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Participation au marché du travail des personnes handicapées : Table ronde régionale tenue à Burnaby (Colombie-Britannique)

Sujet de discussion

Le 9 août 2011, la ministre d’État (Aînés), l’honorable Alice Wong, a rencontré des intervenants communautaires à Burnaby afin de discuter des défis qui se posent pour les personnes handicapées de la région de Vancouver et de trouver des solutions novatrices. Plus précisément, la Ministre a posé des questions aux participants au sujet des programmes et services gouvernementaux, des pratiques exemplaires et des défis nouveaux ou permanents qui se posent pour les personnes handicapées. Elle leur a aussi demandé d’émettre leurs commentaires quant au rôle du gouvernement fédéral relativement à l’intégration au marché du travail des personnes handicapées.

Points saillants de la discussion

Programmes et services : Pratiques exemplaires

Les participants ont mis en évidence les meilleurs types de services et de programmes visant l’intégration au marché du travail des personnes handicapées. Ils ont notamment fait mention des appareils et accessoires fonctionnels, de l’accompagnement professionnel (de préférence pour une longue durée), d’un aiguillage avisé de la part de conseillers en emploi et de programmes financés par le gouvernement fédéral en partenariat avec d’autres ordres de gouvernement et/ou des employeurs du secteur industriel.

On a indiqué que les programmes d’emploi sont plus efficaces lorsqu’ils sont personnalisés, prévoient un soutien de la part des pairs ou comportent un volet discussion de groupe et acheminent les employeurs vers des candidats présélectionnés, qualifiés et aptes à l’emploi. On préfère tout particulièrement les programmes d’emploi qui font accroître la participation sociale, favorisent le placement volontaire et offrent de l’emploi à temps partiel en même temps que du travail rémunéré à temps plein, car ils reconnaissent que les besoins liés à l’emploi des personnes handicapées varient. Les intervenants jugent fort utile le Fonds d’intégration parce que ses modalités sont souples et qu’il aide des personnes handicapées à devenir aptes à l’emploi alors qu’elles seraient autrement oubliées.

Les partenariats (entre différents ordres de gouvernement, des organismes de services, des employeurs du secteur industriel et des établissements d’enseignement) et les investissements fédéraux dans la formation sont jugés importants afin de préparer les personnes handicapées à s’intégrer au marché du travail. Les intervenants ont fait remarquer que les programmes collégiaux de préparation à l’emploi se sont avérés efficaces, mais que leur financement est souvent sujet à des coupures. Ils proposent que des partenariats soient aussi établis entre des écoles secondaires et des services d’emploi afin d’aider les étudiants handicapés à réussir la transition vers le marché du travail. Le gouvernement fédéral est encouragé à investir dans le développement des capacités des entreprises sociales qui procurent de l’emploi à des personnes handicapées.

Défis

Les participants ont fait mention de plusieurs facteurs qui font obstacle à l’emploi des personnes handicapées. Par exemple, l’accent mis sur le court terme par le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial pour ce qui est des résultats liés à l’emploi encourage les fournisseurs de services à aider les clients qui sont les plus susceptibles d’obtenir de l’emploi. Bien souvent, les employeurs sont moins accommodants lorsque l’économie devient plus fragile. On considère que la difficulté d’obtenir un emploi s’accroît lorsque de multiples obstacles à l’emploi, comme une incapacité physique et une maladie mentale, se posent pour une personne ainsi qu’en raison des perceptions négatives qu’ont les employeurs à l’égard de l’invalidité. Enfin, les seuils de revenu prévus par les programmes de pension d’invalidité peuvent représenter une contre-incitation à travailler à temps plein.

On a indiqué que certaines situations influent sur la capacité communautaire et sur la qualité des services offerts afin de soutenir les personnes handicapées. Par exemple, la décision prise par le gouvernement provincial de financer un guichet unique pour les services d’emploi a eu pour résultat la présence d’un moins grand nombre de fournisseurs de services. On juge que l’accent mis par les gouvernements fédéral et provincial sur l’obtention de meilleurs résultats avec un moins grand financement a donné lieu à une diminution de la capacité organisationnelle et à une baisse du moral au sein du secteur des services communautaires à l’intention des personnes handicapées. Les intervenants ont fait remarquer qu’en raison des changements apportés au financement, les besoins des personnes ayant une incapacité grave peuvent être négligés au profit de ceux des personnes qui ont un moins grand besoin de soutien, et qu’aucun mécanisme n’est en place pour assurer l’accessibilité et la qualité de programmes et de services à l’intention des personnes handicapées les plus marginalisées. Enfin, ils jugent que l’absence de l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités a rendu plus difficile le suivi des progrès d’ordre socioéconomique des personnes handicapées.

Domaines de participation fédérale

Lorsqu’on leur a demandé d’indiquer quel rôle pourrait jouer le gouvernement fédéral pour l’intégration au marché du travail des personnes handicapées, les participants ont encouragé le gouvernement fédéral à continuer d’exercer son rôle de chef de file pour les programmes importants. Ils jugent également importants le maintien d’un dialogue par le biais du Comité consultatif fédéral-provincial sur les personnes handicapées ainsi qu’un financement fédéral visant à solidifier les rapports entre les personnes handicapées et des employeurs éventuels (p. ex., par la tenue de conférences). Les participants ont aussi proposé l’adoption d’une stratégie fédérale d’emploi à moyen terme pour les personnes handicapées, et celle-ci pourrait prévoir un crédit d’impôt pour les stages.

Sommaire

Les participants ont apporté la confirmation des obstacles à l’emploi qui se posent pour les personnes handicapées et des mesures de soutien supplémentaires dont elles ont besoin pour s’intégrer au marché du travail (p. ex., une technologie d’assistance, la sensibilisation des employeurs et une assistance professionnelle). Ils ont recommandé au gouvernement fédéral de continuer à jouer un rôle de premier plan pour la prestation des programmes et services d’emploi à l’intention des personnes handicapées. Ils accordent une grande valeur aux programmes d’emploi qui comportent de la souplesse et qui reconnaissent les besoins uniques des personnes handicapées. Les partenariats entre les secteurs de compétence et entre les fournisseurs de services et les employeurs sont jugés essentiels pour assurer une intégration réussie au marché du travail. Ils ont aussi fait remarquer que la capacité organisationnelle et le moral au sein du secteur des services communautaires à l’intention des personnes handicapées sont mis à rude épreuve par l’attente de meilleurs résultats avec un moins grand financement.

Pour terminer, la ministre Wong a remercié les intervenants de leur temps et de leur apport, et elle a exprimé sa gratitude pour leur engagement à assurer des services aux Canadiens handicapés.

Participants

  • L’honorable Alice Wong, ministre d’État (Aînés), gouvernement du Canada
  • Société Neil Squire
  • IAM Cares Society
  • Workforce Inclusion Initiative; STEP
  • BC Coalition of People with Disabilities
  • Sam Sullivan Disability Foundation
  • British Columbia Association for Community Living

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Date de modification :
2011-11-17