveille et analyse les données et les évènements socioéconomiques en permanence pour dégager les tendances du marché du travail. Le personnel de l’IMT collabore aussi avec divers partenaires, y compris des employeurs, des établissements d’enseignement et d’autres ordres de gouvernement, pour veiller à ce que les clients aient accès à une IMT de grande qualité. Des lignes directrices nationales contribuent à créer des produits d’information sur le marché du travail qui précisent les tendances par région, par profession et par secteur industriel. Ces produits sont accessibles dans tout le pays à l’adresse http://www.informationmarchetravail.ca, qui reçoit plus d’un million de visites par année.

2. Activités pancanadiennes

L’amélioration constante de l’éventail de programmes et de services, qui sont essentiels pour former des travailleurs productifs, qualifiés et adaptables, permet aux Canadiens de profiter d’une croissance économique soutenue et de connaître la prospérité. La partie II de la Loi sur l’assurance-emploi autorise RHDCC à soutenir l’élaboration de stratégies axées sur l’adaptation de la main-d’œuvre et la satisfaction des besoins en matière de ressources humaines. Elle autorise également le ministère à appuyer des projets novateurs et de recherche, qui visent à trouver de meilleures façons d’aider les gens à se préparer au travail, à obtenir ou à conserver un emploi, et à devenir des membres productifs sur le marché du travail. À cette fin, les activités pancanadiennes menées par RHDCC renforcent l’union économique canadienne en contribuant au bassin de main-d'œuvre qualifiée ainsi qu’à la souplesse, à l’efficacité et au caractère inclusif du marché du travail. Ces activités et interventions, qui dépassent la portée des EDMT, permettent de réagir aux problèmes de main-d’œuvre à l’échelle nationale et interprovinciale, et donc de relever d’importants défis liés au marché du travail canadien tout en réduisant les risques auxquels est exposé le Compte d'assurance-emploi.

Les activités pancanadiennes englobent les programmes d’emploi offerts dans le cadre de la Stratégie de développement des ressources humaines autochtones (SDRHA), les Partenariats du marché du travail (PMT) pancanadiens, et l’initiative pancanadienne Recherche et Innovation (R et I). En 2008-2009, le total des dépenses relatives à ces activités a augmenté de 1,0 %, pour se chiffrer à 162,1 millions de dollars.

Graphique 4: Dépenses engagées au titre des activités pancanadiennes, 2008-2009 (million $) - Voir tableau ci-dessous

Graphique 4: Dépenses pancanadiennes engagées en 2008-2009 (millions $)
Type d'intervention Dépenses ($) Distribution relative (%)  
SDRHA 94,0 $ 58,0 %
PMT 53,4 $ 32,9 %
R et I 14,8 $ 9,1 %

2.1 Stratégie de développement des ressources humaines autochtones

La SDRHA représente un investissement important dans les programmes liés au marché du travail autochtone. Elle fournit des fonds aux organismes autochtones pour la conception, l’élaboration et la mise en œuvre de programmes d'emploi et de ressources humaines qui s’adressent aux Autochtones. Depuis 1999, la SDRHA aide les Premières Nations, les Inuits et les Métis, hommes et femmes, à se préparer au travail, à obtenir un emploi et à le conserver. Annoncée à l’origine comme une stratégie quinquennale dotée d’un budget de 1,6 milliard de dollars, la SDRHA a été prolongée jusqu’au 31 mars 2010 en septembre 2008.

Les programmes et les services offerts dans le cadre de la SDRHA sont exécutés par le biais des Ententes sur le développement des ressources humaines autochtones (EDRHA), conclues avec des organismes autochtones partout au pays. Ces organismes élaborent et mettent en œuvre les programmes et les services d’emploi les plus aptes à répondre aux besoins particuliers des collectivités qu’ils servent. Avec 80 titulaires d’ententes et plus de 400 points de service, cette infrastructure nationale a permis aux Autochtones d’avoir accès à des programmes adaptés à leur culture. En 2008-2009, la SDRHA est venu en aide à 33 734 clients autochtones qui ont participé à 55 145 interventions. Des 351,6 millions de dollars affectés aux programmes du marché du travail par le biais des EDRHA en 2008-2009, les dépenses engagées en vertu de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi se sont chiffrées à 94,0 millions de dollars, tandis que le reste des fonds provenait du Trésor.

Les activités pancanadiennes dans les faits : SDRHA

• En Nouvelle-Écosse, RHDCC/Service Canada, Affaires indiennes et du Nord Canada ainsi que les responsables des EDRHA ont collaboré avec la Boat Builders Association et un collège communautaire, afin de concevoir un programme de formation adaptée en construction de bateaux. Le programme, qui était axé sur les besoins des apprenants autochtones, comprenait une expérience de travail qui a débouché sur des emplois dans l’industrie des embarcations.

• En Ontario, un partenariat entre le Centre de formation et d’emploi Shooniiyaa Wa-iitong, relevant de l’EDRHA, et la compagnie Weyerhaeuser, a mené à l’embauche de 57 Autochtones aux installations de la compagnie à Kenora. Les employés autochtones représentent maintenant 26 % de l’effectif, et les postes qu’ils occupent vont de la gestion à la production, en passant par l’entretien.

• Au Manitoba, 14 étudiants autochtones ont obtenu leur diplôme après avoir suivi le programme de formation des infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés. Ce projet conjoint, financé en partie par l’Initiative sur les ressources humaines en santé autochtone et par le Manitoba Keewatinook Ininew Okimowin (MKO), relevant de l’EDRHA, était le premier programme de formation communautaire en soins infirmiers au Canada.

• Financé par l’intermédiaire de deux EDRHA conclues avec les Inuits, le programme Sivuniksavut du Nunavut, d’une durée de huit mois, est une formation unique qui est dispensée à Ottawa. Le programme a été conçu pour aider de jeunes Inuits à passer de l’école au travail avec succès. Environ 85 % des participants au programme décrochent un emploi ou retournent aux études. Presque tous les diplômés (95 %) retournent au Nunavut pour travailler au sein du gouvernement territorial, auprès d’organismes inuits ou dans le secteur privé.

2.2 Partenariats du marché du travail pancanadiens

Les PMT pancanadiens sont une mesure de soutien visant à encourager et à faciliter la planification des ressources humaines et l’adaptation de la main-d’œuvre. Cette mesure fournit du financement à des employeurs, à des associations d’employeurs ou d’employés et à des collectivités, afin d’améliorer leur capacité à réagir et à s’adapter à l’évolution du marché du travail. En 2008-2009, les dépenses totales engagées au titre des PMT pancanadiens ont connu une hausse de 5,0 %, pour se chiffrer à 53,4 millions de dollars. Ce financement a été accordé par le biais de divers programmes.

2.2.1 Programme des conseils sectoriels

Le Programme des conseils sectoriels (PCS) appuie des organismes sans but lucratif – conseils sectoriels – qui œuvrent dans les principaux secteurs de l’économie canadienne. Chacun dans son secteur, ces conseils facilitent l’établissement de partenariats au sein d’un regroupement d’intérêts, notamment les employeurs, les syndicats, les associations industrielles et les éducateurs. Ensemble, les membres des conseils sectoriels s’emploient à régler les problèmes en matière de compétences et de ressources humaines au sein des industries du secteur et entre elles.

En 2008-2009, le PCS a concentré ses efforts sur les problèmes en matière de ressources humaines découlant de la récession. Il s’est aussi efforcé de sensibiliser les secteurs au fait que le Canada continuera à souffrir d’une pénurie de main-d’œuvre à moyen et à long terme, en dépit des effets du ralentissement économique sur l’emploi. Les autres priorités établies en 2008-2009 consistaient notamment à créer des partenariats favorisant une approche plus sensible aux problèmes intersectoriels du marché du travail, et à accroître la capacité à faciliter les transitions du marché du travail sectoriel.

En 2008-2009, on dénombrait 34 conseils sectoriels actifs représentant plus de 50 % du marché du travail canadien, y compris des secteurs clés comme l’automobile, l’aviation, la biotechnologie, la garde d’enfants, l’environnement, les mines, le pétrole, le maintien de l’ordre et la sidérurgie. Les dépenses des conseils sectoriels relevant de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi ont atteint un total de 38,5 millions de dollars en 2008-2009.

Le PCS appuie aussi les tables de compétences, qui sont des organismes de perfectionnement des compétences axés sur l’industrie. Les principaux intervenants qui y siègent, proviennent notamment des conseils sectoriels, des établissements de formation locaux et régionaux, du milieu des affaires, des syndicats, des associations industrielles, des regroupements autochtones et des administrations publiques provinciales, territoriales ou locales. À titre d’exemple, la table de compétences de la Porte Asie-Pacifique (APGST), qui a son siège en Colombie-Britannique, a été constituée en société à l’automne 2008. Sa mission consiste à s’assurer que la main-d’œuvre possède les compétences et la formation nécessaires pour répondre aux besoins de la Porte de l’Asie-Pacifique. Dans le cadre de ses activités, l’APGST fait office de centre d’échange d’information sur les projets en cours et sur le marché du travail entre les secteurs de l’industrie; elle favorise le fonctionnement de la Porte de l’Asie-Pacifique; et elle aide les industries associées à l’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique à remédier aux pénuries de compétences. En 2008-2009, les dépenses des tables de compétences au titre de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi s’élevaient à 362 000 dollars.

Les activités pancanadiennes dans les faits : PCS

• Depuis décembre 2008, le Conseil canadien des ressources humaines de l’industrie du pétrole aide des travailleurs à s’orienter vers des emplois en demande dans l’industrie pétrolière et gazière. Le projet Petroleum Labour Market Transition vise à donner à des travailleurs qualifiés et expérimentés provenant de secteurs d’activité en déclin un meilleur accès à l’industrie pétrolière. Ce projet pilote offre un service de transition qui, du point de vue de l’employeur, remédie aux besoins en main-d’œuvre actuels et à court terme dans le secteur en amont de l’industrie pétrolière.

• À titre d’exemple, une usine de pâtes et papiers située à Campbell River, en Colombie-Britannique, a mis à pied 240 travailleurs en décembre 2008. Dans le cadre du projet pilote, le Conseil canadien des ressources humaines de l’industrie du pétrole a travaillé avec les employeurs, la collectivité et l’effectif restreint, pour aider environ 60 travailleurs faisant partie du groupe des employés licenciés à s’intégrer dans l’industrie pétrolière et gazière. En raison du repli économique, ce projet pourrait faire l’objet de modifications dans un proche avenir afin de répondre aux besoins des travailleurs du secteur pétrolier.

2.2.2 Sensibilisation jeunesse

Le programme national Sensibilisation jeunesse apporte un soutien financier à des projets visant à régler les problèmes liés au marché du travail auxquels sont confrontées des collectivités. Le programme a pour but de sensibiliser davantage les employeurs et les collectivités au fait que les jeunes représentent les travailleurs de demain. Il peut servir à élaborer et à appliquer des stratégies de ressources humaines visant les jeunes, en vue de combler les besoins immédiats et futurs des employeurs. En 2008-2009, les priorités du programme étaient de faire connaître les métiers spécialisés et les technologies auprès des jeunes, et d’accroître les débouchés pour les jeunes qui vivent dans de petites collectivités rurales. Réalisés au niveau national, régional ou local, les projets de Sensibilisation jeunesse sont financés au titre de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi et de plusieurs autres sources, y compris les gouvernements provinciaux. Les dépenses totales du programme Sensibilisation jeunesse, qui relève de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi, se sont élevées à 9,7 millions de dollars en 2008-2009.

Les activités pancanadiennes dans les faits : Sensibilisation jeunesse

• Dans la municipalité régionale de Halifax, le Saint Mary’s Business Development Centre a organisé un projet d’exploration de carrière à l’intention des jeunes. Ces deux journées éducatives visaient à faire connaître aux jeunes les compétences importantes favorisant l’employabilité, et à leur fournir des renseignements utiles et des ressources au sujet des secteurs d’activité et des professions qui présentaient un intérêt pour la poursuite d’une carrière.

• Dans la région d’Edmundston, au Nouveau-Brunswick, 100 jeunes ont participé à des ateliers portant sur les sciences de la vie. Ces ateliers, dirigés par le Centre d’excellence en sciences agricoles et biotechnologiques du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, ont donné à ces jeunes l’occasion de prendre part à ces rencontres interactives. Le but des ateliers était de promouvoir les possibilités d’emploi en sciences de la vie dans la région.

2.2.3 Initiative nationale sur les compétences essentielles

Les résultats des recherches indiquent que les personnes dont le niveau d’alphabétisation et de compétences essentielles est faible, font face à de nombreuses difficultés sur le marché du travail, notamment : possibilité d’un salaire plus faible; risque accru de demeurer sans emploi; plus grande difficulté à trouver du travail en cas de perte d’emploi; et accès limité à la formation et au perfectionnement. L’initiative nationale sur les compétences essentielles a été conçue pour aider les Canadiens adultes à réussir dans le monde du travail en surmontant ces difficultés. Les projets s’attachent à fournir des outils pratiques et le soutien dont les employeurs, les spécialistes et d’autres intervenants ont besoin pour améliorer le niveau d’alphabétisation et de compétences essentielles des adultes.

Les activités pancanadiennes dans les faits :
Initiative nationale sur les compétences essentielles —
Services de travail en compétences essentielles

• Le Workplace Education Manitoba Steering Committee (WEMSC) a mis à l’essai, auprès des compagnies des secteurs public et privé, y compris les petites et moyennes entreprises, un modèle pour développer à grande échelle les compétences essentielles. À la demande des milieux de travail, le modèle s’appuie sur des stratégies de mise en oeuvre évolutives, qui peuvent s’adapter à de multiples besoins. Le projet favorisera l’intégration des compétences essentielles dans les pratiques en milieu de travail pour aider à surmonter les difficultés rencontrées, à améliorer les pratiques en matière de ressources humaines et à accroître le nombre de moyens dont disposent les milieux de travail pour résoudre les problèmes liés aux compétences essentielles.

L’Initiative comporte deux volets : les Services de travail en compétences essentielles, dont les partenariats nationaux établis avec des intervenants du milieu de travail se concentrent sur les résultats souhaités en matière de littératie et de compétences essentielles; et le Projet des compétences essentielles, qui a sensibilisé le milieu à la question et soutenu le développement d’outils et d’applications destinés au milieu de travail. En 2008-2009, les dépenses de l’Initiative nationale sur les compétences essentielles engagées au titre de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi se chiffraient à 3,5 millions de dollars.

Les activités pancanadiennes dans les faits :
Initiative nationale sur les compétences essentielles —
Projet des compétences essentielles

• En collaboration avec ses partenaires, le Centre for Education and Training, à Mississauga, a élaboré un modèle pour démontrer l’application et les avantages que présentent les profils, les outils et les ressources liés aux compétences essentielles. Ce modèle, que de nombreux employeurs peuvent utiliser dans les diverses industries, est appelé à se faire connaître dans le cadre d’une série d’ateliers et de séminaires visant plus de 300 employeurs. Grâce à ces ateliers, le Centre souhaite que les milieux de travail parviennent à mieux connaître, à mieux comprendre et à adopter les pratiques axées sur la maîtrise des compétences essentielles.

2.2.4 Réduction des obstacles à la mobilité interprovinciale

L’Initiative sur la mobilité de la main-d’œuvre investit dans des stratégies visant à réduire les obstacles pour les professions réglementées au Canada. Un apport financier soutenu de la part de l’administration fédérale accroît les chances que les organismes de réglementation puissent parvenir à éliminer les obstacles à la mobilité de la main-d’œuvre, qui sont définis dans le chapitre 7 du protocole de modification (Mobilité de la main-d’œuvre) de l’Accord sur le commerce intérieur (ACI).26

En 2008-2009, des mesures ont été prises dans deux domaines pour aider les organismes de réglementation à réduire les obstacles à la mobilité de la main-d’œuvre. Tout d’abord, en ce qui concerne l’adoption éventuelle de normes communes, le financement a aidé des groupes chargés de la réglementation à l’échelle nationale à concevoir des méthodes de réglementation communes et transférables, comme les normes fondées sur les compétences, et des méthodes d’évaluation applicables dans tous les secteurs de compétence. Pour ce qui est d’assurer la mobilité de la main-d’œuvre au-delà de 2009, le financement a permis de mettre au point des mécanismes favorisant la mobilité interprovinciale par l’entremise d’un forum regroupant des intervenants clés (éducateurs, syndicats, spécialistes de la réglementation, employeurs et gouvernements). Ces derniers auront ainsi la possibilité de mettre en commun les pratiques exemplaires touchant la reconnaissance interprovinciale des travailleurs et les problèmes de mobilité de la main-d’œuvre. Les dépenses totales au titre de la partie II, qui ont été consacrées à cette initiative, se sont chiffrées à 930 000 dollars en 2008-2009.

Les activités pancanadiennes dans les faits :
Réduction des obstacles à la mobilité interprovinciale

• Tendre vers l’adoption de normes communes : Les organismes de réglementation qui régissent les professions paramédicales ont entamé le dialogue et approfondi leur connaissance des différentes exigences, selon le secteur de compétence, en ce qui a trait à l’autorisation d’exercer et aux normes professionnelles. Dans le cadre de ce projet, les organismes de réglementations ont défini des stratégies visant à abolir les différences entre les secteurs de compétence. Ils ont en outre commencé à élaborer un plan d’exécution en vue d’éliminer les obstacles pour ainsi garantir la mobilité des travailleurs paramédicaux.

• Assurer la mobilité des travailleurs au-delà de 2009 : Le Réseau canadien des associations nationales d’organismes de réglementation (RCANOR) a organisé un forum national sur la mobilité au printemps 2009. Conscients du fait que les organismes de réglementation jouent un rôle crucial et qu’ils ont la possibilité d’apprendre les uns des autres, le RCANOR a organisé ce forum afin de fournir de l’information, d’échanger sur les pratiques exemplaires et de discuter des changements apportés à l’ACI. Les participants comprenaient notamment des représentants d’organismes de réglementation à l’échelon national, provincial et territorial, des représentants du gouvernement fédéral, ainsi que des coordonnateurs de la mobilité de la main-d’oeuvre.

2.2.5 Initiative de transition sur le marché du travail (ITMT)

Dans plusieurs secteurs du marché du travail canadien, les employeurs font face à de graves pénuries de compétences. Parallèlement, d’autres secteurs éliminent des emplois permanents et mettent à pied des travailleurs qualifiés qui pourraient rester sur le marché du travail, s’ils pouvaient se recycler et établir des liens avec les secteurs en croissance.

L’ITMT vise à améliorer l’efficacité du marché de l’emploi en augmentant le nombre de travailleurs qualifiés disponibles dans les secteurs en pénurie de compétences. Il s’agit d’une approche coordonnée axée sur les employeurs, qui apporte un soutien sectoriel au développement et au jumelage des compétences dans des secteurs en plein essor. L’initiative permet aux travailleurs d’expérience mis à pied dans des secteurs en régression de se perfectionner, et les aide à s’intégrer dans des secteurs en croissance.

Dans le cadre de l’initiative, des outils et des services axés sur l’information aident les employeurs des secteurs en croissance à découvrir des sources de travailleurs qualifiés et à organiser des activités de formation qui permettront à leurs nouveaux employés de bien s’adapter. En 2008-2009, trois projets relevant de l’ITMT étaient en cours dans les secteurs de l’environnement, de l’industrie pétrolière et de la foresterie. Le total des dépenses engagées pour cette initiative au titre de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi s’élevait à 471 000 dollars.

Les activités pancanadiennes dans les faits :
Initiative de transition sur le marché du travail

• L’Organisation pour les carrières en environnement au Canada (ECO Canada) a mis au point le projet de transition dans le secteur de l’environnement. Celui-ci a été conçu pour faire en sorte que les employeurs de ce secteur à forte croissance, soient plus en mesure d’atteindre et de recruter des travailleurs qualifiés déplacés provenant de secteurs en déclin. Dans le cadre de ce projet, 16 employeurs du domaine de l’environnement ont eu recours à un programme national de stages pour embaucher des travailleurs provenant de secteurs en régression. Ceux-ci possédaient un bagage d’antécédants scolaires varié et avaient œuvré dans plusieurs secteurs, dont ceux de la fabrication et de la construction.

2.3 Initiative pancanadienne Recherche et Innovation

L’initiative pancanadienne Recherche et Innovation (R et I) finance des activités qui permettent de trouver de meilleures façons d’aider les gens à se préparer au travail, à obtenir et à conserver un emploi. Les dépenses totales engagées au titre de l’Initiative pancanadienne R et I se chiffraient à 14,8 millions de dollars en 2008-2009, en baisse de 3,6 % par rapport aux 15,3 millions de dollars investis en 2007-2008.

2.3.1 Initiative d’innovation pancanadienne (IIP)

Près des deux tiers des fonds affectés à R et I sont versés par le biais de l’Initiative d’innovation pancanadienne (IIP), qui fournit à des organismes admissibles du financement à l’appui de travaux de recherche de durée limitée. Ces projets mettent à l’essai de nouvelles méthodes qui aident les gens à devenir des membres productifs de la population active canadienne. À ce titre, l’IIP est le catalyseur qui incite les gouvernements et les intervenants participants à collaborer pour mettre à l’épreuve des idées nouvelles et originales, en repoussant les limites juridictionnelles, industrielles ou découlant de l’expérience organisationnelle. Ces idées apportent une amélioration aux activités déjà appuyées par les politiques, les programmes et les pratiques en vigueur.

Les projets entrepris grâce à l’IIP doivent être menés en partenariat avec les provinces ou les territoires, et peuvent porter sur une ou plusieurs des priorités suivantes : l’alphabétisation et les compétences essentielles, les immigrants, les Autochtones, les groupes sous-représentés, la formation en milieu de travail et l’apprentissage. Pour favoriser l’échange des pratiques exemplaires et des connaissances, les intervenants diffusent largement les résultats d’évaluation de ces projets. À la fin de 2008-2009, RHDCC avait 12 projets relevant de l’IIP en cours de réalisation, et trois autres en préparation. Le total des dépenses engagées à ce chapitre se chiffrait à 9,7 millions de dollars en 2008-2009, en hausse de 67,2 % par rapport aux 5,8 millions de dollars investis en 2007-2008.

Les activités pancanadiennes dans les faits : IIP

• À Terre-Neuve-et-Labrador, le Workplace-Based Career Orientation and Mentoring Program élabore et offre des cours d’orientation professionnelle à des jeunes à risque, ainsi que des occasions d’observer des employés au travail dans des métiers spécialisés liés à la construction. On prévoit que le projet aura pour effet d’accroître le nombre de jeunes désireux de suivre une formation ou de décrocher un emploi dans un métier spécialisé. On s’attend aussi à ce que plus de jeunes acquièrent les connaissances nécessaires pour choisir le métier qui leur conviendra le mieux et pour obtenir un emploi ou des titres de compétence dans le domaine qu’ils auront choisi.

• Au Nouveau-Brunswick, le projet Partners Building Futures a élaboré une stratégie, qui a été mise à l’essai pour amener les femmes qui touchent des prestations d’aide sociale à s’intéresser aux métiers d’apprentissage non conventionnels. Le projet offre aux participantes un cours d’initiation au travail de dix semaines, ainsi qu’un soutien financier pendant toute la durée de leur apprentissage.

• Dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique, un projet de la BC Reclamation and Prospecting évaluera l’efficacité d’un camp de formation pratique complet visant l’amélioration des résultats qu’obtiennent les jeunes et les jeunes adultes autochtones au niveau de l’emploi, et leurs perceptions par rapport à l’industrie de la prospection et à l’industrie minière.

2.3.2 $avoir en banque

Des fonds de R et I ont aussi servi à financer $avoir en banque, un projet pilote de neuf ans qui a mis à l’essai une nouvelle façon d’utiliser les fonds de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi pour encourager les Canadiens à faible revenu, en particulier ceux qui sont difficiles à employer, à investir dans leur propre capital humain de manière à améliorer leurs chances de trouver et de conserver un emploi. On prévoyait que des incitatifs monétaires, alliés à une formation élémentaire en gestion financière, donneraient aux participants de $avoir en banque la motivation et les outils nécessaires pour changer leur comportement économique. Cette expérience de conception rigoureuse comportait un groupe témoin formé de participants qui n’avaient bénéficié d’aucune mesure incitative ni d’aucun autre service. Cette méthode a permis d’analyser ce qui serait arrivé aux participants en l’absence de $avoir en banque.

Le coût total prévu du projet sur neuf ans se chiffrait à environ 35 millions de dollars. Les frais d’administration étaient couverts par R et I, tandis que les crédits correspondant aux épargnes provenaient du Trésor. En 2008-2009, les dépenses totales engagées au titre de R et I pour l’expérience $avoir en banque se chiffraient à 1,6 million de dollars.

L’étape de la collecte de données pour ce projet a pris fin en 2008-2009, et les résultats finaux sont attendus à la fin de 2009-2010. Toutefois, le rapport préliminaire portant sur l’expérience vécue par les participants pendant les 40 premiers mois du projet, a fourni des résultats partiels sur la manière dont la tenue d’un budget, les habitudes d’épargne, ainsi que l’inscription à des cours et à des programmes éducatifs ont changé du fait de la participation à $avoir en banque. Ces résultats montrent que $avoir en banque a eu un effet positif exceptionnel sur l’inscription à des cours d’éducation des adultes et à de la formation, par rapport à ce que les participants auraient fait en l’absence du projet. Un des résultats les plus marquants a été l’inscription à des programmes d’études menant à l’obtention d’un certificat ou d’un diplôme : les équivalences et la formation en gestion des finances ont fait grimper de 22 % le taux d’inscription à ces programmes.

Les activités pancanadiennes dans les faits : $avoir en banque

• Le projet $avoir en banque ciblait les Canadiens à revenu modeste, âgés de 20 à 65 ans, dont le revenu était inférieur à 120 % du seuil de faible revenu (mesures de faible revenu, Statistique Canada). En tout, 4 827 Canadiens à revenu modeste se sont inscrits au projet à l’étape du recrutement. Toutefois, le processus de sélection aléatoire a fait en sorte que 3 626 participants (représentant environ 75 % du nombre initial) ont pu bénéficier de cette politique d’intervention. Ce projet, qui s’appuyait sur les organisations communautaires locales, a été mis en branle dans 10 collectivités : Digby, Halifax, Frederiction, Montréal, Kitchener, Owen Sound, Toronto, Winnipeg, Calgary et Vancouver.

• Le projet $avoir en banque misait sur la volonté des participants de surmonter leur problème de faible revenu. Ceux-ci acceptaient d’économiser une petite somme chaque mois, qui était assortie d’une contribution financière fédérale de l’ordre de trois pour un, jusqu’à concurrence de 4 500 dollars. Les participants avaient jusqu’à trois ans pour accumuler leurs économies. Après avoir atteint leur objectif d’épargne, ils disposaient d’une année pour utiliser leurs crédits à des fins d’éducation ou de formation ou encore pour le démarrage d’une petite entreprise.

2.3.3 Mesure des répercussions de l’Information sur le marché du travail

Ce programme de recherche a été créé pour fournir des preuves solides concernant les répercussions du contenu, de la forme et de la présentation de l’Information sur le marché du travail (IMT) sur un grand nombre de clients. Les recherches seront menées en laboratoire et à l’aide d’expériences à petite échelle. Ce programme de trois ans est doté d’un budget de 1 million de dollars; les dépenses au titre de la partie II de la Loi sur l’assurance-emploi ont atteint 362 000 dollars en 2008-2009.

Le premier élément de ce programme de recherche a été mis en œuvre en décembre 2008. Il ciblait les diplômés récents de niveau postsecondaire (ayant obtenu leur diplôme depuis au moins un an et au plus cinq ans), âgés de 25 à 40 ans, qui étaient sans emploi ou sous-employés.

À la suite d’un appel de propositions pour des énoncés de projet, lancé en janvier 2009, RHDCC a reçu 14 propositions. Quatre de ces projets ont été développés plus avant et seront mis à exécution en 2009-2010. Ils porteront sur une diversité de groupes cibles dont les objectifs sont différents, notamment les travailleurs âgés, les immigrants et les personnes handicapées.

Cette initiative de recherche fournira, pour la première fois, des preuves solides concernant les répercussions de l’IMT sur divers types d’utilisateurs vivant des situations différentes.


24 Ressources humaines et Développement des compétences Canada, Budget des dépenses 2008-2009 – Un rapport sur les plans et les priorités, Ressources humaines et Développement des compétences Canada, Ottawa, mars 2008, p. 15.

25 L’introduction de la section II ainsi que l’annexe 3.1 renferment plus de renseignements au sujet de l’affectation des fonds du PAE en 2009-2010.

26 Ces modifications ont été approuvées par les ministres responsables du commerce intérieur en décembre 2008, et avalisées par les premiers ministres en janvier 2009.

Pied de page

Date de modification :
2011-10-19