Foire aux questions
Programme des conseils sectoriels
Qu’est-ce que les conseils sectoriels?
Les conseils sectoriels sont des partenariats nationaux fondés sur un consensus entre des intervenants du milieu des affaires, des syndicats et de l’éducation, au sein d’un secteur économique, qui travaillent à préciser et à résoudre les problèmes liés aux ressources humaines et aux compétences de façon collective, collaborative et permanente.
Comment les conseils sectoriels sont-ils formés?
En général, il y a trois étapes à l’élaboration d’un conseil sectoriel:
1. Activités visant à bâtir un consensus (généralement les premiers 12 à 24 mois) :
- Obtenir une rétroaction de l’industrie pour déterminer si elle manifeste un intérêt à l’égard de l’approche du conseil sectoriel;
- Obtenir l’appui et l’engagement des principaux intervenants;
- Obtenir un consensus sur les problèmes de ressources humaines communs auxquels fait face l’industrie;
- Établir un comité d’intervenants pour définir le mandat et la portée des activités du conseil.
2. Activités de développement (généralement, au cours des 6 à 9 mois suivants) :
- Former un conseil d’administration et pourvoir les postes de chef de direction et d’adjoint administratif;
- Élaborer un énoncé de mission et un mandat;
- Élaborer un plan quinquennal;
- Obtenir l’appui de l’industrie pour la structure organisationnelle et le plan d’activités;
- Incorporer le conseil en tant que personne morale, sans but lucratif.
3. Activités opérationnelles (continu) :
- Mettre en œuvre les activités du plan;
- Élaborer et instaurer un plan de communications pour faire connaître le conseil;
- Réviser les plans d’activités et les plans stratégiques chaque année;
- Mettre à jour la structure administrative et du conseil d’administration, au besoin.
Comment les conseils sectoriels sont-ils régis?
Les conseils sectoriels sont régis par un conseil d’administration élu par les membres de l’industrie, représentant divers groupes d’intervenants (p. ex., milieu des affaires, des syndicats, de l’éducation et d’autres groupes propres aux industries de ce secteur).
Comment les syndicats prennent-ils part aux activités des conseils sectoriels?
La participation des travailleurs constitue un des éléments fondamentaux de la structure d’un conseil sectoriel. Les partenaires de l’industrie travaillent ensemble pour déterminer la composition de la structure dirigeante du conseil sectoriel, en fonction des caractéristiques de ce secteur. Tout dépendant de la composition de la main-d’œuvre d’un secteur, les employés sont représentés au sein du conseil sectoriel par les syndicats, les associations d’employés, les associations professionnelles ou certains groupes officiels reconnus par les travailleurs du secteur.
Combien y a-t-il de conseils sectoriels?
Il y a actuellement 35 conseils sectoriels nationaux financés dans le cadre du Programme des conseils sectoriels.
Liste des conseils sectoriels canadiens
Pourquoi créer des conseils sectoriels?
Les conseils sectoriels sont généralement formés une fois que les intervenants du secteur (milieu des affaires, des syndicats et de l’éducation) conviennent de travailler ensemble pour préciser et résoudre les problèmes actuels et futurs de leur secteur en matière de ressources humaines et de compétences.
Que font les conseils sectoriels?
Les conseils sectoriels planifient et exécutent certaines activités pour prévoir et résoudre les problèmes liés aux compétences et au marché du travail qui touchent leur secteur, notamment :
- élaborer des produits d’information sur le marché du travail pour permettre aux entreprises de planifier leurs investissements en ressources humaines et leurs projets;
- élaborer des normes professionnelles nationales pour faciliter la mobilité de la main d’œuvre (y compris des apprentis), exercer une influence sur les programmes de formation et promouvoir la santé et la sécurité en milieu de travail;
- mener des initiatives ciblées de recrutement et de perfectionnement afin d’accroître la participation au marché du travail et l’intégration de groupes sous-représentés, comme les Autochtones et les immigrants;
- déployer des efforts pour s’assurer que les programmes de formation répondent aux besoins de l’industrie;
- créer des outils de perfectionnement des compétences, y compris la formation en ligne;
- développer des initiatives liées aux compétences essentielles;
- créer des outils et des approches pour intégrer les travailleurs formés à l’étranger.
De quelle façon les conseils sectoriels bénéficient-ils aux travailleurs?
En exerçant une influence sur le système d’éducation, les conseils sectoriels veillent à ce que les travailleurs disposent des compétences dont ils ont besoin pour obtenir un emploi et le conserver.
Grâce aux activités des conseils sectoriels, les travailleurs :
- ont accès à une formation pratique et pertinente en milieu de travail;
- sont mieux préparés au changement ou à la transformation des environnements de travail;
- bénéficient d’une plus grande mobilité professionnelle;
- peuvent s’épanouir pleinement au sein du marché du travail.
De quelle façon les conseils sectoriels bénéficient-ils aux entreprises?
Grâce aux activités des conseils sectoriels, les employeurs :
- peuvent offrir de nouveaux services et des possibilités d’apprentissage à leurs travailleurs;1
- peuvent contribuer à part entière à l’élaboration de stratégies d’apprentissage et de développement des compétences en milieu de travail qui répondent à leurs besoins;
- sont mieux en mesure de prévoir et de résoudre les problèmes émergents au sein du marché du travail;
- peuvent gagner un avantage concurrentiel grâce à une main-d’œuvre productive et qualifiée, indispensable dans les marchés concurrentiels d’aujourd’hui.
De quelle façon les conseils sectoriels bénéficient-ils aux établissements d’enseignement?
Les conseils sectoriels offrent de nombreux avantages aux établissements d’enseignement, notamment :
- en facilitant les relations entre l’industrie et le système d’éducation;
- en s’assurant que les programmes d’études reflètent les besoins du secteur et y répondent.
Qu’est-ce que les tables sur les compétences?
Les tables sur les compétences sont des organisations sans but lucratif temporaires (de 3 à 5 ans) qui rassemblent des intervenants pour, de façon collective, cerner les besoins en ressources humaines et planifier la mise en œuvre de solutions aux principaux défis du marché du travail auxquels est confrontée une région du Canada.
Parmi les principaux intervenants, on peut retrouver des représentants :
- de l’industrie;
- des syndicats;
- des gouvernements fédéral, provincial et territorial;
- du secteur de la formation;
- d’autres groupes (p. ex., organisations autochtones).
En quoi les conseils sectoriels diffèrent-ils des tables sur les compétences?
Les conseils sectoriels, à l’instar des tables sur les compétences, rassemblent des représentants de l’industrie, du milieu syndical, du secteur public et du milieu de l’enseignement et de la formation afin de coordonner les mesures liées aux ressources humaines et aux développements des compétences. Les différences sont les suivantes :
Les conseils sectoriels :
- ont une envergure nationale;
- sont établis pour une longue période;
- entreprennent des activités liées aux RH, aux secteurs et d’information sur le marché du travail et les milieux de travail sur une base régulière;
- élaborent des normes professionnelles nationales et des programmes de certification et d’accréditation;
- élaborent des outils de RH novateurs.
Les tables sur les compétences :
- ont une envergure régionale;
- sont établies pour une période limitée, 3 à 5 ans;
- sont multisectorielles par nature;
- ont pour mandat de coordonner la prise de décision et les mesures prises pour répondre aux exigences du marché du travail et combler les pénuries de compétences dans les sous-secteurs prioritaires.
Combien y a-t-il de tables sur les compétences au Canada?
Il y a actuellement une table sur les compétences, la table sur les compétences de la Porte de l'Asie-Pacifique, qui a été établie en 2008 et qui est financée par le Programme des conseils sectoriels. Cette table a rassemblé avec succès des représentants du gouvernement fédéral, des gouvernements des provinces de l’Ouest et de l’industrie afin de faire avancer le dossier de la porte de l’Asie-Pacifique.