Il s'agit en fait d'un secteur d'activité économique qui crée des produits et services bien définis et qui se distingue par les professions, les activités et les enjeux qui le caractérisent. On retrouve parmi les secteurs économiques, le secteur de l'automobile, de l'aviation, des biotechnologies, de la garde d'enfants, de l'environnement, de l'exploitation minière, du pétrole, du maintien de l'ordre et de l'acier.
Un conseil sectoriel est un partenariat national fondé sur un consensus entre des intervenants du milieu des affaires, des syndicats et de l’éducation, au sein d’un secteur économique, qui travaille à préciser et à résoudre des problèmes liés aux ressources humaines et aux compétences de façon collective, collaborative et permanente.
En général, il y a trois étapes à l’élaboration d’un conseil sectoriel :
Phase 1 : Activités visant à bâtir un consensus (généralement les premiers 12 à 24 mois) :
Phase 2 : Activités de développement (généralement, au cours des 6 à 9 mois suivants) :
Phase 3 : Activités opérationnelles (continu) :
Un conseil sectoriel est régi par un conseil d’administration élu par les membres de l’industrie, représentant divers groupes d’intervenants (p. ex., milieu des affaires, des syndicats, de l’éducation) et d’autres groupes spécifiques aux industries de ce secteur.
La participation des travailleurs constitue un des éléments fondamentaux de la structure d’un conseil sectoriel. Les partenaires de l’industrie travaillent ensemble pour déterminer la composition de la structure dirigeante du conseil sectoriel, en fonction des caractéristiques de ce secteur. Tout dépendant de la composition de la main‑d’oeuvre d’un secteur, les employés sont représentés au sein du conseil sectoriel par les syndicats, les associations d’employés, les associations professionnelles ou certains groupes officiels reconnus par les travailleurs du secteur.
Il y a actuellement 34 conseils sectoriels nationaux.
Les conseils sectoriels sont généralement formés une fois que les intervenants du secteur (milieu des affaires, des syndicats et de l’éducation) conviennent de travailler ensemble pour préciser et résoudre les problèmes actuels et futurs de leur secteur en matière de ressources humaines et de compétences.
Les conseils sectoriels planifient et exécutent certaines activités pour prévoir et résoudre les problèmes liés aux compétences et au marché du travail qui touchent leur secteur, notamment :
En exerçant une influence sur le système d’éducation, les conseils sectoriels veillent à ce que les travailleurs disposent des compétences dont ils ont besoin pour obtenir un emploi et le conserver. Grâce aux activités des conseils sectoriels, les travailleurs ont accès à une formation pratique et pertinente en milieu de travail, ils sont mieux préparés au changement ou à la transformation des environnements de travail, ils sont plus mobiles au sein du marché du travail et peuvent s’y épanouir pleinement.
Grâce aux activités des conseils sectoriels, les employeurs peuvent offrir de nouveaux services et des possibilités d’apprentissage à leurs travailleurs, ils peuvent contribuer à part entière à l’élaboration de stratégies d’apprentissage et de développement des compétences en milieu de travail qui répondent à leurs besoins, ils sont mieux en mesure de prévoir et de résoudre les problèmes émergents au sein du marché du travail et peuvent gagner un avantage concurrentiel grâce à une main d’oeuvre productive et qualifiée, indispensable dans les marchés concurrentiels d’aujourd’hui.
Les conseils sectoriels offrent de nombreux avantages aux établissements d’enseignement, notamment en facilitant les relations entre l’industrie et le système d’éducation, et en s’assurant que les programmes d’études reflètent les besoins du secteur et y répondent.
Ses origines remontent à 1963. À l’époque, le programme se nommait Services d’aide à l’adaptation de l’industrie (SAAI). Le Programme des conseils sectoriels (anciennement l’Initiative de partenariats sectoriels), tel qu’on le connaît aujourd’hui, a été lancé en 1993 afin de favoriser le développement d’une culture de la formation et d’accroître l’investissement du secteur privé dans la formation en garantissant un investissement équivalent à celui des employeurs.